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Poèmes : Amour de trépassé
Publié par dominic913 le 29-04-2013 14:37:23 ( 676 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes



J'ai tant de fois rêvé de cet instant vénéré, mon Aimée, durant lequel j'ai la capacité de t'offrir mille élans passionnés. J'ai tant de fois imaginé cette seconde emprunte d'Eternité, pour laquelle je me suis damné un million de fois depuis que je suis né. J'ai tant de fois désiré sublimer cet abandon inconsidéré nous emportant tous deux aux fins fonds de cet Univers mêlant sensualité et volupté, que je pourrais sans regrets déchirer mon Cœur mutilé afin de le matérialiser.
Jamais je ne regretterai d'avoir quitté ce monde sans attraits, afin de concrétiser cet espoir dépassant ma propre volonté. Jamais je ne pleurerai les sombres sentiers que j'ai arpenté, ni les territoires désolés qui m'ont accompagné tout le long de cette destinée, puisque cette Quête que j'ai entreprise avec respect et humilité, c'est pour te tenir dans mes bras que je l'ai entamée. Et même si c'est solitairement que j'ai été condamné à la mener, c'est avec l'assurance de celui qui sait que le seul refuge auquel il est enchainé, ce sont tes bras qui l'ont enfanté. Même si mes craintes les plus irraisonnées ne sont rien comparées face aux châtiments qui m'ont été infligés, jamais je ne renoncerai à honorer physiquement et spirituellement celle que j'ai choisi de déifier. Même si chaque pas que je fais dans ta direction doit générer des tortures que mon Esprit déraciné n'aurait pu élaborer, rien ne viendra jamais entamer cet attachement éprouvé à ton égard, mon Aimée. Même si ma dévotion à ton encontre restera entachée du sang dont j'ai été vidé, ce périple dissimulé aux frontières d'une contrée sacrifiée n'a que peu de poids vis à vis des sentiments que j'ai pour toi et qui m'ont désormais entièrement embrasé.
Et si cette vérité m'a parfois entièrement consumé, jamais elle ne m'a fait renoncer à ce désir ardent qui m'a si souvent enflammé. Et ce n'est que lorsque je t'étreindrai, allongé au centre de ce lit parfumé, que je pourrai enfin succomber à cette Mort qui m'a tant de fois appelé. Ce n'est que lorsque je pourrai contempler ce corps tant de fois désiré, que je céderai finalement aux avances de cette Faucheuse qui attend de me dévorer. Ce n'est qu'après avoir eu la possibilité d'accomplir cet acte insensé qui est de te posséder, que je me laisserai emporter par ce sommeil dont les Parques sont les Gardiennes méprisées.
Et combien même devrais je encore traverser les ruines d'Empires aux noms jadis glorifiés, que jamais je ne me délierai de ce serment que je t'ai autrefois t'ai déclamé. Combien même devrais je laisser derrière moi champs de batailles aux cadavres altérés, nul Démon ne me fera jamais de dévier de cet itinéraire insensé. Combien même je serai obligé de traverser cet Au-delà sur le point de me coopter, jamais je ne m'y laisserai happer avant de t'avoir vu t'élever parmi les sphères insoupçonnées de l'extase passionnée. Ce ne sera en effet qu'après t'avoir apporté jouissance et épanouissement grâce à ma virilité magnifiée, que lorsque celle-ci aura conquis de haute lutte ce trésor personnifié par cet incomparable symbole de la féminité exacerbée, que je mourrai, mon Aimée...
Dominique

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.

Auteur Commentaire en débat
dominic913
Posté le: 29-04-2013 19:55  Mis à jour: 29-04-2013 19:55
Plume d'Or
Inscrit le: 06-02-2012
De: Valognes
Contributions: 312
 Re: Amour de trépassé
Merci pour la correction, je ferais plus attention la prochaine fois
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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