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Nouvelles confirmées : Bonze et menhir (défi du 20 mai)
Publié par couscous le 25-05-2017 15:11:46 ( 40 lectures ) Articles du même auteur



Un moine bouddhiste en vadrouille dans la belle région bretonne se retrouva à Carnac, face aux célèbres menhirs. Intrigué par ces monuments de pierre, il s’approcha de l’un d’eux et lui murmura :
– Dis-moi grosse pierre comment es-tu arrivée là ?
– Comment oses-tu me traiter de la sorte ? Je ne suis pas grosse mais taillée en oblongue. Et si j’étais en diamant, l’on pourrait m’enchâsser dans un chaton !
– Désolé mais vous avez plus de la pierre tombale que de la pierre précieuse. Et au lieu de chaton l’aurait fallu envisager un lion entier ! Heureusement que vous n’êtes pas ronde !
– Puis-je en connaître la raison ?
– Vous rouleriez !
– Et donc…
– Ne connaissez-vous pas l’expression sur la pierre qui roule ?
– Si bien sûr ! La mousse, trop peu pour moi ! Je préfère le vin. Que souhaites-tu savoir insolent petit homme orange ?
– Orange ? Ma tenue est d’un bel ocre lumineux et non orangée.
– Soit ! Pose ta question.
– Je vous trouve bien sèche. Votre cœur est-il de pierre ?
– Disons que mon tailleur n’était pas Cardin et que, issue de l’âge de pierre, je me fais vieille et un peu grincheuse. N’allez pas me jeter la pierre pour cela !
– Non, je vous respecte. Vous devez être malheureuse comme une pierre à devoir rester ainsi, debout, stoïque face aux années et aux intempéries.
– Le pire est lorsqu’il gèle à pierre fendre !
– Je vous plains et ne reste pas de marbre à votre condition. Mais racontez-moi comment êtes-vous arrivé là ?
– Sachez que vos ancêtres nous vénéraient. Nous, menhirs et dolmens, ancrés dans la terre et pointés vers le ciel étions considérés comme les médiateurs entre le monde terrestre et celui des esprits. Certains êtres possédaient les connaissances pour nous utiliser comme moyen de communication. Mais les savoirs se perdent au fil des années. Il ne reste alors que des vestiges, comme nous et les pyramides, laissant les nouvelles générations d’hommes avec de grandes interrogations. Nous sommes les pierres dans le jardin de leurs sciences.
– Je vous remercie de m’avoir en partie révélé votre secret. Cette journée est à marquer d’une pierre blanche. Savez-vous où je peux rencontrer d’autres menhirs comme vous ?
– Continuez vers l’ouest, à un jet de pierre, vous trouverez nos frères et sœurs.
– Je ne vous oublierai jamais.
– Notre rencontre sera désormais gravée dans la pierre pour moi aussi. Adieu homme chauve. Sème ta bonne parole comme des petits cailloux.

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Auteur Commentaire en débat
Istenozot
Posté le: 25-05-2017 20:53  Mis à jour: 25-05-2017 20:53
Plume d'Or
Inscrit le: 18-02-2015
De: Dijon
Contributions: 1764
 Re: Bonze et menhir (défi du 20 mai)
Chère Delphine,

Après deux propositions fantaisistes
Des deux compères Kjtiti et Iste,
Voilà que nous arrive un cher bouddhiste
Au récit truculent et réaliste.

J'aime bien cette idée de médiateurs entre le monde terrestre et le monde des esprits. Les menhirs sont donc des antennes qui permettent de communiquer avec l'au-delà. J"adhère, j'adhère!

Sois remerciée pour ce bon moment de lecture.

Je t'embrasse.
Amitiés de Beaulieu.

Jacques
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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