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Poèmes confirmés : Territoires Interdits
Publié par dominic913 le 26-10-2014 14:38:00 ( 371 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes confirmés



De cette plaine désolée dont j'arpente les sentiers les plus escarpés aux Monts Brumeux et à leurs Pics vertigineux ; de ces Gouffres sans Fonds creusés aux abords de l'Enfer le plus immonde, aux Citadelles Éternelles érigées majestueusement au-delà des frontières de Hakos et de Khem ; je quitte cet Univers démentiel et moribond. Et tandis que j'avance, seul, au milieu de ce Territoire Interdit et trois fois Maudit, je songe encore et encore, mais sans regrets, à tout ce que je laisse derrière moi.
Je revois cette Terre Arkhadienne ensanglantée par la fureur et la haine engendrées par l'incompréhension. Je revois aussi les fanions mutilés symbolisant l'Empire des Mille Nations ; ses épées flamboyantes fichées dans le sol noirci et gorgé de liquide écarlate et s'échappant ; de ces corps sans vie aux visages terrifiés, aux entrailles déchiquetées, aux cicatrices violacées. Je revois encore ces Cités-Etats dévastées, incendiées par ces hordes de démons aux yeux rougeoyants et aux rires malfaisants. Chevauchant leurs montures couleur de nuit, ils parcourent sans répit Vaaros, Lyq, Samaris ou Falith ; sans oublier les Cités Jumelles de Yunkaï et de Cykaï. Brandissant leurs armes tempétueuses forgées dans le fracas et la fulgurance, ils mettent à bas leurs remparts monumentaux érigés bien avant l'Age des Géants. Avant d'anéantir leurs Temples aux toits d'Or et d'Argent ; leurs Tours d'Acier et d’Airain renfermant les noirs Secrets des Rois-Sorciers d'antan. Jusqu’à ce qu'ils s'emparent des Manuscrits rédigés en lettres de sang relatant l'Apogée, puis la chute, du plus important d'entre eux : Akram le Grand.
Quelle fin digne d'une Apocalypse issue de nos chants et de nos mythes les plus insolents ! Si je ne l'avais pas moi même vécu, jamais je n'y aurai cru. Encore moins si je n'en n'avais pas réchappé pour percevoir cette douce et insidieuse mélodie surgie d'on ne sait où. Mais qu'un Mage - bien que de basse extraction comme je le suis, c'est évident - ne peux que reconnaître aisément : nés de l'autre coté de l'Océan, ils chevauchent ces Piliers d’ébène véinelés de vermeille. Ils longent les centaines de milliers de lignes de hiéroglyphes indéchiffrables de leur sommets incertains à leur base aqueuse et quasi-divine. Ils se scindent en des myriades de segments hachurés d'un bleu électrique ; qui s'en éloignent à une vitesse vertigineuse avant de remonter à la surface des flots ; et de déferler sur le Continent Impérial avec la fougue d'une de ces créatures squameuse aux ailes et aux faces azurées que l'on nomme : dragons. Et qui, finalement, contribuent à ébranler les fondations de cette Civilisation multi-millénaire dont nous sommes les ultimes descendants.
Tandis que, désormais, le silence le plus absolu s'étend définitivement autour de moi, ces images surgissent une fois encore du fonds de ma mémoire. C'était il y a quelques semaines à peine. Et malgré tout, déjà, une nouvelle Ere s'ouvre devant moi. Une Ere où le seul abri qui demeure est ce Territoire Interdit que nul n'a jamais osé parcourir depuis Ekron le Banni. Pauvre hère dont on ne sait pas ce que lui et ses Frères sont devenus ; depuis qu'ils ont franchi les ruines de l'antique Nékra. Avant de se diriger, probablement, vers les Citadelles Éternelle situées sur les contreforts des Monts du Levant. Et dont je suis avidement les traces afin de ne pas sombrer dans la mème déchéance ; que mes contemporains qui ont désormais quitté ce monde moribond...

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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