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Effroyable conscience, outrancière, alourdie Tout me dicte sans fin le silence à venir Qu’avez-vous fait de moi, de mon âme ébahie ? Une larme s’écoule et tout ne peut s’écrire. Serait-ce une enfance ébréchée comme un vase ? Plus de fleur, de sourire, et peut-être une chaîne Ce passage est un cri sous la craie d’une ardoise Je ne suis plus déjà que cet amas de peines. Je voudrais être un autre et tant aimer la vie Croire en nous, croire en moi, et ne plus ressentir Qu’il faudrait m’être fort quand plus rien ne me dit Que je pleurs, que je meurs, quand le temps se retire.
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