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Nouvelles confirmées : Le Crépuscule des Demi-Dieux - Trente deuxième Partie
Publié par dominic913 le 05-04-2012 16:33:29 ( 544 lectures ) Articles du même auteur
Nouvelles confirmées



Le jour est sur le point de se lever, lorsque le comte de Lamoricière décide ceci : il ne peut pas laisser les Frondeurs Protestants de Gressac se faire massacrer par les Catholiques sans réagir. Il fait dès lors immédiatement appeler l’un de ses lieutenants les plus fidèles. Il s’agit de Daniel, que les Personnages ont peut-être déjà croisé précédemment en compagnie du Grand Corbeau. A moins que Daniel n’ait été tué par les Héros au cours de l’affrontement qu’ils ont eu avec le Vampire ; dans ce cas, c’est un autre des lieutenants du comte de Lamoricière, un dénommé Tristan, qui se présente à ce dernier.
Quoiqu’il en soit, qu’il s’agisse de Daniel ou de Tristan, le comte lui ordonne qu’une compagnie de soldats soit prête à la tombée de la nuit prochaine. Il lui demande également que cette colonne militaire soit accompagnée d’éclaireurs. Ceux-ci auront pour mission, fait-il, de se rendre le plus vite possible à Villemur sans se faire repérer par les restes de l’armée de Monseigneur de Beaujeu qui y sont retranchés. Ils devront ensuite revenir ici dans les plus brefs délais afin de l’informer de l’évolution de la situation là-bas. Une fois cela effectué, continue t’il, les troupes que Daniel ou Tristan aura choisi, attaqueront Gressac ; c'est-à-dire, au crépuscule, et surtout, après son réveil.
Evidemment, si c’est Daniel qui est présent, cela veut dire que le comte de Lamoricière n’est pas au courant de sa traitrise. Les Personnages, eux, le sont certainement. Dans ce cas, ils peuvent profiter de cette occasion de l’informer de l’entrevue de Daniel et du Grand Corbeau. Le comte se retourne alors immédiatement vers Daniel, les traits durcis par la colère. Daniel nie les propos des Héros avec la plus grande fermeté. Il finit par s’agacer de leurs accusations. Mais, lorsque le comte tente de sonder l’esprit de son lieutenant par l’intermédiaire de ses pouvoirs vampiriques, il s’enfuit aussitôt. Et, il n’a pas le temps d’effectuer une dizaine de pas en dehors du chariot de son seigneur, qu’il est rattrapé, et ramené auprès de lui. Le comte commence alors à l’interroger en usant de ses capacités particulières. Il déchire le voile de ses souvenirs et se rend très vite compte que ce que les Personnages lui ont dit est vrai. Daniel avoue alors la vérité : il est effectivement un Serviteur du Grand Corbeau ; ce dernier lui a donné pour mission de surveiller le comte de Lamoricière et de lui rapporter ses moindres gestes. Il lui a également ordonné de découvrir ses failles, pour que le Grand Corbeau pousse se débarrasser du comte avec un minimum de risques.
En apprenant cela, le comte de Lamoricière se jette sur Daniel, et l’étrangle jusqu'à ce que mort s’ensuivre. Le comte décharge toute sa colère sur lui, et s’acharne sur sa dépouille durant quelques instants, la déchirant littéralement. Le cadavre de Daniel n’est plus qu’un amas de chairs informes lorsque le comte finit par l’abandonner.
Ensuite, le comte de Lamoricière fait appeler l’autre de ses lieutenants, Tristan. Il lui renouvelle ses ordres. En même temps, il remercie chaleureusement les Personnages de l’avoir prévenu de la traitrise de Daniel. Il demande à Tristan que la garde autour de son chariot soit doublée, et que ses soldats soient le plus vigilants possible, afin que ce genre de choses ne se renouvelle pas. Il demande encore que les rangs de son armée soient entièrement fouillés pendant la journée qui s’apprête à commencer. Car, insiste t’il, s’il y a d’autres traitres à la solde du Grand Corbeau à l’intérieur de ses régiments, il veut en être informé a son prochain réveil ; et que ces scélérats lui soient amenés vivants à ce moment là. Ce n’est qu’ensuite qu’il conseille aux Héros de retourner à l’intérieur de leurs propres chariots afin de se reposer tout le long de la journée qui s’annonce. Car, finit-il avant de refermer le rideau qui l’isole de l’exterieur, la nuit prochaine risque d’être mouvementée.

La lumière du jour suivant vient à peine de disparaître derrière l’horizon que les Personnages sont réveillés par des coups sourds frappés contre les panneaux empêchant le Soleil d’y pénétrer. Lorsqu’ils passent la tète à l’exterieur, ils s’aperçoivent qu’il s’agit de Tristan. Celui-ci dit alors a chacun d’entre eux qu’il a pour ordre de les accompagner jusqu’au chariot du comte de Lamoricière. En chemin, il leur explique qu’une réunion s’y tient en ce moment même, et qu’on attend plus qu’eux.
Une fois installés à l’intérieur de l’habitacle, la conférence commence. Le comte semble tendu, nerveux même. Mais c’est Tristan qui prend le premier la parole. Celui-ci déclare immédiatement que le comte venait à peine de s’endormir, ce matin, que l’un de ses espions a vu un individu quitter Gressac. Ce dernier faisait en sorte d’être discret ; malgré tout, l’un de ses hommes s’en est rendu compte. Il s’est également aperçu que l’inconnu prenait la route de Villemur. Tristan poursuit en expliquant qu’il a pris sur lui d’envoyer quelqu’un le suivre ; tout en spécifiant bien de ne pas s’en faire remarquer ; mais aussi, en découvrant le plus d’informations possibles à son sujet. Tristan continue en disant qu’il a également envoyé plusieurs autres espions ; les uns se destinant à surveiller les alentours immédiats de Gressac ; les autres, pour prendre la direction de Villemur. Puis, fait t’il, durant le reste de la journée, il a rassemblé une petite armée composée environ de cinq-cents soldats aguerris. Celle-ci se tient à la disposition du comte de Lamoricière, afin d’attaquer le village lorsque celui-ci l’aura décidé.
Ce n’est qu’il y a moins de deux heures enfin, dit’ il, que son espion pistant l’homme de Gressac parti pour Villemur, est revenu. Celui-ci lui a rapporté que cet individu s’est tout de suite rendu à l’église Sainte-Marie de Villemur. Là, se tenait Monseigneur de Beaujeu ; ce dernier était en permanence accompagné et protégé par, au moins, une dizaine de « Soldats de Dieu ». Il semble dès lors que l’envoyé de Gressac et l’Evêque de Cahors aient eu de longs échanges concernant le comte de Lamoricière. L’homme a en effet expliqué la situation dans laquelle se trouve actuellement Gressac au Prélat. Il lui a détaillé le nombre de régiments et d’hommes de troupe au service du comte sont en ce moment même stationnés aux abords du bourg. Il a enchainé sur les événements qui sont survenus la nuit précédente, et auxquels les Personnages – ou Mahaubert – ont participé grâce au concours de Carole. Puis, il l’a supplié d’envoyer des renforts de toute urgence à Gressac. Sinon, a-t-il fait d’après l’espion de Tristan, le Père Gaétan de Montdidier ne pourra pas repousser bien longtemps cette nouvelle menace hérétique. Alors que le représentant de Monseigneur de Beaujeu est sur le point de pacifier Gressac et ses alentours afin de faire revenir les populations locales dans le giron de l’Eglise, tout serait perdu.
Une fois la conversation entre l’envoyé de Gressac et Monseigneur de Beaujeu terminée, l’espion de Tristan a vu l’individu ressortir de l’église. Il a rapidement quitté Villemur, puis, il a repris le chemin de Gressac.
A ce moment là, le comte de Lamoricière intervient et demande à Tristan si son espion a appris quoique ce soit sur les décisions de l’Evêque de Cahors concernant le village. Effectivement, reprend Tristan, il apparaît que la conversation au cœur de l’église Sainte-Marie ait débouché sur un accord. Monseigneur de Beaujeu a promis que la moitié de son armée prendrait la direction de Gressac dans la journée ; mais qu’il ne savait pas encore exactement combien d’hommes il allait pouvoir envoyer, vu que ceux-ci sont disséminés tout autour de Villemur. Et qu’ils ne sont plus aussi nombreux que cela. C’est pour cette raison qu’il lui faut un peu de temps pour les rassembler, et qu’il ne sait pas quand ses régiments recomposés arriveront aux abords de Gressac afin de se confronter à l’armée du comte de Lamoricière. Tristan suppose d’ailleurs que l’Evêque de Cahors veuille, grâce a cette manœuvre, contenir la menace Huguenote et Frondeuse le plus loin possible de Toulouse. Il veut également soutenir les Catholiques de Gressac dans leur tentative de reconquête de ce territoire. Car, d’après ses dires, il est vital, à la suite de sa défaite devant Montauban, de renverser la situation en faveur des partisans de la Vraie Foi ; mais aussi, de porter un coup au cœur même des renforts Frondeurs actuellement en route vers Toulouse.
D’après l’espion de Tristan toujours, de toute manière a dit Monseigneur de Beaujeu à l’envoyé de Gressac avant que ce dernier ne le quitte, ce n’est que temporaire. L’armée de Mazarin et d’Anne d’Autriche en partance de la capitale, ne va pas tarder à se mettre en route. Celle-ci va se diriger vers Bordeaux, l’assiéger avant que l’armée Frondeuse de Toulouse n’y parvienne. L’armée de Mazarin et d’Anne d’Autriche va alors rapidement mater la rébellion de la capitale de l’Aquitaine. Et une fois cela fait, elle pourra s’enfoncer plus avant à l’intérieur du Languedoc. Et lui, Evêque de Cahors aura alors assez récupéré de forces à Villemur, et peut-être également à Gressac, pour l’aider à reprendre le contrôle de la région.
Un silence de plomb tombe sur l’assemblée. Le visage du comte de Lamoricière et de ses autres lieutenants présents est encore plus grave et tendu qu’auparavant. Malgré tout, Tristan ne s’arrête pas là. Il explique que ses autres espions envoyés à Villemur, et qui en sont revenu depuis, lui ont rapporté ceci : peu après cette entrevue, l’Evêque de Cahors semble être allé dans un des multiples campements de soldats situés aux alentours de Villemur. Il aurait discuté avec un dénommé Bertrand ; un de ses lieutenants, apparemment. Celui-ci lui aurait dit que de petits groupes issus de son armée en décomposition seraient en train de les rejoindre. Il semble qu’après leur défaite devant Montauban et s’être dispersés, ils accourraient désormais de nouveau pour se ranger sous la bannière de Monseigneur de Beaujeu. L’un de ses espions lui a encore dit que ce fameux Bertrand aurait prononcé le chiffre de « sept-cents soldats ». Ce même espion lui a également dit que le Prélat aurait exigé que deux-cents cinquante hommes – les mieux armés – partent immédiatement vers Gressac. Bertrand aurait rechigné, mais aurait fini par accepter, a contrecœur, la décision de son supérieur hiérarchique. L’Evêque de Cahors aurait d’ailleurs encore réclamé qu’ils atteignent le village dans lequel est retranché le Père Gaétan de Montdidier le plus vite possible.
De fait, il apparaît, encore d’après ses espions, que cette troupe commandée par ce fameux Bertrand, ait quitté Villemur aux alentours de midi. Tristan déclare alors a l’assemblée installée à l’intérieur du chariot du comte de Lamoricière, que celle-ci ne devrait plus tarder a arriver ; au plus tard, d’ici une heure ou deux.
Alors que le comte s’apprête à prendre la parole afin de faire part a tout le monde de ses décisions, Tristan l’interromps pour la seconde fois en s’excusant. Il dit que, pour en terminer, et avant de laisser la parole à son Seigneur, il tient a préciser qu’en ce qui concerne les espions qu’il a envoyé à Gressac, ils ont vu les assassinats, les conversions forcées, de Huguenots se poursuivre durant toute la journée ; de la même manière que les Personnages – ou Mahaubert – s’en sont rendu compte au cours de leur patrouille de la nuit précédente au cœur du hameau. Ils ont aussi vu les barricades être renforcées, et les patrouilles dans les rues ou à proximité des barrages devenir plus nombreuses.

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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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