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Poèmes confirmés : A nos derniers faux pas
Publié par malhaire le 26-01-2016 11:15:22 ( 374 lectures ) Articles du même auteur



Comme il me semble loin et peut-être oublié
Ce temps où s’ébrouaient nos tendres insouciances
Celui que nous jetions par delà nos enfances
Qui jamais ne ferait de nous deux étrangers.
Peut-on se reposer sur de vieux souvenirs
Ne pas voir la distance soudain tout emporter ?
Peut-on s’aimer encore mais ne plus se le dire
Et sans l’imaginer, ne plus rien partager ?
Nous n’aurons plus besoin de nous jeter la faute
C’est un frère, une sœur, que la vie défigure
Nous ne marcherons plus l’un à côté de l’autre
Tous les liens se délitent au fur et à mesure.
Comme il me semble loin, peut-il être sauvé ?
Ce temps que nous aimions, celui dont je rêvais
Tout dépendra je crois, de nos vœux, de nos choix
De la grâce allouée à nos derniers faux pas.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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