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Nouvelles confirmées : Mise à nu
Publié par dominic913 le 30-06-2014 14:54:46 ( 534 lectures ) Articles du même auteur
Nouvelles confirmées



Je ne sais même pas si ce texte va être lu par les personnes - les jeunes femmes - auxquelles il est destiné. J'imagine qu'elles doivent être trop occupées ailleurs, qu'elles ne sentent pas concernées, ou que ce que j'ai à leur dire ne les touche pas et ne change en rien ce qui est. Je crains même que ce texte ne dégrade mes relations avec elles. Mais bon, il y a un jour où il faut prendre son courage à deux mains. Ce jour est pour moi arrivé. J'avoue que je suis terrorisé par ce que je vais y détailler. Mais il est désormais trop tard pour revenir en arrière. Je me lance :
Beaucoup d'entre vous ne le savent sans doute car je n'ai jamais, ici, évoqué mon passé, mon histoire, mon parcours, ou les innombrables épreuves que j'ai subies tout le long de ma vie. Mais je suis une personne extrêmement sensible, et qu'il est très facile - si simple - de blesser émotionnellement. Depuis que je suis enfant - bébé - la maladie et la mort ont souvent fait parti de mon quotidien. Je vais vous faire un aveu que je ne souhaitais pas révéler, mais pour lequel je me sens aujourd'hui obligé de lever un coin du voile - contre mon gré de peur d’être jugé, banni, moqué -, mais je suis venu au monde différent. En effet, je suis né avec une tache de vin sur une partie du visage. La partie supérieure gauche, plus exactement. Parallèlement, à l'age de six mois, j'ai subi de graves crises de convulsions qui ont entraîné une hémiplégie partielle du coté droit de mon corps. Heureusement, aujourd'hui, grâce à la chirurgie esthétique, on a pu effacer la plus grande partie de cette tache de vin. Il me reste pourtant quelques cicatrices qui me balafrent légèrement à certains endroits de mon visage. Tout le monde me dit que l'on n'y fait pas attention, que c'est anodin. Mais moi, je ne vois qu'elles ; et je me déteste d’être si différent. Enfant, puis adolescent, on s'est si souvent moqué de moi, on m'a si souvent repoussé, abandonné, détourné de moi. Des gens que j'aimais profondément, amicalement, ou même familialement, se sont souvent détourné de moi, m'ont craint ou repoussé parce que j'étais différent. Moi qui souhaitais de m'approcher de ces personnes qui comptaient énormément pour moi, me disaient : non, on ne veux pas de toi ; te toucher, c'est comme se salir, tu vas nous infecter. Mes camarades de classes faisaient des grimaces, riaient de moi, lorsque je m'approchais d'eux. Ils refusaient de me serrer la main ; les filles auprès desquelles j'aurai voulu être, que j'aurai voulu connaître, me fuyaient, évitaient de me faire la bise. Plus tard, lorsque j'ai vécu mes premiers émois amoureux, sentimentaux, jamais je n'ai osé m'approcher de celles qui faisaient battre mon cœur. Peu à peu, elles ont commencé à me terroriser. Les regarder, les admirer, est devenu une terrible, une intolérable souffrance, je me suis détesté ; je me suis progressivement renfermé sur moi même ; au point que j'ai failli me suicider a plusieurs reprises à cette époque, d’être incapable d'extérioriser, de partager avec elles, ce que je ressentais à leur encontre. De peur d’être moqué. De les voir rire aux cotés d'autres jeunes hommes, d’être heureuses, épanouies en leur compagnie. Moi qui ne savait pas exprimer mes émotions, je n'ai eu qu'une solution, m'échapper d'un monde qui me faisait trop souffrir, trop brutal, trop destructeur.
Combien de fois, au cours de mon existence, j'ai fui mes sentiments à l'égard de ces jeunes femmes que j'ai aimé. Combien de fois je me suis hi d’être l'homme si imparfait physiquement, avec cette tache, puis ces cicatrices, qui m'ont enlaidi. Combien de fois j'ai pleuré, seul dans le noir, en songeant au bonheur que j'aurai, juste de pouvoir me tenir à leur cotés, de pouvoir les contempler, discuter, échanger, partager quelques moments de rire, de dialogue, avec elles. Mais jamais elles ne se sont rendu compte de l'émoi qu'elles provoquaient en moi, cet émoi teinté d'angoisse et de frayeur. Plusieurs fois pourtant, en les regardant de loin, je me suis imaginé qu'elles comprendraient que j'avais envie d'aller vers elles, même juste amicalement, que j'avais de les connaître, de savoir qui elles étaient, leur quotidien, leurs passions, leurs rêves, leurs désirs, leurs ambitions ; bref, tout ce qui faisait d'elles des femmes à mes yeux exceptionnelles. Deux ou trois fois, j'ai tenté de prendre sur moi pour les accoster, pour essayer de discuter avec elles, d'apprendre a les connaître, à savoir quelle était leur personnalité, leur caractère, au delà des apparences. Je me suis imaginé que je n'avais rien à perdre. Alors, tremblant comme une feuille, n'ayant rien mangé à cause de l'angoisse durant plusieurs jours, n'ayant que peu dormi, retournant sans cesse pensées terrifiantes, peurs et angoisses d’être rejeté, j'en ai abordé certaines. Je bafouillais, je tremblais, j'étais sur le point de m'évanouir, submergé par mes émotions. Une fois, je me souviens, alors que j'avais préparé dans ma tète une amorce de conversation afin de lui expliquer ce que je ressentais, aucun son n'a pu sortir de mes lèvres. J'étais hypnotisé, tétanisé, a la fois émerveillé et terrifié par sa présence, par sa beauté. Et au bout de quelques instants, elle s'est éloigné définitivement.
Aimer, pour moi, a toujours été une souffrance intolérable. L'amitié n'a souvent été que trahisons, rejets, mépris, intolérance. Je me souviens de ces "amis" qui venaient me rendre visite quand "ils n'avaient rien d'autre a faire", ou pour profiter de mon appartement pour les activités ludiques grâce auxquelles nous nous étions rencontrés. Souvent, je leur ai dit : ce serait bien qu'on aille au restaurant, au cinéma, qu'on fasse d'autres choses ensemble. Ils me répondaient souvent : je n'ai pas le temps, trop occupé, j'ai ma copine, ma famille, etc. Et j'apprenais ensuite qu'ils avaient fait tout cela dans mon dos, sans me le dire, entre eux, et très souvent. Combien de fois est ce arrivé, des centaines de fois ; et cela a été aussi douloureux pour moi que ces jeunes femmes que j'ai tenté d'approcher afin d'accéder à leur amitié, afin de leur donner le meilleur de moi même, entièrement, totalement, sans retenue, parce que je sentais au fond de mon cœur qu'elles valaient la peine que je me batte afin de conquérir un peu de leur amitié ; et pourquoi pas, si la chance me souriait, leur amour. Qu'elles méritaient autre chose que ces hommes qui les entouraient et qui ne pensaient qu'à une chose, qu'à les mettre dans leur lit, les "baiser" - que je déteste ce mot -, avant de leur tourner le dos une fois qu'ils avaient bien profité d'elles, alors qu'elles étaient tombé amoureuse d'eux, et que étaient déjà en train de chercher de nouvelles proies à mettre dans leur lit.
J'ai rencontré ce genre de situation bien des fois. J'étais alors le bon copain, éventuellement, la personne sur laquelle on pouvait compter, a qui l'on pouvait se confier, mais de qui l'on se détournait, dès qu'elle avait rencontré un autre jeune homme. J'étais le copain que l'on venait voir quand on s'ennuyait, quand on avait rien d'autre a faire, ou quand il n'y avait pas d'autre choix. Tout ceci, et bien d'autres choses encore, on marqué mon existence au fer rouge. Et malgré les années qui se sont écoulées, malgré les changements dans ma vie, les améliorations, je reste marqué a jamais par tout cela. Et a chaque fois que je croise la route de l'une de ces femmes vers laquelle j'ai envie d'aller, que ce soit ici ou dans la Réalité quotidienne, pour laquelle j'ai une profonde affection, tendresse, amitié, voire plus éventuellement, ma terreur d’être repoussé, moqué, trahi, oublié, ressurgit. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, c'est un poison qui hante ma vie depuis longtemps, et dont je ne parviens pas à me défaire parce que toutes celles avec lesquelles j'ai essayé de briser cette malédiction ont, a un moment ou a un autre, pour des raisons légitimes, ou pour des prétextes grossiers, alimenté mes blessures par leurs gestes, leurs remarques, par leurs réactions, par leurs mots. Alors que j'aurai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour les rendre heureuses, amicalement ou sentimentalement - je ne suis jamais allé au-delà de ce qu'elles attendaient de moi, même si pour certaines, je leur ai révélé la profondeur de ma passion amoureuse à leur encontre -, elles ont irrémédiablement fini par se détourner de moi. Et ainsi, elle m'ont encore davantage blessé, arraché le cœur, approfondi mes meurtrissures. Quand je leur ai avoué que je les aimais, pour certaines, et qu'elles me disaient qu'elles ne m'aimaient pas, ou qu'elles étaient déjà avec quelqu'un, je refoulais mes sentiments en moi, je les déchirais, je les détruisais en pensant au bonheur de celle que j'aimais. Je me disais : si je veux son bonheur, alors je dois taire mes sentiments pour elle pour lui offrir mon amitié, une amitié profonde, sincère, inébranlable, passionnée, mais mon amitié uniquement. Puis, je me cachais souvent pour pleurer, pour hurler ma souffrance dans le silence de la nuit, et lui offrais tout le meilleur de moi lorsque j'étais à ses cotés. En vain, puisque tout ce que je lui donnais était pour elle anecdotique, vu qu'elle était entourée de tant de personnes qui accaparaient son attention ; je devenais donc un anonyme parmi d'autres anonymes qui se fondait dans la masse, et qu'elle finissait par considérer comme "un parmi tant d'autres". Alors, je disparaissais, je me fondais dans la nuit et me repliais une fois de plus sur moi même, puisque je ne comptait pas assez a ses yeux pour entretenir une relation amicale pleine et sincère, presque fraternelle, alors que c'est ce que je cherchais à partager avec elle.
Oh, bien sur, j'ai aimé des femmes, et des femmes m'ont aimé. Heureusement, et mes relations ont été passionnées, totales, j'y ai mis toute mon âme, tout mon cœur. Beaucoup n'ont cherché que le sexe en ma compagnie. D'autres n'ont vu en moi qu'une aventure, qu'une expérience parmi d'autres. Toutes m'ont fait souffrir d'une manière ou d'une autre. Quelques unes ont entretenu une relation avec moi, mais il ne fallait pas que cela se sache, qu'on nous voit dans la rue main dans la main, ou nous embrassant. La peur du regard de l'autre, d'ètre vue en compagnie d'un homme avec une tache sur le visage, ou avec des cicatrices lorsque celle-ci a été effacée grâce a la chirurgie esthétique.
Autre chose encore. Plus haut, j'ai dit qu'a l'age de six mois, j'ai eu des convulsions qui ont entraîné une hémiplégie partielle du coté droit - mon bras et ma jambe. Durant toute mon enfance et mon adolescence, j'ai fait des séances de kinésithérapie qui m'ont permis de récupérer 80 % de la motricité de mes membres. Durant cette même période, j'ai effectué plusieurs séjours a l’hôpital a cause de nouvelles crises de convulsions qui m'ont paralysé pendant plusieurs semaines ; puis se sont dissipées progressivement. Aujourd'hui, tout cela est terminé, heureusement. Mais lorsque je suis angoissé, anxieux, perdu, blessé, il peux m'arriver de refaire de petites crises de convulsions de cinq minutes, qui disparaissent aussi vite qu'elles sont apparues. Alors, quand je souffre parce que des personnes qui, ici, me sont chères, m'oublient, me négligent - enfin, c'est l'impression que j'en ai, mème si cela n'est pas forcément vrai -, il m'arrive d'en avoir.
Je me sens maudit, mal aimé, alors que j'ai tant besoin de me sentir proche de ces personnes pour lesquelles j'écris ce texte. A certaines, je leur ai avoué que j'aimerai les rencontrer, pouvoir partager un repas, une discussion, un échange, une amitié profonde et sincère, véritable et passionnée, en les rencontrant. Je ne crois pas qu'elles saisissent a quel point cela est important pour moi ; c'est tellement important de se sentir important pour les personnes que l'on apprécie, malgré ses défauts, malgré ses différences, malgré ses blessures. Souvent, quand je pense a ces personnes, je me dis que les côtoyer dans la réalité est, pour moi, un moyen de tourner la page sur tout ce que je viens de décrire plus haut. C'est un moyen d'exorciser cette peur, cette angoisse permanente d’être rejeté, oublié, abandonné, par tous ceux qui ont eu par le passé cette attitude envers moi. C'est un moyen de m'approcher de personnes qui sont magnifiques à mes yeux, et pas seulement physiquement ; parce que j'ai envie de connaître ce qui se cache derrière leur physique avantageux, parce que j'ai envie de connaître la beauté de leur âme et de leur cœur, parce qu'elles sont importantes, parce que j'ai envie de leur donner tout ce qu'il y a de plus beau en moi, de plus intéressant, enrichissant, par ma culture, mon parcours, mes expériences. Mais le leur offrir avec passion, tendresse, gentillesse, douceur, en étant à leur écoute, en partageant, surtout.
C'est ma quête, c'est ce après quoi je cours en permanence en essayant d'entrer dans la Réalité de ces personnes, en essayant de franchir les innombrables obstacles qui se dressent sur cette route ou le but a atteindre, c'est elles dans tout ce qu'elles ont de plus admirable, de plus précieux, d'unique et de merveilleux. Moi, je ne suis rien. Je ne suis qu'un homme qui tente désespérément d'échapper à un passé qui l'a plusieurs fois détruit. C'est aussi pour cette raison que je suis devenu écrivain. Parce que ce monde n'a pas voulu de moi, m'a empêché d'aller vers les autres, parce que les personnes que j'ai rencontré sur ma route ont été cruels, méchants, moqueurs, m'ont abandonné, m'ont délaissé. Alors oui, j'ai baissé les bras. Je me suis concentré sur le seul moyen d'expression qui restait a ma disposition : l'écriture. Je me suis abreuvé de culture, de livres, d'intellect, d'imaginaires, de rêves, d'espoirs qui ne peuvent être réalisés ici bas. J'ai créé des mondes imaginaires, des histoires fantastiques, incroyables, teintées de mythes, de légendes, parce que les personnes que j'ai tenté d'approcher n'ont pas voulu de moi. C'était ma seule façon de survivre aux cruautés du Destin, aux blessures de la vie, à la mort, au regard des autres - y compris dans ma famille, au début, quand je leur ai annoncé que je voulais être écrivain : "ce n'est pas un métier, tu devrais chercher un vrai métier et abandonner ces bêtises". Il n'y a que mon petit frère, Aymeric, aujourd'hui décédé ; il avait 18 ans, c'était le 25 Juillet 1998, juste après la coupe du monde en France. Il est mort dans un accident de voiture. Ses quatre copains qui l'accompagnaient ont survécu ; il est le seul mort. Ce jour là, c'est comme si on m'avait arraché une partie de mon cœur. Non seulement parce que c'était mon petit frère, mais aussi, parce qu'a l'époque, c'est le seul qui croyait en moi, en mon potentiel en tant qu'écrivain, alors que tous les autres membres de ma famille - a l'époque je le répète - croyaient que mon ambition littéraire ne mènerait a rien. Une partie de moi est morte ce jour la. Et j'ai continué, seul, longtemps, a croire en ce que j'écrivais. Car c'est en écrivant que je suis capable de me révéler tel que je suis réellement ; puisque dans la vie réelle, ce n'est pas possible, puisque je ne peux pas approcher ceux et celles vers lesquels j'ai envie d'aller. Alors, je reste dans mon antre, sans sortir de chez moi, parce que l'extérieur est cause de blessures, de tourments, de souffrances, de solitude. Je m'accroche à mes rêves de pouvoir, ici, approcher ces personnes - ces jeunes femmes surtout - qui me font vibrer, non pas pour les séduire, mais juste pour me tenir à leur coté, juste pour faire partie de leur réalité. C'est ce dont je rêve, chaque jour que Dieu fait, qu'elles prennent la main que je leur tends en permanence, en espérant que l'une d'elles - plusieurs - la prenne, et que nous puissions avancer sincèrement, amicalement, pleinement, sur le même chemin. Je me bats pour cela, comme je me bats pour que mes textes, pour que mes nouvelles, mes romans, soient édités, connus et reconnus. L'un est, ici, aussi important que l'autre.
Voila : toi qui arrive au terme de ce texte, qui a lu ces lignes brouillonnes, pardonne mes fautes de français ou d’orthographe. J'ai rédigé ceci d'une seule traite, me concentrant sur ce que j'avais a dire. Je me suis mis en partie a nu, bien que j'aurai tant d'autres choses a révéler, d'autres noirceurs a faire remonter, d'autres blessures, d'autres monstruosités dont j'ai été l'objet. Mais je pense que, pour aujourd'hui, c'est suffisant, et que cela te permettra de comprendre pourquoi je t'ai choisi, pourquoi tu es si importante pour moi, pourquoi mon rêve est de te rencontrer, et de partager avec toi tout ce que j'ai pour toi dans mon cœur et dans mon âme. Fais en ce que tu veux désormais.
Dominique

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
couscous
Posté le: 30-06-2014 15:38  Mis à jour: 30-06-2014 15:38
Modérateur
Inscrit le: 21-03-2013
De: Belgique
Contributions: 3218
 Re: Mise à nu
Cher Dominique, je pense qu'il n'a pas dû t'être facile de te mettre à nu ainsi devant les lecteurs de l'Orée. Mais ce fut ton choix pour nous permettre de mieux appréhender ton personnage, ta personnalité. Toutes les épreuves que tu as endurées t'ont façonné, t'ont à la fois fragilisé et permis d'être l'auteur de talent que tu es devenu.

Je te souhaite le meilleur pour ton avenir à la fois sentimental et littéraire.

Au plaisir

Couscous
alexis17
Posté le: 30-06-2014 17:38  Mis à jour: 30-06-2014 17:38
Semi pro
Inscrit le: 16-04-2014
De: France, enfin, je crois
Contributions: 135
 Re: Mise à nu
Waouah Dominique, euh, je ne te connais personnellement pas donc je juge avant tout ton texte et je dois dire que... c'est... très puissant. C'est quasiment impossible de décrire ce que l'on ressent, ce que tu nous livres. Je... suis sans voix. Je ne peux rien dire d'autre que waouah. Ce n'est pas un grand texte au sens stylistique mais je crois que toutes les figures de styles auraient été vaines et que des phrases comme celle-ci sont parfois les plus puissantes.
Je ne peux rien dire d'autre.
Bonne chance dans ton parcours littéraire.
Alexis17
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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