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Poèmes confirmés : Secrets Enfouis
Publié par dominic913 le 27-10-2014 16:17:03 ( 463 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes confirmés



Secrets Enfouis :

Il y a un lieu dont je n'ai jamais parlé mais qui m'a jadis grandement impressionné. De tous mes voyages d'un bout à l'autre du Continent - de la Cité de Crystal aux mille flamboiements à la mer d'Occident, des Cités-Etats gouvernées par le Roi des Rois aux Tours d'Acier de d'Airain, des Monts Brumeux aux Terres Glacées situées à l’extrême Nord de Quys -, je n'ai jamais rencontré d'autre 'endroit aussi incroyable et improbable de toute ma vie.
Il semble que celui-ci ait été érigé bien avant l'Age des Géants. D'après le "Kral Hystoriis", c'était à l'Aube de la Civilisation Hunkaii. C'était aussi avant l'extension des frontières de l'Ancien Empire Elfique jusqu'aux rives Orientales de la Mer sans Nom. A cette époque, les Piliers du Monde étaient encore fichés dans la terre noire de Kadath. Ils n'émettaient pas encore leurs lamentations silencieuses ; leurs textes énigmatiques mêlés de filaments écarlates n'étaient pas encore entièrement rédigés. Les créatures titanesques que l'on nomme "Dragons" - et qui ont aujourd'hui presque totalement disparu - ne les avaient pas encore enfantés.
Le Kral Hystoriis explique qu'il s'agissait de l'une des douze merveilles du Monde. Accroché à flanc de falaise au sommet du Pic Akkroth, il est abandonné depuis près de trois milles ans. Il a été évacué en catastrophe lors de la Nuit des Rois ; à la veille de la Chute de l'Invincible Coalition. Et il n'a jamais été réoccupé depuis. Il mesure environ trois-cents mètres de haut. Il est sculpté dans la roche la plus dure et est érigé d'un seul bloc. Des veinules dorées et argentées cheminent de haut en bas de ses parois. Comme d'immenses toiles d'araignées entremêlées, elles le constellent magnifiquement. Puis, elles s'en éloignent, avant de disparaître à flanc de montagne. Le parsèment également d'immenses visages taillés aux faces grimaçantes. Ceux-ci semblent hurler d'une douleur démentielle ; ils semblent pleurer des larmes de sang et implorer les Dieux de sauver leur âme. Le "Varys Mysteriis" n'explique t'il d'ailleurs pas que ce lieu a été en partie bâti à l'aide du sang versé par les esclaves Hunkaii qui ont participé à son érection. N'évoque t'il pas les sacrifices dont ces derniers ont été les victimes afin d'abreuver ses fondations de leur énergie vitale. Ne rappelle t'il pas que des myriades d'entre eux ont subitement disparu du jour au lendemain après l’achèvement de sa construction. N'auraient t'ils pas été emmurés vivants en des endroits bien spécifiques de celui-ci afin d'en optimiser la Magye dont il est imprégné.
Évidemment, des dizaines de Mythes et de Légendes courent à son sujet. Certaines sont cauchemardesques, d'autres sont enchantées. La plupart ont leur origine qui se perd dans la Nuit des Temps. Mais tous les ouvrages qui s'y réfèrent ont été perdus ou détruits. Leurs manuscrits ont parfois été subtilisés, décortiqués, remaniés par les Princes-Sorciers d'antan. Leur grande majorité ont été brûlés au cours de cérémonies funéraires expiatoires, au cours de la Grande Inquisition. La seule trace le concernant, ce n'est qu'en parcourant les pages craquelées et émiettées du Kral Hystoriis que je l'ai découverte.
Malgré tout, tout ce que je viens de décrire n'est rien comparé à ce qui se cache à l'intérieur de ses entrailles. Or, ce n'est que lorsque je l'ai personnellement exploré que je m'en suis rendu compte. Car, ce qui est le plus impressionnant en ce lieu, ce ne sont pas les gargouilles monstrueuses qui le protège des importuns. Ce ne sont pas les idoles démoniaques aux entrailles déchiquetées qui éventrent son sol de part en part. Ce ne sont pas les cris d'agonie que l'on y perçoit parfois. Ce ne sont pas non plus les sifflements infernaux surgis d'on ne sait où qui vous paralysent instantanément ; avant de s'évanouir brusquement alentours au sein de limbes évanescentes. Ce ne sont pas les regards enflammés des statues disgracieuses de ces Humains torturés qui se dissimulent à chaque recoin de ses salles dévastées. Non, ce sont ses escaliers labyrinthique et sinueux qui le constellent.
Ils sont aussi nombreux que divers, je le concède : certains conduisent à des culs de sac ou a des murailles grisonnantes. Certains suivent des corridors et des paliers immondes. D'autres contournent des piliers sculptés aux armes de Fiznir le Sombre. Ils s'élèvent alors jusqu'à ses noirceurs les plus infécondes ; là ou se dissimulent cadavres d'Elfes moribonds et d'Humains ensorcelés ; là où, métamorphosés en Êtres Hybrides aux corps reptiliens, aux bras démesurés, et aux ongles acérés. Ils se glissent dans les recoins les plus malsains ; là où stalactites suintent leurs vapeurs nauséabondes ; où Spectres et Gardiens multiformes hardis se fondent au sein de la nuit la plus abscondre. D'autres encore se chevauchent et s’emmêlent jusqu’à des hauteurs ou des profondeurs stupéfiantes. Il est certain que les centaines d'étages qui l’inondent ne sont rien comparé aux Mystères qui l'encombrent. Tels ces Mécanismes monumentaux, ces roues dentelées saturées de crevasses et de fissures sans apprêts ; ou ces leviers et ces rivets grippés encastrés là ou nul ne peux les atteindre. Quelles Énigmes dissimulent t'ils forcément. Car, à n'en pas douter, ces dernières sont innombrables. Et ce n'est que fragmentairement, et sans avoir la possibilité ou la capacité de les révéler ici, que je les y ai entre aperçues.
De fait, ce n'est que sommairement et humblement que je m'adresse à vous par ces quelques lignes. Ne cherchez jamais à découvrir ce lieu maudit où je me suis aventuré quelques instants. Car c'est la mort ou la démence qui vous y attendent. Moi qui n'ai que brièvement décrit l'un de ses aspects les plus imposants, je vous en ai déjà trop dit. Mais sachez que c'est pour mettre en garde ceux qui tenteraient de décrypter ce que le Kral Hystoriis est incapable de divulguer, que je prends sur moi d'insister. Il y a des lieux en ce monde auxquels il ne faut pas toucher. Et que celui qui demeure entre les Monts Brumeux et le Gouffre Ténébreux est l'un de ceux qu'il ne faut pas réveiller...

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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