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Elle vivait près des sources vives, une maison ivre de beauté, Aux volets rosés; une femme chétive, qui arrosait ses pensées. Et portait son fardeau sur son dos voûté, pour nourrir ses veaux. Dans son désarroi, s' occupait des oies et du bois. Préparait la fougasse de ses doigts en crevasses. Mais lasse de tant de travail, le coeur en tenaille, Un jour Mado s' est courbée: genoux se sont pliés, nez dans la boue elle est tombée. Visages tourné vers les roseaux, emportée par la faux.
Aujourd'hui, douce Mado, je pense encore au vent qui dévoila ta jolie frimousse, froissée par le temps.
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