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Je te caresse la jambe avec un brin de blé de septembre. Dont la couleur réfléchit un or supplémentaire, à la lumière que tu m’apportes. Nous sommes deux au milieu de nulle part, heureux au milieu de cette immensité, aux couleurs déclinantes, automne pourtant pas monotone car tu est là resplendissante. Je voudrais que ce moment dure une éternité, à te caresser, à varier les brins de blé, ce qui te fait rire, ce qui te fait défaillir, j'aime ta sonorité. Bonheur de te voir souriante, insouciante. Moi, Mulot arriéré qui oublie sa condition de rongeur affairé.
Jérôme Vincent, mai 2014.
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