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Accueil >> xnews >> La combattante (deuxième partie) chapitre 1 - Nouvelles - Textes
Nouvelles : La combattante (deuxième partie) chapitre 1
Publié par aliv le 30-11-2013 18:26:26 ( 756 lectures ) Articles du même auteur



6 mois plus tard

Alyssa et David s’embrassaient sur le canapé du salon. Le jeune homme avait posé sa main sur la cuisse de sa compagne et la remonta tout doucement avec tendresse. Quant à la jeune fille, elle avait déjà sa main sous le tee-shirt de David et lui caressait le dos. David lui touchait les cheveux en lui donnant des baisers dans le cou. Alyssa se laissa faire et bascula la tête en arrière en fermant les paupières. Il en profita pour déboutonner le chemisier de la jeune fille. Elle ouvrit les yeux et put apercevoir l’horloge. Il était 16 h 30. Elle était en retard d’une bonne demi-heure. Elle repoussa le jeune homme, puis rattacha son chemisier rapidement. David qui avait son haut relevé, la suivit d'un regard perplexe.
- Aly…
- Mon cœur, je suis vraiment désolée, je dois partir. J’ai promis à Jessi de l’aider avec ses maths. Il se leva tout en arrangeant ses habits. Tu ne m’en veux pas j’espère ?
Pour réponse, David s’approcha de la jeune fille et l’aida à mettre sa veste. Alyssa allait partir, quand il lui avoua :
- Je t’aime.
Sur ces mots, elle se retourna avec un sourire et lui déposa un langoureux baiser sur se douces lèvres.
Après son départ précipité, David resta un moment planté au milieu du couloir en contemplant la porte d’entrée verrouillée.
Il s’était aperçu que la personne qu’il aimait s’éloignait de plus en plus de lui. Il ne savait pas comment la retenir. À cette pensée, il fut parcouru de frissons.

Alyssa sortit du taxi et traversa la rue en courant. Elle monta les escaliers du perron et frappa à la porte. Sans attendre, elle l'ouvrit et déambula dans le couloir jusqu'au salon.
- Je suis désolée. Je n’ai pas vu le temps passer. J’espère que vous ne m'en voulez pas trop.
- Ne vous en faites pas ce n’est pas grave. Mais j’étais très inquiet pour vous.
- Agent Sullivan… Je ne sais pas comment me faire pardonner.
- C’est la première fois que vous arrivez en retard. Vous n’avez pas à vous excuser. Mais la prochaine fois donnez-moi un coup de fil pour me prévenir, demanda-t-il tendrement.
- Je vous le promets.
- Vous voulez boire, manger quelque chose avant le début de votre entraînement
- Non merci.
- Alors, allons-y. Étant donné que vous avez acquis toutes les techniques de combat et que vous commencez à anticiper mes coups. Je pensais qu’on pourrait essayer un nouvel exercice.
Il avait proposé cela en marchant vers la salle d’entraînement. Ils pénétrèrent dans une immense pièce. Le parquet en bois venait tout juste d'être lustré. Alyssa retira sa veste qu'elle jeta sur un banc puis écouta les explications du professeur.
- Je sais que vous avez beaucoup de mal à contrôler et à développer l'un de vos sens : l’ouïe. Donc on va travailler cela.
Michael se dirigea vers une grande armoire. Il tira sur un tiroir et en sortit un bandeau noir.
- Je vais vous bander les yeux, dit-il tout en s'approchant de l'élève.
- Le but de l'exercice c’est de contrer mes coups et pour cela vous devrez vous concentrer sur ce que vous entendrez. Vous êtes prête ?
- Je le suis, affirma la jeune fille.
Il se plaça derrière elle et lui fixa le bandeau. La pièce fut totalement envahie de noir, mais cela n’avait pas empêché Alyssa de sentir l'homme se placer face à elle.

000

David sortit de la douche. Des gouttes d'eau tombèrent lentement sur le sol crémeux de la salle de bain. Il prit une serviette et s'essuya le corps ainsi que la tête. Gauchement, il essaya de remettre en place ses cheveux, sans grand succès. Il abandonna très vite l'idée d'avoir une coupe parfaite et s’habilla rapidement.
Il attrapa les clés de sa moto et sortit en claquant la porte. À l'ascenseur, il rebroussa chemin, il avait oublié de verrouiller son appartement.
Dix minutes plus tard, il arriva devant chez son amie. Il tapa précautionneusement. Jessica apparut dans l'encadrement. Elle portait un bas de jogging, avec un débardeur noir et avait attaché ses cheveux.
- Salut toi. Mais entre, l'invita-t-elle
David entra sans se faire prier.
- Alors qu’est-ce qui me vaut ta visite ? Demanda la jeune fille en le guidant vers le salon.
En y entrant, David fut surpris. Le salon était impeccablement bien rangé et cela était très rare quand les deux amies travaillaient ensemble.
- David ça va ?
- Alyssa n’est pas là ? Vers 16 h 30 elle m’a dit qu’elle devait venir te voir pour t’aider avec tes maths.
Mal à l'aise, Jessica baissa les yeux. David comprit tout de suite que sa petite amie lui avait menti. Il se passa la main dans les cheveux, se dirigea vers le fauteuil et s'y avachit.
- Je suis désolé de t’avoir dérangée, dit-il.
- Mais tu rigoles, tu es toujours le bienvenu ici.
Elle essaya tant bien que mal de dérider le garçon.
- Bon puisque tu es là, tu vas m’aider pour mes maths. Qu’est-ce que tu en penses ? Demanda-t-elle avec un sourire.
- Je suis désolé, je ne peux pas rester, répondit-il inconsciemment.
Le sourire de la jeune fille s’effaça aussi vite qu’il était apparu.
- J’ai compris. Tu es venu ici seulement pour Alyssa, affirma-t-elle avec une pointe de colère dans la voix.
- Jessi… Je vais rester, ajouta-t-il sans réfléchir.
- Si c’est parce que tu as pitié de moi ou je ne sais pas quoi encore, tu peux partir, s'énerva-t-elle.
- Jessi, je reste parce que tu es mon amie et que j’ai vraiment envie de t’aider, argumenta le jeune homme calmement.
- Je suis désolée, je me suis emportée, s'excusa Jessica en prenant place sur l'accoudoir.
- Ce n’est pas grave.
Il l’attira vers lui et la serra dans ses bras. Leurs regards d'une rare intensité se croisèrent. Gênés, ils se levèrent précipitamment.
- Bon on les fait ces maths ? Détourna Jessica.
David s’installa pendant que la jeune fille partit chercher ses bouquins. Quelques minutes plus tard, elle était de retour. Le jeune homme était plongé dans ses pensées. Elle s’assit à côté de lui, lui prit la main en affirmant :
- Ne pense plus à ça. Tu la connais, si elle t'a menti, c’est qu’elle avait une bonne raison.
- Cela fait un moment qu’elle est…
- Bizarre. Alors, toi aussi tu l’as remarqué. Ne t’inquiète pas. Je te le répète je suis sûre qu’elle a une bonne explication à nous donner, l'interrompit-elle.
Jessica ouvrit son livre. La honte commençait à l'envahir, car elle lui avait menti. Elle ne pensait pas les paroles qu'elle avait prononcées.
Malgré le quiproquo qui se mettait en place, les deux jeunes gens se perdirent dans les calculs pendant près d'une heure.

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
arielleffe
Posté le: 02-12-2013 08:25  Mis à jour: 02-12-2013 08:25
Plume d'Or
Inscrit le: 06-08-2013
De: Le Havre
Contributions: 805
 Re: La combattante (deuxième partie) chapitre 1
Revoilà la combattante !! je suis bien contente de la retrouver.
Loriane
Posté le: 12-12-2013 16:03  Mis à jour: 12-12-2013 16:03
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9132
 Re: La combattante (deuxième partie) chapitre 1
La scène de jalousie n'est pas le bon plan.
Ça n'aide généralement pas.
Merci
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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