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Quelques nuages fendus de sombre, se déplacent dans l' ombre. La nuit appelle les âmes noires. Elle hante les esprits en désespoir et les corps en abattoir, Hachés par des idées désagrégées, dans un monde habité par des êtres égarés. Les squelettes courbés, entravés dans leurs liens serrés, Se délitent comme des poupées de cire, prêtes à s' endormir; Aussi toxiques que des amanites. Le matin reprend bientôt ses droits, et les rêves de guingois s' évanouissent en un léger brouhaha.
Jusqu' à une prochaine nuit, une prochaine lune, où seule l' amertume se fera compagne de mon ennui.
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