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Des mots sans domicile fixe,
Qui glissent dans l'oubli,
Quand plus rien ne les fixe.
Des mots
Devenus orphelins, qui
Ont perdu leurs racines, sans
Repère, ni grammaire, qui er-
-Rent, presque acronymes,
Et se couchent sur
Des murs.
Des mots que l'on efface,
Mais reste toujours une trace,
Qui nargue le moindre interdit.
Des
Mots pour
Tourner la page,
Livre ouvert sur toutes
Les rues, où les murs devien-
-Nent des tableaux.
Des mots que plus rien ne cache,
Qui s'exposent à la censure de l'oubli,
Et bravent toutes les polices.
Des
Mots qui
Se jouent des
Formes, parce que
La poésie, c'est la
Vie, parce que
La vie, c'est
Aussi la
Rue.
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