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L'hiver, Lentement s'est éclipsé Projetant une dernière ombre lunaire Au premier jour d'un printemps solaire . Il En va ainsi quelques fois de ce que nous sommes Quand s'éclipse en nous ce qui de l'être, rayonne. N'osant regarder en toi ce qui s'éclipse et couvrant Tes yeux d'un voile pudique, tu ne vois plus Du soleil, qu'une lune. Tu as peur de ce Qui te brûle et fait de ta vie un Coin d'ombre.
Il y a des éclipses qui durent longtemps Où l'on prend froid,où l'on prend peur,
Mais l'hiver lentement s'est éclipsé Et le printemps s'est plu à rayonner
Et les mots sont comme des éclats Comme des larmes de soleil.
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