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Poèmes : L’œuvre du forgeron
Publié par Hellebore le 05-11-2016 03:30:00 ( 697 lectures ) Articles du même auteur



Ô!mon cher paysan,qui vit de mon cœur
Sonde cette étendue que je te condamne à creuser à toute heure
Je te protège contre la pluie tordante,ce mirage battu d'eau bouillie
Libère les pensées qui tourbillonnent jusqu'à ce qui ne reste qu'un murmure de fantaisie

Réveillant de pensées lourdes,
Je te prie de te taire,flammèches sourdes
De ton emprise,je succombe à tes pieds
Ton empire,bâti durant l'hiver,s'éteint de mon été

Viens te mettre à genoux,jette tes manières,lance toi par terre
Tu restes là,pas à pas,tu t’incrustes comme un couteau dans ma chair
Envole moi ma liberté de ses chaînes enflammées qui m'enlacent
Je me balance,forcenée,chaînes ruisselantes ,je pleure et le temps passe

Fait moi chanter loin d'un songe ébauché
Sous la pluie du printemps éclairé où l’ombre suit la marée déchaînée
Les rues bondées d'ombres rodent dans mon cœur en désarroi
Goûte ces sensations qui t'éteindront jusqu'à moi

Ta méconnaissance,médisance de ma gloire
L’appât m’aplatit,espoirs vains du purgatoire
Je plonge dans mon songe,mensonges qui me rongent
L'impatience de notre rencontre,le temps perdu se rallonge

La vérité n'est pas loin de ton cœur qui s'en va
Tu m'a rendue perdu de mes propres descentes,tout en bas
Disparaît d'un ciel tordu d'un coup de tonnerre
Regarde derrière,longe les couloirs de ton rival d'hier

Tu es à moi,tu me dévore de rêveries célestes
J'écoute les bruissements affolants,un piètre talisman funeste
De ton regard éclatant,cristaux perçants,je suis avare
Il revient,toujours chargé,plus fort,il me mords,je me tords

Destin poignardé,souvenirs d'orages et pensées du futur
Tu mas tout appris,la sagesse de ma vie sans luxure
Je gronde d'éclairs enterrés,ils fuient,propulsés dans le vent froid
Je bois ton âme à l'eau trouble de ma conscience qui me noie

Salve de bruissements incarcérés,libérés soudainement
Je laisse passer l’ouragan jusqu'à ce qu'il s'endort lentement
Tu ne cessera d'exister que dans l'oubli qui m'avale à la dérive d'un bonheur accroupi
Je rêve de ma candeur envolée,embrassée par le fruit maudit

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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