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La nature étoile féconde Voue au vide une sainte horreur Et moi qu’elle a porté au monde Je suis rempli de cette peur
J’ai le vertige de la voûte Face à son abîme béant Je me cramponne et m’arc-boute Mais il me réduit à néant
Que suis-je pour l’ogre cosmique Pour ce goulu Gargantua ? Une onde électromagnétique Basse fréquence ? Même pas…
J’envie le savant sur la Terre Qui le regarde dans les yeux Le jauge, comment peut-il faire Pour prendre le vide au sérieux ?
Lui dont le spectre imaginaire Semble nous dire à l’horizon Rien n’est plus vrai que le contraire Vous avez tous tort et raison…
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