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Nouvelles confirmées : Les terroristes protecteurs chap 4 partie 1
Publié par saulot le 06-05-2017 16:03:07 ( 29 lectures ) Articles du même auteur



Chapitre 4 : Enlèvement

La police menaçait d’arrêter Alphonse et ses deux camarades. D’abord les membres des forces de l’ordre vinrent avec nonchalance chez Cyanure. Ils s’imaginaient qu’ils avaient été appelés une énième fois pour des broutilles insignifiantes. Cependant ils changèrent d’avis quand ils virent le robot détruit. Ils commencèrent à arpenter l’immense maison avec précaution, mais résolution. Ils sortirent leurs armes, et se mirent à fouiller les pièces de la demeure. Suite aux actions des chevaliers de Gaïa le crime de cambriolage terroriste fut créé. Les autorités pour nuire un maximum aux chevaliers, assimilèrent l’effraction qui était le principal moyen d’opération de ces défenseurs de la nature, au terrorisme. Ainsi une personne qui entrait par effraction dans un domicile, dans le but de révéler des informations compromettantes sur l’état ou les multinationales, risquait dix à trente ans de prison en France. Pour faire simple un chevalier qui n’usait pas de violence, pouvait avoir une peine plus forte qu’un tueur sadique, qui torturait et violait, les victimes qu’il assassinait. Albert l’enthousiaste vérifiait les options qui se présentaient à lui. Il n’avait pas de subordonnés à sacrifier pour se frayer un chemin parmi les policiers. Ce qu’il considérait comme très dommage. Il se maudit d’avoir voulu une ambiance intime pour son cambriolage avec ses amis. S’il disposait de pions prêts à mourir pour lui, il estimait qu’il avait une chance de s’en tirer. La prison ne faisait pas spécialement peur à l’enthousiaste, mais la torture si. Or d’après certaines rumeurs sur internet, les chevaliers devenaient une telle menace pour les pollueurs et les politiques corrompus, que les agents secrets français étaient désormais mobilisés pour traquer les personnes comme Albert. Or les espions pouvaient dans certains cas pratiquer légalement des supplices. La perspective de subir des interrogatoires devant des bourreaux professionnels, terrifiait l’enthousiaste. Le ragot s’avérait mensonger, les autorités françaises avaient des défauts, mais elles ne cautionnaient pas la torture. Néanmoins Albert croyait avec énergie, qu’il risquait de connaître des douleurs atroces.
Théodore le prudent songeait à se suicider, pour ne pas livrer d’informations sur les chevaliers. Si Alphonse ne trouvait pas d’alternative fiable d’ici une minute, pour le bien de l’organisation, il proposerait un suicide collectif à ses deux amis.

Théodore : Que proposes-tu Alphonse ? Dans une à deux minutes, des policiers risquent de nous trouver.
Alphonse : On prend l’ordinateur portable de Cyanure, et on essaie de trouver un passage secret. D’après le domestique que j’ai corrompu, cette pièce possède une sortie dérobée.
Théodore : Très bien cherchons.

Trente secondes plus tard, la chance sourit à Albert.

Albert : J’ai trouvé sous un tapis une trappe. Ne traînons pas, allons-y.

Théodore : On va peut-être s’en tirer finalement. Quelqu’un a une idée sur ce qui a renseigné les membres des forces de l’ordre sur notre présence ?
Alphonse : Le bunker avait peut-être une alarme silencieuse, qui a alerté la police.
Albert : L’essentiel est que la police ne semble pas sur nos talons, et que nous avons réussi à ramener quelque chose. En tout cas la prochaine fois que tu veux que l’on pénètre chez quelqu’un, essaie d’avoir des renseignements plus fiables Alphonse.
Alphonse : J’ai essayé mais apparemment Cyanure cache des choses, y compris à ses proches.
Théodore : Il n’empêche qu’Albert a raison, on a failli se faire avoir par la police. Il faudrait que notre prochain coup soit mieux préparé.
Alphonse : Je l’avoue, je ne suis pas fier de ne pas avoir prévu l’intervention du robot, et d’avoir failli être coincé par la police. Ne vous en faites pas tous les deux, je serai plus consciencieux, pour organiser le cambriolage de la cible suivante.
Théodore : Excuse moi j’ai été rude avec toi, je suis certain que tu as fait le maximum pour nous éviter des ennuis.
Albert : Je regrette de t’avoir brusqué, la peur de l’enfermement m’a rendu malpoli.
Alphonse : Merci les amis de votre compréhension.

La raison de l’arrivée de la police au domicile de Cyanure le paranoïaque, venait de la présence d’une alarme silencieuse, qui se déclenchait quand quelqu’un ne pesait pas le poids escompté. Le bunker du paranoïaque s’avérait rempli de capteurs de masse corporelle. Dès qu’un individu trop lourd ou léger y pénétrait, une patrouille de police accourait à la rescousse. Cyanure avait un accord avec la municipalité du Mans. Ainsi en échange d’un don de dix millions d’euros par an, il fallait que des policiers viennent à toute vitesse au domicile du paranoïaque, dès que celui-ci l’exigeait. Peu importe le nombre de fois qu’il appelait à l’aide. Or il demandait très souvent le soutien des forces de l’ordre. Depuis qu’il vivait dans la ville du Mans, il ordonna que des policiers viennent le secourir plus de cent douze fois.
La municipalité mancelle aimerait bien annuler son arrangement avec Cyanure. Toutefois elle avait trop besoin d’argent pour laisser de côté les généreux versements du paranoïaque. En effet l’état français se déchargea de certaines de ses responsabilités sur les villes, sans leur laisser de compensations financières. Résultat des choix draconiens s’offraient à l’équipe municipale du Mans, augmenter de plus de cinquante pour cent les impôts locaux, subir un endettement monstrueux, ou collaborer avec des personnes comme le paranoïaque. Même si Cyanure était impoli et méchant, il fallait admettre qu’il payait bien, et surtout qu’il contribuait efficacement à éviter la faillite budgétaire pour le Mans. Alors le maire manceau fit contre mauvaise fortune bon cœur, et s’arrangea pour qu’une équipe de policiers municipaux soit en permanence sur le qui-vive, pour répondre aux demandes d’aide du paranoïaque.

Théodore : Trois kilomètres à pied sous une pluie forte, ce n’est pas une promenade de tout repos. L’ordinateur de Cyanure est intact ?
Alphonse : Oui le sac étanche a bien joué son rôle, il protège son contenu même dans le cas d’une averse prolongée.
Albert : Tant mieux mais il faut faire attention, Cyanure a peut-être placé un mouchard de sécurité sur son ordinateur. Il peut ainsi remonter jusqu’à nous, nous pister grâce à son dispositif.
Alphonse : Ne vous en faites pas, j’ai un désactivateur de mouchard et de système de sécurité informatique. Par conséquent nous ne risquons rien.
Théodore : Si Cyanure achète du matériel récent, il peut nous jouer des surprises.
Alphonse : Cyanure par patriotisme s’équipe avec du matériel français, or j’utilise un désactivateur chinois, résultat je le surclasse.
Théodore : Les entreprises d’informatique françaises sont performantes.
Alphonse : C’est vrai qu’à l’échelon européen les français sont forts. Mais au niveau mondial les chinois ont plusieurs coups d’avance en informatique.
Albert : Alphonse a raison, beaucoup de français influents achètent des ordinateurs chinois à la place de notre production nationale.
Théodore : Ah oui, ça me revient, les chinois sont en effet les numéros un dans l’informatique.
Alphonse : Voyons ce que contient l’ordinateur de Cyanure, bingo, on a fait une bonne pêche. Il ne prend même pas la peine de camoufler ses propos, quand il essaie de corrompre. On a de quoi envoyer longtemps en prison Cyanure.
Albert : Génial pour marquer le coup, je propose de faire une petite fête.
Théodore : Minute, on n’a pas encore gagné. Souvenez-vous du cambriolage de la centrale nucléaire du Mans, cela a déclenché une riposte qui fut dure à contrer.
Albert : Parfois tu es un vrai rabat-joie Théodore.
Alphonse : Il faut admettre que Théodore a raison, avant de nous extasier il est vital de voir les réactions des ennemis de la nature.

Dominique Bollet le président de la multinationale Ovéa, essayait de sauver son alliance avec Cyanure, le dirigeant principal de l’entreprise Seiya. Pour cela il utilisait son pion politique le plus puissant, le premier ministre Jérôme Chameau. Bollet espérait beaucoup de son alliance, en effet il deviendrait alors possible de soumettre les politiques chinois qui avaient le mauvais goût de refuser de se montrer dociles, et exigeaient des contreparties équitables. La Chine possédait le titre de première puissance mondiale, mais ses habitants devaient manger à leur faim, sinon ils se mettraient à se révolter, et à dépérir. Le président aimait beaucoup la Chine, il appréciait la discipline de ses travailleurs, ses immenses perspectives économiques pour les investisseurs intelligents, la pollution impressionnante de villes comme Pékin. Toutefois il ne supportait pas le patriotisme des dirigeants chinois, et leur volonté de ne pas plier l’échine devant les multinationales. Bollet n’admettait pas que quelqu’un lui résiste, en particulier quand il s’agissait de politiques. Quand il deviendra empereur du monde, Dominique avait l’intention de faire de nombreux exemples en Chine. Il estimait que les chinois feraient partie des peuples les plus difficiles à soumettre, les moins réceptifs à son autorité. Le président ne perdait cependant pas espoir d’arriver à ses fins. Il fallait un caractère bien trempé, une résolution peu commune, pour oser contester la personne qui décidait de la quantité de nourriture attribuée à votre famille. Bollet avait un programme spécial pour les gens qui refuseraient de le reconnaître comme souverain, il ferait mourir de faim leurs proches. Les libéraux diront que c’était de la fiction totalement utopique, qu’un chef d’entreprise ait le pouvoir d’affamer des pays entiers. Mais dans la réalité, il suffisait parfois qu’un seul propriétaire de terres agricoles se mette en colère, pour que des millions de personnes souffrent d’une faim terrible.

Dominique : Les chevaliers de Gaïa racontent de terribles calomnies sur mon allié Cyanure. Notamment qu’il essaie de provoquer la famine dans certains pays africains et asiatiques. Vous ne pouvez rien faire pour contrer les chevaliers ?
Jérôme : Je peux envoyer des notes discrètes aux chaînes d’état, afin qu’elles ne fassent pas trop de publicité sur l’affaire Cyanure. Mais je ne suis pas capable de contrôler les chaînes privées et, les rumeurs sur internet.
Dominique : C’est trop peu, mon alliance avec la multinationale Seiya devient plus précaire chaque jour. J’ai peur que l’entreprise fasse faillite d’ici un an.
Jérôme : Je compatis mais je ne peux pas faire grand-chose, je n’ai pas le pouvoir d’arrêter les ragots. Même si certains me semblent assez véridiques.
Dominique : Que voulez-vous dire ?
Jérôme : Je ne crois pas que Cyanure aille jusqu’à causer des famines. Mais je pense que c’est un manipulateur au niveau des prix, qu’il fait le maximum pour vendre cher, des produits qui ne lui ont pas coûté beaucoup d’argent à produire.
Dominique : Cyanure est attaché au concept d’accessibilité des prix, mais aussi de qualité. Il fait le maximum pour que les productions de Seiya soient nutritives, peu onéreuses, tout en ayant bon goût.
Jérôme : Cyanure n’est pas une personne généreuse, il écrase les agriculteurs qui lui font de l’ombre. Il a fait du profit maximal son principal crédo.
Dominique : À vous entendre, on dirait que Cyanure est un monstre qui se moque de la loi et des normes.
Jérôme : Cyanure respecte à mon avis la loi, mais d’un autre côté il met clairement la pression sur ses concurrents, il a du mal à supporter qu’on lui résiste. Même si ceux qui contestent son autorité sont de plus en plus rares.
Dominique : La concurrence est forte dans le marché de l’agroalimentaire.
Jérôme : Mais bien sûr, dans la réalité ce sont les gros qui décident et les petits qui subissent, les africains sont des victimes des européens.
Dominique : Vous êtes un peu trop pessimiste.
Jérôme : Au contraire je suis pragmatique, les terres des africains servent d’abord à nourrir les habitants de l’Europe. Tandis que les maliens, les éthiopiens, les nigériens, et beaucoup d’autres doivent se contenter des restes.
Dominique : Si le marché de l’agroalimentaire est aussi injuste que vous le dites, pourquoi soutenez-vous des multinationales comme Seiya ?
Jérôme : Pour que la France continue à conserver un minimum de puissance, et de faire partie des nations les plus riches du monde, il est nécessaire que des pays soient oppressés.
Dominique : Développez votre propos s’il vous plaît.
Jérôme : Dans ce monde impitoyable, pour qu’un pays se développe au-dessus des autres, il a besoin de provoquer l’asservissement ou la déchéance d’autres nations.
Dominique : Vous avez une vision très noire de l’économie.
Jérôme : Je dirais plutôt réaliste. Je vais faire ce que je peux pour contenir le scandale Cyanure, mais je ne vous promets rien.


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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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