|
L'arbre mort,
Les bras hirsutes dans la nuit Menaçants et sombres, tendus S'accrochent à ce temps perdu Dernier témoin de cette vie.
Majestueux être végétal Qui de son époque passée Bien des amours a dû nicher Enfin a gagné bataille.
Il rêve accroché à cet âge Ou soleil, vent et tempête, Lui rendait honneur et fête A l'abri de son ombrage.
Depuis, sa vie s'en est allée Au plus profond des racines Aux tentacules malines D'autres herbes, faire pousser.
Dansant de sa robe flambant Il le couvre d'un vert rampant Au grès d'un majestueux vent Le lierre, tel un linceul blanc.
Basile Béranger Chaleil
Le 31 juillet 2013
|