| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> Cloaque - Poèmes - Textes
Poèmes : Cloaque
Publié par dominic913 le 26-02-2013 12:52:39 ( 694 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes



Il n'y a nul lieu en ce monde où je suis plus chez moi que ces souterrains putrides et infâmes au cœur desquels je me réfugie à chaque fois que la lumière du jour parait. Il n'y a d'autre asile ici bas qui me convienne mieux que ces corridors aux murs constellés de fissures, aux parois recouvertes de moisissures multicolores. Et c'est à la source de ces bouges nauséabonds arpentés de long en large par ces créatures de la nuit qui nichent jusque dans mon lit qui ne peuvent partager avec moi les mille souffrances que m'ont infligé ceux de ma propre Race.
Car, né de l'Obscurité la plus noire, je ne suis que l'Enfant du désespoir. Et mes propres Frères et Sœurs qui me traquent depuis l'Aube des Ages, ont chassé de moi toute étincelle irisante. Car, après avoir arraché de mon âme toute espérance, ils en ont effacé cette gloire irradiante. Après vidé mon corps de sa substance, ils l'ont remplacé par de vils poisons acquis de mort lente. Empêchant ainsi quiconque de reconnaitre en moi ; celui qui pourrait, un jour qui sait, offrir aux mal aimés ; cette Voie languissante sur laquelle chemine de manière incessante ; le murmure décourageant de fantômes abrutissants ; terrorisant continuellement Frères et Sœurs qui s'abandonnent avec acharnement ; aux colères et aux tourments des Souverains d'antan.
C'est pourquoi d'hier à demain, je le comprends, de toute Éternité, ils alimentent ; ces angoisses permanentes en m'assiégeant. Condamné à n'être qu'un fou aux allures de mendiant, je me dissimule en ces lieux pour pleurer ces temps ; où pluie et vent, où terre et feu, brillaient en chacun de ceux qui avaient foi en ces songes triomphants.
Et tant pis si toi, pendant ce temps, oublieuse de nos amours d'adolescents, tu as choisi une autre itinérance. Parce que, j'en suis conscient, nul ne te demande ; de me suivre au tréfonds de cette béance ; purulente et sanglante qui, telle une cicatrice écorchant ; le cadavre malade de ce monde étonnant ; m'emporte avec elle loin de ce que je ressens. M'obligeant à fuir constamment, parcourant à l'infini et en tous sens ; ce cloaque turgescent ; patrie dégénérée de ces Géants de jadis auxquels ont a ôté toute croyance...
Dominique

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Loriane
Posté le: 28-02-2013 18:53  Mis à jour: 28-02-2013 18:53
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9118
 Re: Cloaque
C'est à la fois inquiétant et rassurant.
Puissant et fragile.
Citation :
Il n'y a d'autre asile ici bas qui me convienne mieux que ces corridors aux murs constellés de fissures, aux parois recouvertes de moisissures multicolores.

C'est bien ton univers, ta planète.
Il y a come toujours un lyrisme poétique magnifique.
J'aime
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
25 Personne(s) en ligne (3 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 25

Plus ...