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Nouvelles confirmées : Les terroristes protecteurs chapitre 15 partie 1
Publié par saulot le 05-08-2017 21:20:00 ( 32 lectures ) Articles du même auteur



Chapitre 15 : Primes

Tom Malroux le secrétaire attaché sur une chaise, voyait le temps défiler, s’il ne se libérait pas rapidement, il risquait d’être arrêté par la police. Il essaya de s’évader grâce à sa force mais la qualité des cordes qui servaient à l’attacher s’avérait bonne. Pourtant Malroux possédait beaucoup de puissance musculaire, il arrivait à broyer une noix avec les mains, et il pouvait soulever des haltères de cent cinquante kilos. Il changea de tactique en se contorsionnant, mais tout ce qu’il obtint ce fut d’avoir mal à l’épaule, les liens étaient serrés, et ceux qui attachèrent le secrétaire s’y connaissaient en nœuds. De temps à autre Albert et Théodore expérimentaient sur des femmes qu’ils ne rencontraient qu’un soir, différentes façons de lier. Ils regrettaient parfois de n’avoir pas de relations durables, mais ils appréciaient aussi de ne pas avoir de compte à rendre à une compagne.
Tom malgré plusieurs échecs n’abandonna pas la partie, si les liens résistaient, il pouvait toujours essayer de casser la chaise, surtout que ses tourmenteurs ne l’avaient pas entravé au niveau des jambes. Alors Malroux jeta le dos de sa chaise contre un mur, toutefois le meuble résista. Il supporta sans dommage plus de vingt chocs violents, il s’agissait d’un objet en bois de tek, par conséquent très dur et résistant. Le secrétaire commençait à sérieusement désespérer, surtout que son détecteur de communications radio dans l’oreille lui indiquait que la police viendrait le chercher dans deux minutes grand maximum. Dominique Bollet le patron de Tom traversait une période de très mauvaise humeur, à cause de la découverte que sa pièce de monnaie porte-bonheur constituait une arnaque. Il y avait donc peu de chances que Bollet aide son subordonné, résultat Malroux risquait une peine de plusieurs mois de prison.

Tom : Réfléchis, réfléchis, que faire ? Mes complices sont toujours inconscients, je ne peux compter que sur moi. Mais bien sûr, dents coupeuses activées main gauche et droite. Tom coupa les cordes qui l’entravaient.

Tom essaya de réveiller ses hommes, mais il n’arriva à rien de probant, il les gifla, leur jeta de l’eau dessus, mais il ne parvint pas à les faire sortir d’un sommeil profond. Transporter ses camarades endormis jusqu’à la voiture attirerait l’attention et prendrait trop de temps. Alors Tom prit une décision grave, il tua ses compagnons en leur tirant dessus au pistolet. Il n’agissait pas de gaité de cœur, il voulait juste laisser le moins de témoins possibles derrière lui.

Dominique : Malroux je ne suis pas satisfait, non seulement tu as été neutralisé, mais tu as perdu la preuve matérielle destinée à incriminer Damien Farre le socialiste.
Tom : Je comprends votre ressentiment, monsieur Bollet. Je suis prêt à accepter toutes les sanctions, que vous jugerez utiles.
Dominique : Tu subiras une baisse de salaire de dix pour cent, autrement que sont devenus tes deux complices ?
Tom : Je ne pouvais pas les réveiller, alors je les ais tués, pour éviter que la police ne les interroge. Mes subordonnées pesaient lourds, cela m’aurait pris au moins dix minutes pour les traîner jusqu’à la voiture.
Dominique : Comment as-tu fait pour défaire tes liens ?
Tom : Grâce à mes deux bracelets à dents, quand je dis « dents activées », des dents coupantes apparaissent sur mes bracelets.
Dominique : Peux-tu décrire ceux qui t’ont attaqué ?
Tom : Pas vraiment, à part qu’ils étaient trois, qu’ils connaissaient Farre, et qu’ils n’étaient pas intéressés par une grosse somme d’argent, je ne peux pas donner de détails précis sur eux.
Dominique : J’ai l’impression que ce sont encore ces maudits chevaliers de Gaïa, qui m’ont joué un mauvais tour.
Tom : Comme ce sont les chevaliers qui ont le bidon d’essence, ce n’est pas sûr que Farre soit condamné pour pyromanie. Quelles nouvelles mesures voulez-vous prendre à l’encontre du socialiste ?
Dominique : Aucune pour le moment, la bonne étoile de Farre m’a l’air trop puissante pour l’instant. Je vais attendre qu’il soit dans une période astrale défavorable avant de recommencer à l’attaquer.
Tom : J’ai besoin d’explications, parce que là je ne comprends pas tout.
Dominique : Mon voyant m’a dit que lorsqu’un ennemi me résistait beaucoup, plutôt que de m’acharner sur lui, je devais être prêt à attendre quelques mois, que les astres cessent de donner une chance insolente à mon adversaire.
Tom : Pour faire simple, vous croyez que la position astrale des étoiles et, des planètes détermine le degré de réussite de vos actions de riposte contre vos ennemis.
Dominique : Tu as tout compris.
Tom : Personnellement je crois que les actes, peuvent supplanter l’influence du destin.
Dominique : Oui et non, je suis naturellement promis à la grandeur, tandis que d’autres quelques soient les efforts qu’ils fournissent, s’avèrent condamnés à la médiocrité.
Tom : Vous sous-entendez qu’il y a des circonstances contre lesquelles même le plus courageux ne peut lutter ?
Dominique : C’est cela, par exemple je suis un chef né destiné à atteindre le sommet de l’échelle sociale, alors que toi tu n’es bon qu’en tant que serviteur. Si tu essayais de t'affranchir de mon soutien, tu n’arriverais pas à grand-chose.
Tom : Je ne suis pas un incapable.
Dominique : Je n’ai pas dit ça, malgré ta dernière gaffe, je continue à te considérer comme un bon serviteur. Toutefois il faut que tu gardes à l’esprit que tu es fait pour servir et non diriger.
Tom : J’ai compris, je suis un assistant d’une personne illustre. Mais je ne dois pas me laisser aveugler par la gloire que je retire de votre présence.
Dominique : Bien tu fais preuve de jugeote et de discernement. Ta baisse de salaire ne sera peut-être que temporaire.
Tom : Merci beaucoup monsieur Bollet.

Dominique Bollet le président avait une vision particulière des gens, il pensait qu’il était très au-dessus du lot, et que personne au monde ne pourrait un jour l’égaler dans ce qui était intellectuel. Certes le président avait été battu à des jeux de réflexions, par des personnes moins expérimentées que lui. Mais il avait été victime d’un contexte très défavorable, comme une fatigue intense par exemple. Quand il sera empereur du monde, Dominique s’arrangera pour que le fait de se considérer comme aussi doué que lui dans ce qui était intellectuel, soit un crime de lèse-majesté, passible de la peine de mort. Bollet ne rigolait pas avec ceux qui le surpassaient dans ses spécialités, il obtenait très souvent une revanche sanglante contre les concurrents qui le battaient. Tom Malroux le secrétaire se rendit compte que pour rester en vie, il fallait qu’il perde quand il jouait au jeu des échecs avec son patron. Même si son niveau s’avérait très supérieur à celui du président. En effet Malroux fut plusieurs fois champion de France, Bollet était un bon joueur, cependant il ne faisait clairement pas le poids.
Malgré le fait que Dominique fut pendant les dix premières années de sa vie, un élève peu brillant, il manquait de tolérance à l’égard de ceux qui connaissaient des difficultés scolaires. Ainsi quand il deviendra empereur, il rendra obligatoire la stérilisation des adultes analphabètes, les personnes majeures qui ne sauront pas lire et écrire, ne pourront pas avoir d’enfants. Pour ceux qui résisteront, le président emploiera la manière forte, il prévit un large éventail de sanctions, telle que la castration forcée, assortie d’une amende voire d’une peine de prison. Autrement dit Bollet risquait de rendre sombre l’avenir des gens qu’il estimait peu productifs. Avec Dominique peu de gens resteront longtemps au chômage, car le président développera des travaux forcés pour les demandeurs d’emploi, sauf ceux très gravement malades.

Alphonse : Les amis, Dominique Bollet est encore plus mégalomane que je le pensais, il m’écœure au plus haut point, j’ai envie de lui filer une bonne leçon.
Albert : On pourrait peut-être lui infliger une leçon définitive.
Alphonse : Je le répète encore une fois, l’assassinat est strictement prohibé chez les chevaliers de Gaïa.
Théodore : Il faut quand même admettre, que faire perdre de l’argent à Bollet c’est bien. Mais malgré des années d’efforts, il continue à être une menace puissante pour la nature.
Alphonse : Je comprends votre envie de châtier Bollet, mais je refuse de m’abaisser à son niveau.
Albert : Bollet est hors catégorie en matière d’arrogance et de sadisme Alphonse, tu n’as aucune chance d’arriver un jour à l’égaler en matière de vice.
Alphonse : Quoiqu’il en soit, je considère que la question ne mérite plus d’être débattue. Aucun de nous n’a le droit de tuer Bollet.
Albert : Si tu continues à imposer comme cela tes idées Alphonse, je risque de quitter les chevaliers malgré notre amitié.
Théodore : Il y a un détail important à régler, il s’agit du centre de formation. Albert tu désires que certains des nôtres aillent dans les environs de Genève en Suisse pour s’entraîner. Tu peux donner des détails ?
Albert : Un des nôtres ayant le rang de paladin, dirige un centre de formation au tir. Cela pourrait être très utile pour nos subordonnés d’apprendre à manier une arme à feu.
Alphonse : Je n’ai pas d’objection, mais cela ne doit pas inciter à un relâchement de la discipline. Les chevaliers ne tirent qu’avec des armes assommantes qui ne tuent pas, sauf circonstances très exceptionnelles.
Albert : Ne t’en fais pas, les stages ne modifieront pas l’état d’esprit de nos subalternes. Je m’arrangerai pour que la discipline stricte que tu imposes, ne soit pas ignorée.
Alphonse : Je sais que je dois paraître parfois embêtant. Cependant les meurtriers ont un mal fou à convaincre, peu importe leurs causes et leurs arguments.
Albert : Je ne suis pas tout à fait d’accord, avoir du sang sur les mains n’est pas forcément un handicap. Il existe des politiques qui ont obtenu des promotions, grâce à des massacres.
Alphonse : Le problème est qu’on ne fait pas partie des politiques reconnus. Par conséquent ton raisonnement ne peut s’appliquer aux chevaliers de Gaïa.
Théodore : Quel nouvel endroit veux-tu que l’on cambriole Alphonse ?
Alphonse : Du personnel de la multinationale Ovéa a créé en Sarthe, un zoo de braconnage. On va pénétrer à l’intérieur pour amener au public des preuves de son existence.
Albert : C’est quoi un zoo de braconnage ?
Alphonse : Il s’agit d’un lieu qui sert à fournir des proies aux amateurs de chasse d’espèces protégées, celui de la Sarthe est célèbre pour ses lions et ses hyènes.
Albert : C’est ignoble, il est impératif d’empêcher ce type d’initiative de se répandre en France.
Alphonse : Dans ce cas, je t’invite toi et Théodore à venir avec moi.


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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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