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Nouvelles confirmées : Le Crépuscule des Demi-Dieux - Vingt deuxième Partie
Publié par dominic913 le 28-02-2012 10:55:02 ( 544 lectures ) Articles du même auteur
Nouvelles confirmées



Dans le cas ou les Personnages décident de poursuivre en direction des remparts, ils finissent par se retrouver aux abords des barricades jouxtant l’avenue menant aux portes de la ville. De nombreux hommes d’armes partisans du comte de Lamoricière y sont rassemblés, et tentent de se protéger au mieux des retombées provoqués par le pilonnage des canons des forces Catholiques. En effet, d’innombrables débris et gravats volent en permanence autour d’eux, et retombent un peu partout sur la chaussée. Et régulièrement, ce sont des pans de murs entiers en flammes qui s’écroulent, emportant à chaque fois avec eux plusieurs hommes qui sont a proximité.

Au cœur de l’avenue longeant les remparts, et ouvrant sur les portes de Montauban, la situation est bien pire. Nombre de cadavres issus des deux camps jonchent le sol. Certains, sur le point de trépasser, agonisent, leurs plaies béantes, du sang s’écoulant de leurs blessures. Plusieurs s’appuient contre les murs, tentant de retenir leurs viscères qui s’échappent de leur ventre. D’autres essayant de reprendre leur souffle alors que des balafres se dessinent sur leur visage, ou déchirent leurs vêtements. La plupart malgré tout, se battent toujours contre leurs assaillants portant le blason de la ville de Cahors sur leurs habits, laissant apparaître des croix Chrétiennes à leurs tuniques, et chantant des psaumes de la Bible en latin tout en achevant ceux qui se défendent contre leurs assauts. Car bon nombre de soldats de Monseigneur de Beaujeu ont maintenant bâti une solide tète de pont sur les remparts. Et plusieurs d’entre eux se jettent du haut des murailles pour renverser les soldats du comte de Lamoricière, avant de les abattre. Quelques uns de ces derniers se défendent vaille que vaille, mais ils sont en train, progressivement, d’être submergés par le nombre.

De fait, les Personnages n’ont pas fait quelques mètres à l’intérieur de la rue, qu’une dizaine d’hommes aux armes de l’évêque de Cahors, se précipitent sur eux et les attaquent. Le combat dure ainsi jusqu'à ce que mort s’ensuive pour l’un des deux camps. Mais, ils doivent s’interrompre deux ou trois fois durant l’affrontement afin de se mettre à l’abri des éboulis provoqués par les canons extérieurs à la ville, qui n’arrêtent pas de tirer. Autour d’eux, le bruit est d’ailleurs infernal, et se mêle aux râles des blessés et des mourants.

Les Personnages sont peut-être arrivés à cet endroit en compagnie d’Olème Brasset et de ses renforts armés. Dans ce cas, une fois le combat terminé, celui-ci se précipite vers l’escalier qui monte vers le sommet des remparts le plus proche. Il le gravit rapidement, en faisant signe aux Personnages de le suivre. S’ils accèdent à ses ordres, ils se rendent alors compte que les combats sont encore plus acharnés en haut que dans la rue proprement dite. Leurs défenseurs n’y sont plus que quelques uns et se sont réfugiés derrière des caillasses faisant office de protection. Les hommes de l’évêque de Cahors ont presque totalement pris possession des lieux et s’attaquent aux dernières poches de résistance qu’ils représentent. Olème Brasset et les Personnages doivent d’ailleurs abattre au moins une demi-douzaine d’ennemis tentant de les empêcher de parvenir au sommet de l’escalier, avant de pouvoir poser le pied sur ses hauteurs.

Malgré tout, une fois en haut, d’autres soldats aux couleurs de l’armée Catholique se ruent sur eux. Dans le même temps, Olème Brasset scrute le champ de bataille des yeux. Il finit par arrêter son regard sur trois hommes à moitié cachés derrière un monceau de cadavres leur servant de barricades. Il les montre aux Personnages en leur faisant signe d’aller vers eux. Une fois ses assaillants éliminés, dans un cri, il leur explique qu’il s’agit de Guilbert DeFoix et de deux de ses lieutenants. Il hurle qu’il faut absolument lui venir en aide, avant qu’il ne soit trop tard.

Olème Brasset et les Personnages parviennent bientôt auprès de lui. Dans un moment de répit, ils disent à ce dernier quelles sont les intentions de l’Abbé Julien Maistre afin de venir en aide à l’évêque de Cahors. Ils lui détaillent de quelle manière le Religieux a l’intention d’ouvrir les portes de Montauban, afin de permettre aux troupes de celui-ci, de pénétrer dans la ville. Guilbert DeFoix s’écrie qu’il n’y a pas de temps à perdre pour empêcher cela. Il dit que ce n’est pas parce qu’il n’a plus beaucoup d’hommes, qu’il va rester la, les bras ballants. Il se lève, suivi d’Olème Brasset. Il repousse plusieurs ennemis, en tue d’autres au passage, tandis que les Personnages en font certainement de même de leur coté. Tout en progressant le long de la muraille, il dit qu’il faut interdire l’accès des portes de la ville aux sbires de Julien Maistre, et dévale les marches dans le sens inverse.

Au moment où Guilbert DeFoix et Olème Brasset sont a mi-parcours de l’escalier, soudain, une douzaine de soldats ennemis surgissent des remparts et s’attaquent à eux. Les Personnages se doivent d’intervenir, s’ils ne veulent pas que leurs compagnons périssent sous les assauts des nouveaux venus. Le combat ne dure alors que peu de temps, et Guilbert DeFoix et Olème Brasset peuvent poursuivre leur dévalement des escaliers. Une fois en bas, Guilbert DeFoix fait signe aux hommes éparpillés dans la rue de le rejoindre. Après avoir occis quelques adversaires au passage, ils se rassemblent autour de lui, d’Olème Brasset et des Personnages. Guilbert DeFoix leur explique son intention de bloquer les portes de la ville avant l’arrivée des fidèles de Julien Maistre. Puis, tous ensemble, ils avancent à grands pas vers l’ouverture sous les remparts située a quelques dizaines de pas d’eux ; ouverture conduisant directement aux portes à double battants de Montauban.

Tous ensemble, ils pénètrent alors dans un tunnel de trois ou quatre mètres de profondeur. A l’intérieur de celui-ci, comme un peu partout ailleurs dans la rue et sur les remparts, le sol est jonché de cadavres. Un homme encore vivant, mais mourant, s’appuie contre le mur, tend la main vers les nouveaux venus. Son visage est pétrifié par l’effroi et la souffrance. Et au moment ou les Personnages et leurs compagnons progressent dans sa direction, il s’effondre dans un dernier souffle. Lorsqu’ils arrivent auprès de lui, tout est fini, il est déjà mort. Un peu plus loin, une barricade faite de bric et de broc a été élevée. Mais, maintenant, elle est inutile, car tous ceux qui la défendaient sont décédés. Leurs cadavres, ainsi que ceux d’une bonne vingtaine de soldats de l’arme de Monseigneur de Beaujeu, sont dispersés aux alentours. Seuls une dizaine d’hommes portant les couleurs du comte de Lamoricière sont rassemblés au-delà. Ils se trouvent a proximité des portes de la ville elles même ; Ils la renforcent avec tout un tas d’objets hétéroclites. Ils s’emparent de tout ce qui leur tombe sous la main, et s’en aident afin de renforcer les pans qui les constituent. De l’autre coté, on entend des bruits de pas désordonnés, des ordres, des cris de rage et de fureur. On entend aussi et surtout de coups sourds frapper les panneaux de bois.   

Alors que Guilbert DeFoix, Olème Brasset et les Personnages finissent par atteindre le groupe d’ultimes défenseurs des portes de Montauban, un groupe d’une vingtaine d’hommes apparaît aux abords de l’ouverture du tunnel. Ils ont tous des croix Chrétiennes en bois ficelées autour du cou, comme des pendentifs. Les Personnages reconnaissent immédiatement l’individu qui semble les commander. Il s’agit de l’Abbé Julien Maistre. Celui-ci est juché sur un cheval, une épée a la main. Il a le visage dévoré par la haine. Il hurle des imprécations contre les ennemis de Dieu. Sa toge est maculée de sang et des balafres lui déchirent sa robe de bure. Et lorsqu’il se rend compte que c’est Olème Brasset qui est a la tète des défenseurs de la porte, il s’écrie qu’il n’est pas digne de sa race, et que lui et ses compagnons ne méritent qu’une chose : mourir.

Aussitôt, sans perdre un instant, Guilbert DeFoix ordonne a six des soldats aux couleurs du comte de Lamoricière, d’attaquer les nouveaux venus, et de les retenir le plus longtemps possible loin de la porte. Julien Maistre, lui, s’écrie que les portes doivent être libérées afin que les troupes de Monseigneur de Beaujeu puissent investir la cité. Lui même se précipite ensuite en direction des Personnages, l’épée levée.

Durant le combat qui s’ensuit, et pendant qu’Olème Brasset et ceux qui ne se battent pas tentent de renforcer les parois de la porte, de l’autre coté, les coups de butoir redoublent. Des fissures apparaissent progressivement sur les pans de la porte. Les hurlements des assaillants se font de plus en plus assourdissants. De leur coté, une fois Julien Maistre tué, les Personnages ont le choix entre venir au secours des soldats du comte de Lamoricière en train de repousser leurs ennemis Catholiques, ou aider a consolider les portes. Ils se rendent toutefois compte que les quelques hommes censés contenir les amis de Julien Maistre, sont en train de succomber à leurs assauts.

Une fois Julien Maistre tué, et si les Personnages s’élancent vers ces adversaires, ceux-ci peuvent renverser la situation. Et si le combat tourne définitivement en faveur des défenseurs du tunnel, au bout de quelques instants, leurs ennemis prennent la fuite. Ces derniers jettent malgré tout un dernier coup d’œil farouche dans leur direction, avant de disparaître définitivement à l’angle du passage. Ce qui n’empêche pas les coups portés de l’autre coté de la cloison de se poursuivre.

Les Personnages et leurs amis peuvent maintenant se reposer un moment. Toutefois, au bout de quelques minutes, les Personnages s’aperçoivent que le jour va bientôt se lever. L’horizon s’éclaircit lentement. Ils se disent peut-être alors qu’il n’est pas judicieux de rester dans les environs encore très longtemps. Par ailleurs, alors qu’ils sont éventuellement en train de réfléchir sur ce qu’ils doivent faire, ils discernent la silhouette d’Anselme Constant, pénétrer à son tour à l’intérieur du tunnel. Ce dernier a les vêtements en lambeaux. Des traces ensanglantées se distinguent un peu partout sur lui. Il est mortellement blessé, et alors qu’il parvient devant les Personnages, il finit par s’écrouler. Dans un souffle, il leur demande de le conduire le plus rapidement possible auprès du comte de Lamoricière. Il leur dit qu’il a des révélations à lui faire concernant les Cubes. Mais, insiste t’il, il ne parlera uniquement qu’en présence du comte de Lamoricière.

Dans ce cas, les Personnages peuvent décider d’accompagner Anselme Constant, ainsi qu’Olème Brasset – qui les rejoint entretemps auprès de ce dernier – à l’auberge de la Goutte d’Or. C’est en effet a cet endroit que le comte de Lamoricière se trouve en ce moment. Et si les Personnages ne le savent pas encore, Olème Brasset les en informe aussitôt. Ils quittent alors le tunnel qui donne sur les portes de la ville en train d’être défoncées par les troupes de Monseigneur de Beaujeu. Le Ciel s’éclaircit, et ils n’ont que peu de temps avant d’atteindre un lieu protégé de la lumière du jour. Et ils se mettent à avancer vivement dans les rues adjacentes aux remparts. Ils s’éloignent ainsi des remparts, ainsi que de ses abords immédiats. Et tout le long de leur itinéraire, les cadavres et les gravats de toutes sortes s’accumulent. Au loin, les bruits des canons ennemis résonnent toujours.

Au fur et à mesure de leur progression, les Personnages ont peut-être le sentiment d’ètre observé. S’ils se retournent, ils aperçoivent une ombre se glisser dans l’obscurité environnante, sans qu’il leur soit possible de déterminer ou exactement. S’ils reprennent leur route, ils la distinguent de nouveau derrière eux un instant plus tard. Mais, a chaque fois qu’ils font mine de s’élancer vers elle, elle s’évanouit subitement dans la nature, sans qu’ils puissent la rattraper. Ils continuent alors à progresser dans les ruelles de Montauban. Et, ce n’est que lorsqu’ils ne se trouvent plus qu’à un pâté de maison de leur destination, que les Personnages ont, une fois de plus, l’impression, d’être surveillés. Or, cette fois, ils ont le sentiment qu’il ne s’agit pas de la même présence que précédemment. Autant, la première fois, ils ont le sentiment que c’est un être humain qui les épie, autant la seconde fois, ils sont certains que ce n’est pas le cas. Ils sont dès lors finalement persuadés que celui qui les suit maintenant est le vampire au masque de diable rouge.

Bientôt, malgré tout, tout redevient calme, et ils entrent dans la rue au cœur de laquelle se discerne l’Auberge de la Goutte d’Or. Cette partie semble avoir, jusqu'à présent, été à peu près préservée de la destruction. Jusqu'à présent, la plupart des rues étaient encombrées de débris de toutes sortes ; sur les cotés, se distinguaient les ruines de maisons, pour certaines encore fumantes. A d’autres endroits, des batiments entiers étaient la proie des flammes, et les gens couraient dans tous les sens afin de tenter d’échapper à la mort. Le sol était par ailleurs jonché de cadavres ou de mourant tentant vaille que vaille d’échapper à l’apocalypse qui les environnait en permanence. En maints lieux, des combats acharnés faisaient rage et les Personnages ont dû, plusieurs fois, se battre au corps à corps, afin de pouvoir continuer à cheminer. Or, maintenant, il semble qu’ils sont dans une partie de la ville plutot calme et déserte.

Le jour est pratiquement levé, lorsqu’ils pénètrent à l’intérieur de la salle commune de l’Auberge de la Goutte d’Or. Par ailleurs, en passant l’ouverture, s’ils jettent une dernière fois un coup d’œil derrière eux, ils distinguent les deux ombres se coller contre un des murs du passage. Mais, chacune isolée de l’autre, comme si elles n’avaient rien à voir l’une avec l’autre. Elles se glissent une fois encore dans l’ombre, au moment ou les Personnages posent les yeux sur elles.

A l’intérieur de la salle commune se trouvent une douzaine de soldats en armes. Attablés ici ou là, ils surveillent la porte d’entrée tout en discutant entre eux a voix basse. A une table voisine, mais un peu à part des autres, sont assis Norbert Lalisse et Mahaubert. Eux aussi s’entretiennent à vois basse. Mais, dès qu’ils voient les Personnages entrer dans les lieux, ils se lèvent, et se dirigent vers eux. Leurs visages sont marqués par les épreuves. Plusieurs cicatrices apparaissent sur leurs bras et leurs faces, et leurs vêtements sont déchirés et crottés. Ils abordent alors vivement les Personnages en leur disant qu’ils sont heureux de les revoir, malgré les circonstances dramatiques de leurs retrouvailles. Ils reviennent un instant sur la mort de Jean de la Rochette et de Stephan de Hautecour non loin des remparts de la Cité. Ils avouent qu’ils n’imaginaient pas que les événements prendraient une telle tournure. Ils expliquent qu’ils se doivent absolument de poursuivre leur route jusqu'à Toulouse. Puis, ils leur disent que le comte de Lamoricière est actuellement pas très loin d’ici. Celui-ci les attend avec impatience, de même qu’Olème Brasset et Anselme Constant.

Norbert Lalisse et Mahaubert précèdent donc les Personnages. Ils les conduisent jusqu'à une porte devant lesquels deux soldats portant les couleurs du comte, montent la garde. Ils font signe à ces derniers de s’écarter, avant de l’ouvrir. Ils entrent dans un couloir décoré de tableaux et de tentures défraichies. Deux portes y apparaissent, l’une sur le coté, l’autre au fond du couloir. En chemin vers le fond du couloir, ils expliquent que le comte de Lamoricière s’est installé dans les appartements privés de Daniel Brefot ; c’est le tenancier de l’Auberge de la Goutte d’Or, précisent t’ils. Ils croisent d’ailleurs celui-ci à mi-parcours, sortant de la porte située sur le coté du passage. Norbert Lalisse lui glisse quelques mots au creux de l’oreille, avant qu’il ne s’éloigne pour retourner à ses occupations habituelles. Olème Brasset et Anselme Constant prennent le chemin de l’autre porte Quant à eux, finalement, ils parviennent devant la porte la plus éloignée des lieux. Mahaubert frappe alors sur le panneau de bois dont elle est constituée, et, sans attendre de réponse, l’ouvre. Puis, tout le monde entre à l’intérieur de ce qui semble être une chambre dont les rideaux ont été tirés, afin de ne pas y laisser glisser la lumière du jour. Car le jour est maintenant totalement levé.

Plusieurs lits ont été installés, et Mahaubert leur dit que cet endroit va leur servir d’abri durant la journée. Il leur dit aussi qu’ils doivent s’en contenter afin de prendre quelque repos ; quant à Norbert Lalisse et lui, ils se contenteront des paillasses jetées au sol dans le coin de la pièce ; il désigne d’ailleurs celles-ci du doigt. Avant de révéler que le comte de Lamoricière les attend pour un compte rendu complet des péripéties qu’ils ont vécu au cours de ces dernières heures, après le coucher du Soleil.

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Loriane
Posté le: 02-03-2012 10:27  Mis à jour: 02-03-2012 10:27
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9079
 Re: Le Crépuscule des Demi-Dieux - Vingt deuxième Partie
 Mahaubert"
Encore un chouette nom.
Les catholiques et les protestants qui se sont tant étripés, quelle bande d'abrutis ! 
Merci 
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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