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Au lit de Léa, trois oreillers Celui des dormeurs, celui de Léa Si Léa dormait dans le lit béant Personne ne saurait
Dans les songes à elle La nouvelle elle Il y avait des rêves De nouveaux rêves Qu’elle confiait parfois A ce traversin Qu’elle bourrelait Dans les songes à lui Son ancien lui Il y avait des rêves Des anciens rêves Qui parfois filtraient Parmi les coussins Renouvelés
Et Léa allait De l’un à l’autre Les touchaient parfois De son cœur géant Les liant à elle au sein de ce lit Ce lit à eux seuls désormais Au lit de Léa, trois oreillers Si Léa dormait dans le lit béant Personne ne saurait
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