En haut du talus de la vieLes anges bondissent dans un ciel d’azur.bousculent les étoilesdans leurs robes de fer et de poussière.Le feu touche les seins nus.Les bouts se transformenten une source nourricière.Sur le parchemin vieilliPas de couleurQue les ombres de la vie.Le coq dans sa basse-cour,entonne le chant triste des poules stériles.Dans la rumeur noireL’œuf ou la poule, qui donne la vie ?Peu importe la théorie.Les grains de blé sont abondants et presque murs.Et là , le souffle s’arrête.Il renouvelle une autre vie.Dans l’oubli, le taureau souffre.Dans le champ désertun brin d’herbe vert.Qui portera le lait pour le nouveau né ?Les vaches ont les pis desséchés.Dans les étoiles Les allées sont en pleine croissanceLe voyage éternelS’arrête et recommencePeut-être C’est la seule issue à la création d’une vie.Migrant vers la mort L’homme fuit sa détresseet garde le souvenir de sa jeunesse.Son dernier sourireun souffle échappéÉtend les étoiles dans le bleu du ciel,amère et aigre dans ses vêtements de voyageur égaré.Zoran Savic
Son dernier sourire un souffle échappé Étend les étoiles dans le bleu du ciel, amère et aigre dans ses vêtements de voyageur égaré.