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Le printemps souffreteux se retire lentement Ses pétales s’envolent et mon cœur assombrit Ne peut dire qu’il est seul ou ce que je ressens Quand s’effondre son être et s’avance la nuit. De nuages crevés d’où s’écoulent des flots Au chevet d’une vie, d’une fable perdue Je me noie sous la pluie qui efface les mots Un soleil emporté qu’on ne reverra plus. Ce printemps malheureux nous éloigne à jamais Ses sourires se resserrent et la douleur étreint Je me fous des saisons quand je le vois pleurer Quand s’annonce la nuit, cette peine sans fin.
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