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Nouvelles confirmées : Le Père Noël y est allé
Publié par Istenozot le 20-12-2015 23:20:00 ( 455 lectures ) Articles du même auteur



Cette nouvelle est une réponse au défi de Couscous de la semaine :

http://www.loree-des-reves.com/module ... hp?topic_id=4322&forum=21

Au cours de cette soirée du 24 décembre, en Laponie, le père Noël était plus fatigué qu’à son habitude. Oh, Il ne s’en plaignait pas car il avait dû préparer, avec toutes ses fées et ses lutins, les cadeaux pour encore plus d’enfants que les années précédentes.
La nuit était glaciale ce soir et le ciel était éclairé de mille étoiles qui semblaient si bien danser au milieu de leurs constellations.
Le Père Noël était nostalgique car l’étoile du berger était plus lumineuse, et cela lui rappelait un autre soir, il y a longtemps, si longtemps se disait-il en lui-même.

C’est alors qu’un lutin timide, au petit nez mutin et humide, s’approche de lui et lui dit :
- Père Noël, pourquoi sembles tu si triste ce soir ? Tu te devrais te réjouir. Nous allons distribuer les cadeaux à tous les enfants du monde. Et moi, je suis très heureux car tu m’as promis que je serai parmi les lutins qui t’accompagneront cette année.

- Rassures-toi, je te l’ai promis. Tu feras bien partie de notre escapade céleste. Je ne suis pas triste Harold. Je suis nostalgique. Revenaient en moi quelques souvenirs merveilleux d’un lieu lointain où j’ai fait une belle rencontre lors d’une nuit de Noël. Oublions cela et préparons nous, cher Harold.
- C’est la première fois que vous m’appelez ainsi, lui répond le lutin, avec un aplomb courageux qu’il ne se connaissait pas.
- C’est la nuit de Noël, cher Harold, la nuit au cours de laquelle toutes les relations deviennent lumineuses. Et elle le devient encore plus entre nous deux, mon Harold ! Laissons les sentiments ! Allons nous préparer !

Harold, et ses amis lutins Cachou, Bosco, Mika, Cabotin et Frisquet allèrent préparer l’attelage de douze reines qui allaient tirer le traîneau du Père Noël dans les cieux du monde.
Nos amis lutins s’affairaient ainsi dans la salle d’apparat au rez-de-chaussée du palais d’or et d’argent de leur père où se trouvait leur prochain moyen de transport. Dans l’après midi, les fées avaient installé tous les cadeaux sous le contrôle du maître des lieux, des plus petits au plus gros, dans tous les espaces libres du traîneau.

Les yeux des lutins scintillaient de bonheur devant les décorations extérieures de l’attelage. Des guirlandes lumineuses rouges, or et blanches courraient de chaque côté et donnaient à l’ensemble une grandeur auréolée.

Le Père approcha des lutins et leur dit :

- Suffit les rêveurs ! Grimpez tous sur le traîneau. Il nous faut partir maintenant.

La porte du salon d’apparat s’ouvrit sur la nature blanche de la Laponie :

- Harold, tu n’aurais oublié quelque chose, lui dit le Père Noël.
- Qu’aurais-je donc oublié ?
- Eh bien, d’identifier notre premier lieu de destination ! Fais donc agir ta magie!

Se trouvant une nouvelle aisance, Harold lui dit alors :

- Père Noël, j’aimerais que nous allions d’abord dans le lieu qui vous offrait un brin de nostalgie.
- Tu veux donc vraiment y aller, dans ce lieu !
- Oui, je le veux. Et je suis sûr que tous mes amis lutins veulent y aller aussi.
- Tu en es vraiment sûr. Tu leur a demandé.
- Non, mais j’en suis certain. Alors où es-ce ?
- Eh bien, c’est à Bethléem que nous allons commencer notre distribution de cadeaux.
- Mais où est donc Bethléem ?
- En Palestine. Et c’est loin. Il faut donc nous dépêcher.

Le traîneau s’envola dans le ciel de Laponie et partit vers le sud, passant les obstacles des montagnes et volant au dessus des toits. On entendait dans la nuit, de villes en villes, les clameurs des enfants mais aussi des parents qui voyaient passer le traîneau dans la nuit claire.

Alors qu’il survolait le midi de la France, Harold, qui était assis à la droite du Père Noël, lui dit :

- Cher Père Noël peux-tu nous raconter l’histoire que tu as vécue et qui t’a inspiré ta nostalgie.?

Oh oui, reprirent en chœur Cachou, Bosco, Mika, Cabotin et Frisquet.

- Tu n’as plus le choix, lui dit alors Harold.
- Vous voulez donc l’entendre!
- Oui, oui, oui, oui, oui…, reprirent-ils tous !
- Et bien la voici donc. C’était il y 2015 ans, le soir de Noël ! Nous avions désiré, comme aujourd’hui, commencer la distribution des cadeaux dans la ville de Bethléem. Alors que nous approchions de Bethléem, après avoir survolé la ville de Sepphoris, aujourd’hui disparue, ne voilà-t-il pas que notre traîneau se désolidarise de son attelage, et nous chutons à même le sol. Nous fûmes sonnés par cette chute ! Après quelques minutes d’étourdissement, passent devant nous un jeune homme et sa jeune femme enceinte qui allaient à Bethléem se faire recenser. Nous voyant dans l’embarras, le jeune homme s’arrêta et nous proposa son aide. S’étant présenté comme charpentier, je peux vous assurer qu’il maîtrisait son art car il répara miraculeusement notre traîneau. Je le remerciai en lui demandant si je pouvais lui être d’une aide favorable dans les heures qui suivent. Il me répondit que non et qu’un couple de cousins les attendaient, ainsi qu’une sage-femme, qui allait accoucher son épouse. Il nous quitta avec le sourire en nous faisant part de l’originalité de ses cousins qui avaient aménagé une grotte en lieu d’habitation. Il eût préféré, nous dit-il, que sa femme accouche dans une vraie maison, mais il avait promis à ses cousins que son premier né naîtrait chez eux. Il faisait une nuit splendide. L’étoile du berger brillait de mille feux comme si elle voulait nous faire vibrer de bonheur dans cette belle nuit.

Après cette péripétie qui nous fit perdre quelques minutes précieuses, nous repartîmes.

- Et vous n’avez plus revu ce couple charmant. Et comment s’appelaient-ils ? Vous n’avez pas cherché à le savoir, Père Noël, lui dit Harold.
- Mais mon histoire n’est pas finie car nous les avons revus une heure plus tard.
- Comment cela, vous les avez revu une heure plus tard.
- Et bien oui, car c’est dans leur maison, ou plutôt dans leur grotte, que nous sommes allés déposer le premier cadeau. En fait, nous en avions déposé deux, car depuis un enfant était né. La jeune femme avait accouché d’un charmant petit garçon.
- Et alors, racontes nous la suite, crièrent en chœur tous les lutins.
- Nous arrivâmes à la grotte avec mes deux cousins.
- Comment cela avec vos deux cousins, lui dit Harold ?
- Ce Noël là, je n’étais pas venu seul. Mon premier cousin Nicolas du Groenland et mon second cousin Santa Klaus de Lorraine m’avaient accompagné et nous suivaient dans deux autres traîneaux. Lorsque nous arrivâmes devant la grotte, le jeune homme que j’avais rencontré nous fit signe d’entrer et nous invita à fêter l’heureux événement avec eux, au milieu des membres de sa famille. Cet homme était un homme bon ; et tout autant l’était son épouse qui voulut que nous partagions le pain avec eux. Quelques bergers des environs s’étaient joints à nous. Parce que leurs chambres d’amis étaient toutes occupées, l’enfant avait été mis dans une mangeoire, appelée crèche dans leur pays, au milieu de la paille dans laquelle était maintenu au chaud ce beau bambin. Devant un tel bonheur, nous avions complété les deux cadeaux d’encens et de myrrhe, pour les remercier de l’amour et de la bienveillance dont ils avaient fait preuve à notre égard.
- Ne me dites pas Père Noël que vous les aviez quitté sans savoir qui ils étaient.
- Ils s’appelaient Joseph et Marie. Et Ils avaient appelé leur enfant Jésus. Au moment de partir, nous avions salué la beauté de cet enfant et nous lui avions promis un bel avenir. Nous ne pensions pas si bien dire !
- Cher Père Noël, es-tu bien sûr qu’il faille que nous commencions par Bethléem.
- C’est toi qui me l’a demandé, je crois.
- Oui, mais…
- Mais quoi !
- Père Noël, le Jésus en question est le Jésus des Chrétiens.
- Oui, tu as bien deviné.
- Alors par prudence Père Noël, peut être faudrait-il commencer par une autre destination.
- Nazareth, peut être, répondit avec humour le Père Noël !

Jacques Hosotte

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
couscous
Posté le: 23-12-2015 19:47  Mis à jour: 23-12-2015 19:47
Modérateur
Inscrit le: 21-03-2013
De: Belgique
Contributions: 3218
 Re: Le Père Noël y est allé
Cher Istenozot,

Quelle belle idée d'intégrer le Père Noël dans la nativité. En fait, c'était lui et deux lutins les fameux rois mages. L'Histoire déforme tout !

Ne serais-tu pas toi-même un lutin du Père Noël ? Je me le demande...


Un grand merci pour ce joli conte de Noël.

Bises

Couscous
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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