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Nouvelles confirmées : Les terroristes protecteurs chap 6 partie 2
Publié par saulot le 16-05-2017 10:18:25 ( 17 lectures ) Articles du même auteur



En fait Albert l’enthousiaste espérait de tout son cœur que le cambriolage que projetait Alphonse le modéré n’apporte rien de positif, que l’effraction soit juste une pure perte de temps. En effet Albert ne bénéficiait de l’appui de seulement cinq chevaliers, pour concrétiser ses projets meurtriers. Il se sentait coupable de souhaiter qu’un ami échoue, mais l’enthousiaste voulait aussi recruter un maximum de partisans. Il souhaitait avec le temps monter une organisation comportant des centaines voire des milliers d’assassins. Il instaurera une manière d’agir beaucoup plus autoritaire, qu’au sein des chevaliers de Gaïa. Il sera l’unique tête pensante, il se renseignera auprès de ses subordonnés, cependant les avis de ses subalternes seront purement consultatifs. Seule sa voix comptera vraiment, il n’y aura personne au-dessus de lui, et Albert n’aura de relation égalitaire avec personne. En outre il instaurera un culte en l’honneur de la nature, la seule manière de progresser dans la hiérarchie consistera à montrer une foi exemplaire, en plus de compétences efficaces, et d’un dévouement sans faille au chef suprême.
Théodore le prudent avait aussi des envies de créer sa propre organisation, toutefois il estimait que la démocratie possédait des vertus incontestables. S’il arrivait à réunir derrière lui la majorité des chevaliers, il songeait sérieusement à créer un nouveau groupe. Il ne laisserait pas tomber les cambriolages, mais il s’arrangerait pour que l’essentiel des activités se tournent vers l’élaboration de meurtres. Néanmoins Théodore ressentait quand même une gêne, le remords de trahir Alphonse diminuait ses capacités d’orateur. Résultat seulement deux autres personnes soutenaient Théodore.

Alphonse : Les gars, on a oublié quelque chose d’essentiel pour notre cambriolage.
Théodore : J’ai pourtant vérifié trois fois la liste, et je n’ai constaté aucun manque.
Albert : Moi j’ai inspecté le coffre après Théodore, et je pense que l’on a tout ce qu’il faut.
Alphonse : Erreur on ne dispose pas de guitare électrique.
Théodore : J’ai du mal entendre.
Alphonse : Quand on cambriole une maison, c’est bien de signer son forfait en jouant un morceau sur une guitare électrique.
Théodore : Je crois que tu as pris quelque chose de suspect Alphonse.
Alphonse : Je blaguais pour détendre l’atmosphère. Je te sentais tendu Théodore.
Théodore : Après mûres réflexions, je me demande si on ne commet pas une belle erreur en effet, on n’a attendu que deux jours pour se préparer.
Alphonse : On a agi vite mais il fallait se précipiter, les premiers travaux liés au projet anti-écologie vont bientôt commencer.
Théodore : Je comprends ta volonté de se dépêcher Alphonse, mais j’ai peur qu’elle ne nous soit néfaste. La demeure d’un premier ministre peut être très bien protégée.
Alphonse : Pas forcément autant que le domicile d’un patron de multinationale. Un premier ministre français a un salaire officiel souvent très inférieur, à celui d’un cadre supérieur ou d’un dirigeant de multinationale.
Théodore : Où veux-tu en venir ?
Alphonse : Un premier ministre n’a pas les moyens financiers de protéger son habitation, comme les dirigeants d’entreprise privée dont nous avons violé le domicile.
Théodore : C’est vrai mais la police peut mettre beaucoup plus de ressources pour préserver un premier ministre, qu’un chef de multinationale.
Alphonse : On n’a pas le choix, les loups, les ours de France et beaucoup d’autres animaux ont besoin de nous pour sauver leur habitat naturel. Il est nécessaire pour de nombreuses bêtes que nous fassions preuve de célérité.
Albert : Je conseille de se garer ici. Il y a un parking gratuit.

Peu après qu’Alphonse et ses camarades pénétrèrent dans le domicile de Jérôme Chameau le premier ministre, ils perdirent conscience. Avant de sombrer dans le sommeil Alphonse se maudit pour sa hardiesse, il aurait dû mieux préparer son plan d’effraction. Il regrettait profondément d’avoir entraîné Théodore et Albert dans une aventure dont les conséquences s’annonçaient tragiques. Il appela à la rescousse Gaïa, la divinité de la nature. Chameau disposait d’une maison très difficile à cambrioler. Il installa des systèmes de sécurité dernier cri, notamment des robots de surveillance grâce aux nombreux pots-de-vin qu’il toucha. Les robots faisaient de très bons gardiens. Ils bénéficiaient d’outils de détection qui leur permettaient de voir dans le noir le plus complet. Les machines de surveillance possédaient une intelligence artificielle plutôt pertinente, ainsi elles étaient capables de piéger un voleur. Elles ne se contentaient pas de donner l’alerte en prévenant la police, elles pouvaient endormir à coup de fléchettes soporifiques un cambrioleur. De plus les robots possédaient une faculté de camouflage, ils modifiaient leur couleur en fonction de leur environnement. Ils ne faisaient pratiquement aucun bruit, ils agissaient par équipe et disposaient d’un bon niveau de coordination. Quand une machine repérait un malfaiteur, elle n’agissait pas toute seule, elle envoyait un signal pour demander à d’autres robots de l’épauler, pour maximiser les chances de neutraliser l’intrus. Heureusement le produit soporifique des robots était courant, et Théodore en buvait souvent. Il se réveilla en moins d’une minute, et fit boire un antidote à ses compagnons, qui les sortit du sommeil presque instantanément.
Théodore activa en urgence un brouilleur pour désorienter les robots de sécurité, il hésitait à passer par cette procédure par souci de discrétion. Les brouilleurs étaient des machines efficaces pour neutraliser des dispositifs mécaniques, mais ils pouvaient être détectés à des kilomètres à la ronde une fois allumés. Toutefois Théodore estimait que son brouilleur qui prenait la forme d’une petite boîte carrée en plastique noire était indispensable. Aussi lui et ses compagnons se dépêchèrent de fuir une fois qu’ils furent réveillés, ils prirent juste dix à vingt secondes pour s’emparer de butin, puis ils détalèrent.
Les chevaliers réussirent à mettre la main sur des choses intéressantes, en fouillant le domicile de Chameau. Ils découvrirent notamment les titres des dix propriétés immobilières du premier ministre sur un de ses ordinateurs, après de courtes recherches. Or Jérôme se vantait de ne posséder qu’un seul domicile. Il se livra à de sacrés exercices de fausse comptabilité pour cacher la vérité sur son patrimoine immobilier. Résultat si le pot-aux-roses était découvert, Chameau perdrait toute crédibilité politique, et risquait une lourde peine de prison assortie d’une amende impressionnante.

Alphonse : La récolte a été bonne, nous avons de quoi mettre à genoux le premier ministre, l’obliger à exécuter nos quatre volontés. Bon les gars je vais me coucher, je vous dis bonne nuit.
Théodore : Bonne nuit Alphonse.
Albert : Fais de beaux rêves.
Théodore : Je vais sans doute bientôt imiter Alphonse. Tu fais quoi Albert ?
Albert : Je consulte notre forum sur internet, tiens voici un message intrigant. Chameau le premier ministre nous dit que nous le tenons, mais qu’il est dans l’incapacité de nous donner satisfaction.
Théodore : Fais voir, d’après Chameau s’il nous obéissait, il serait un homme mort, or entre la prison et la mise à mort, il préfère encore vivre. Zut notre cambriolage n’a servi à rien.
Albert : Il y a un moyen d’arranger les choses, si nous tuions un dénommé Justin Amma, le premier ministre sera d’accord pour annuler le projet anti-écologie.
Théodore : Pourquoi Chameau veut il que des chevaliers de Gaïa jouent les assassins ?
Albert : D’après Chameau, son fils est mort à cause d’une manigance d’Amma.
Théodore : Justin Amma est un ennemi de la nature. Mais je crains la réaction d’Alphonse s’il apprend que nous envisageons d’organiser un meurtre.
Albert : On peut s’arranger pour qu’Alphonse ne sache rien du tout.
Théodore : Alphonse est doué en informatique, j’ai peur qu’il retrouve la trace de l’e-mail envoyé par Chameau sur notre forum.
Albert : La nature mérite quelques sacrifices humains, elle est à l’agonie.
Théodore : D’accord, comment veux-tu que nous mettions à mort Amma ?
Albert : Amma aime bien traîner au Sade, un club de strip-tease où des hommes se déshabillent. Je vais me faire engager et verser du poison, dans la boisson et la nourriture d’Amma.
Théodore : C’est vrai que tu es agile et un bon danseur, très bien je me charge de trouver du poison. Toi tu t’occupes d’intoxiquer Amma.

Albert l’enthousiaste dut donner beaucoup de sa personne pour se faire embaucher au Sade. Il fut obligé d’avoir des relations sexuelles avec le patron du club, bien que les rapports homosexuels le révulsent. En effet l’enthousiaste milita pendant quelques années au sein d’organisations anti-gay. Il s’adonna même à du tabassage sur des homosexuels. Puis il se calma et apprit à juguler sa colère, passa de la haine à la gêne à l’égard des gays, à cause de l’influence d’Alphonse. Toutefois l’enthousiaste ne perdit pas totalement ses préjugés. Cependant il considérait comme une mission sacrée, l’assassinat de pollueur majeur. De plus son fanatisme écologique l’aida à supporter les attouchements et, les autres préliminaires nécessaires pour être admis au Sade. Au bout d’une semaine Albert devint le danseur le plus populaire du club, son talent manifeste pour la danse, ses tenues extrêmement aguicheuses, et le fait qu’il ne répugnait pas à rendre des services particuliers avec les gros clients, lui valurent une réputation très élogieuse. En effet le Sade en plus d’offrir des strip-teases, permettait à une clientèle triée sur le volet de bénéficier de prostitués. La police tolérait les activités du club, car son patron fournissait de temps à autre des indices très précis sur certaines affaires criminelles, et mettait un point d’honneur à n’employer que des adultes. Il n’empêchait que l’enthousiaste peinait par moment à ne pas grimacer, quand il s’adonnait à des activités sexuelles devant des hommes. Il se sentait sale et répugnant, mais il estimait que cela en valait la peine. Son honneur personnel comptait peu, si cela aidait la cause de la nature.

Justin : C’est bizarre ta voix me dit quelque chose mon mignon.
Albert : Je ne vous connais pas monsieur, c’est la première fois que je vous vois dans ce club de strip-tease. Albert déchira un sachet.
Justin : C’est vrai que je n’arrive pas à mettre un prénom ou un nom sur ton visage. On m’a dit le plus grand bien sur toi, je t’invite dans ma suite VIP, si tu veux.
Albert : Entendu monsieur.

Albert quitta angoissé le lieu de travail, où il était payé pour se déshabiller. Alphonse eut des soupçons sur ses deux amis. Par la suite il les convoqua pour se rassurer.

Alphonse : Les gars, avez-vous un rapport avec la mort de Justin Amma ?
Albert : Pas du tout, je te jure que je ne suis en rien responsable de son décès.
Théodore : Je promets que je n’ai pas agi pour qu’Amma meure.
Alphonse : Très bien je vous fais confiance, puisque vous me donnez votre parole. Autrement, des membres des chevaliers de Gaïa voudraient avoir leur mot à dire sur les cambriolages. Que faisons-nous ?
Théodore : Je suggère de créer l’échelon de paladin, un rang au-dessus de celui de guerrier, qui permet d’avoir un droit de vote en rapport avec le choix des cambriolages.
Albert : Je n’approuve pas cette proposition.
Alphonse : Désolé Albert mais la majorité l’emporte. Nous allons sélectionner dans un premier temps, trois paladins, puis nous aviserons.

La mort de Justin Amma le secrétaire, déclencha peu de temps après la fin du projet anti-écologie. Chameau avait tenu sa parole. Mais d’autres défis attendaient les chevaliers de Gaïa. Albert l’enthousiaste utilisa un poison très vicieux pour tuer Justin. En effet sa toxine agissait très lentement et provoquait des douleurs atroces, ainsi le secrétaire vécut une terrible agonie durant plus d’une semaine. L’enthousiaste hésitait sur la conduite à adopter concernant le Sade le club de strip-tease. Il voulait tuer les personnes au courant de ses activités de prostitué. Mais d’un autre côté s’il cédait à ses pulsions meurtrières, il mettrait à mort des écologistes engagés. Par exemple le patron du Sade admirait les chevaliers de Gaïa, et donnait régulièrement des renseignements et de l’argent à des défenseurs de la nature radicaux. Albert finalement se retint de donner la mort au personnel du club, mais il démissionna tout de même de son poste de strip-teaseur. Pourtant il avait très envie d’assassiner pour se défouler les nerfs. Il n’appréciait pas l’évolution des chevaliers, introduire de la démocratie dans l’organisation en créant le rang de paladin, semblait pour l’enthousiaste une sacrée stupidité.

Théodore le prudent s’avérait aussi contrarié mais pour des raisons différentes d’Albert, il se sentait mal d’avoir menti à Alphonse. Pour le prudent le meurtre d’un pollueur majeur constituait plus qu’un acte excusable, il s’agissait d’une bonne action qui préservait la nature, apportait un sursis à la vie sur la Terre, et améliorait le bonheur des générations futures. Néanmoins Théodore trouvait moralement malséant, déraisonnable et injuste, le fait de mentir à un ami. Il considérait un serment mensonger à l’égard d’un proche comme une faute grave. Même s’il estimait que la nature méritait les plus grands sacrifices qui soient.

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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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