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Les Marteaux piqueurs
Il y avait autrefois De la terre et des fleurs, On a cédé nos droits A des marteaux piqueurs.
Les fourmis qui traversent Le parvis de béton, S'engouffrent et se dispersent Dans des métros profonds.
On nous avait promis Des lendemains plus bleus, A la place du gris, Des cheminées sans feu.
La moquette est plus verte Dans ta tour des finances Que les prairies qui bordent Ta maison du dimanche.
Les lueurs électriques Et les halos qui dansent, Les aurores bordéliques, Des tours de la Défense.
Il y avait autrefois De la terre et des fleurs, On a cédé nos droits A des marteaux piqueurs.
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