| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Afficher/Cacher la colonne
Accueil >> xnews >> Les terroristes protecteurs chapitre 19 - Nouvelles confirmées - Textes
Nouvelles confirmées : Les terroristes protecteurs chapitre 19
Publié par saulot le 09-09-2017 12:44:30 ( 31 lectures ) Articles du même auteur



Chapitre 19 : Radioactivité saine

Dominique Bollet décida désormais de se passer de secrétaire. Il s’estimait tellement génial qu’il ne demandera plus à un assistant de l’épauler pour découvrir les points forts et les faiblesses de certains projets. Alors il lança le projet radioactivité saine, il s’agissait de promouvoir l’irradiation d’aliments au sein de centrales énergétiques nucléaires. Bollet se vantait d’aider à défendre la bonne santé des gens. Cependant Jérôme Chameau le premier ministre de la France émettait quelques doutes. En effet dans la réalité Bollet méritait plus le titre d’empoisonneur que de défenseur de la santé. Ce promoteur du poulet arrosé de chlore, du bœuf aux hormones et du mouton bourré d’antibiotiques, avait favorisé la mort de plus personnes que des tueurs en série célèbres comme Jack l’éventreur. Il cita souvent l’exemple des États-Unis comme moyen d’imposer ses idées. Mais ce n’est pas parce qu’un pays s’avérait une puissance agricole de premier rang, que ses produits étaient bons pour la santé. Les piqûres d’hormones à trop haute dose étaient dangereuses voire mortelles pour des humains, il serait logique de penser que du bœuf gavé avec cela soit nocif. Le chlore nettoyait mais il existait d’autres solutions moins polémiques et surtout gênantes pour l’environnement. Surtout que le chlore même très dilué demeurait un poison pour un homme. Quant au mouton avalant encore et encore des antibiotiques, il aidait les microbes à développer une immunité partielle à totale contre des médicaments, ce qui était préjudiciable pour les malades humains ayant besoin de certains traitements.

Jérôme : Vous y allez fort de traiter l’agriculture biologique comme une pratique néfaste pour la santé, de relier la baisse de l’espérance moyenne de vie chez les français au bio.
Dominique : Je suis pourtant sincère, le bio c’est du passéisme démodé.
Jérôme : Entre nous je crois que vous saisissez surtout une occasion de nuire à des opposants. La plupart des agriculteurs biologiques ne vous aime pas.
Dominique : J’ai des études qui prouvent mes dires.
Jérôme : Ne vous en faites pas, je suis assez bien payé, pour laisser la majorité de mes scrupules de côté.

Les chevaliers de Gaïa s’interrogeaient sur la démarche à suivre pour contrer Bollet et ses projets diaboliques. Même Alphonse s’avérait assez énervé, il ne comprenait pas comment il était possible de défendre la radioactivité comme un meilleur moyen de préserver la santé que l’agriculture biologique. D’ailleurs en matière de normes ce type d’agriculture était très sévèrement contrôlé, peut-être trop d’ailleurs. Par exemple un petit exploitant bio qui remettait au goût du jour une variété ancienne, et qui affirmait que tel fruit, légume ou céréale possédait une vertu intéressante pour être autorisé à faire de la publicité, devait être prêt à débourser des dizaines de milliers d’euros dans les certifications. Cette procédure extrêmement stricte avait soit disant pour but d’empêcher les mensonges, mais elle aidait aussi sacrément les concurrents spécialisés dans l’agriculture industrielle à empêcher les partisans du bio de faire une publicité néfaste pour leur chiffre d’affaires. Certes un paysan pouvait tenter de ne pas passer par la procédure officielle, de vanter lui-même sans demander de recommandation officielle, cependant dans ce cas de figure, il risquait une amende de plusieurs centaines de milliers d’euros. Comme quoi tout allait dans le meilleur des mondes, les gros avaient le droit à une publicité outrancière, et les petits qui tentaient de se faire remarquer sans se ruiner, étaient amenés à subir le courroux des procéduriers. Ce constat rendait malade Albert, il avait envie d’organiser des meurtres sur les hommes de science et les politiques qui défendaient un système profondément inégalitaire. Théodore partageait cette opinion, même s’il désapprouvait l’idée d’attentat à la bombe promue par Albert pour faire payer certains.

Albert : Les scientifiques sont généralement des vendus. Je crois qu’il faut élargir le spectre de nos actions punitives contre eux.
Théodore : Ce ne sont que des pions aux services de puissants, je préfère me concentrer sur leurs donneurs d’ordre.
Alphonse : Nous ne sommes pas encore assez nombreux pour disperser autant nos efforts. Et puis il arrive que des savants défendent la cause de la nature.
Albert : C’est rare, les scientifiques sont souvent des chiens bien dressés pour produire des études avantageuses pour les riches.
Alphonse : Tu exagères, d’accord des savants doivent par moment compromettre leur intégrité pour des chefs de multinationale. Mais cela ne veut pas dire que tous sont pourris.
Albert : La majorité des scientifiques sert avant tout la cause de l’argent, et non l’intérêt général.
Théodore : Albert même si je partage en partie ton opinion, je vois comme une perte de temps de viser des savants à la place de financiers et de politiques.
Albert : Alors que proposes-tu Alphonse ?
Alphonse : Comme d’habitude un cambriolage.

Ainsi Alphonse et ses camarades pénétrèrent dans les nouveaux bureaux de la division aliments irradiés de la multinationale Ovéa. Ces locaux étaient somptueux, ils contenaient de quoi impressionner le public. Ils étaient presque dignes d’un palais, il y avait des colonnes de marbre, des fenêtres en bois précieux. Un cadre rempli de faste, qui écœura au plus haut point Albert, lui donna des envies de meurtre. 70 à 80% de la population mondiale subissait la famine ou la disette, et les chefs de grandes entreprises liées à la nourriture ne trouvaient rien de mieux que de mener une vie digne d’un noble très dépensier, en ornant de manière ostentatoire les lieux de travail de leurs employés. D’un autre côté cela n’avait rien d’étonnant dans un monde où 99% des richesses étaient aux mains d’une élite sociale composée seulement de quelques milliers d’individus. Il était triste mais logique que des comportements aberrants et outrageants à l’égard des pauvres soient observés. Cependant Albert l’enthousiaste avait du mal à se maîtriser, il devait faire de gros efforts pour juguler sa soif de sang. Ainsi ses gestes se révélaient saccadés, l’enthousiaste perdait en dextérité. Ce qui le fit commettre une grosse erreur sans le faire exprès. Il activa durant une manœuvre de crochetage de porte, une des alarmes silencieuses du bâtiment. En laissant ses pensées noires le dominer, il mit en danger sa liberté et celle de ses compagnons. En fait il mit carrément en marche non pas un mais trois processus d’alerte en partie par la faute de son état d’esprit agressif.

Dominique : Tiens, tiens les chevaliers jouent de nouveau les cambrioleurs contre moi. Je vais bien les recevoir.

Alphonse fut alerté par un bruit d’hélices qui se rapprochait, il regarda les alentours et il découvrit un hélicoptère militaire blanc qui se dirigeait vers eux. À l’intérieur de l’engin volant se trouvait Dominique Bollet qui maniait une mitrailleuse lourde, avec des intentions visiblement sanguinaires. Dès qu’il vit ses ennemis, il décida de faire feu avec son arme, de cribler de balles ses adversaires écologistes. Pourtant bien qu’il enchaîna les rafales, il ne parvenait pas à tuer de chevaliers. Ses projectiles ricochaient sur une sorte de mur invisible. Pourtant bien qu’Alphonse ait un moyen apparemment sans faille de ne pas subir de tirs de balles, il était dans un état de profonde agitation. Son cœur battait la chamade, il suait à grosses gouttes, il se sentait profondément mal à l’aise. En effet son dispositif de protection possédait des effets secondaires gênants, il mettait à rude épreuve le corps. Il s’agissait d’un modèle moins cher que les autres mais en retour il puisait de manière très prononcée dans la vitalité de son utilisateur. Son rayonnement nuisait à la force physique, il causait un affaiblissement à grande vitesse, y compris sur les gens très robustes. Il n’était pas conçu pour un usage de longue durée. Pour arranger les choses, le dispositif souffrait d’un autre défaut qui risquait d’être fatal aussi sur le court terme. Il était nécessaire qu’Alphonse ou un de ses deux compagnons ait rapidement une excellente idée, sinon ils se retrouveront sans doute avec beaucoup de fer dans les entrailles. Pendant un moment Albert eut l’idée d’utiliser Alphonse comme une diversion, mais il se maudit pour son manque de courage. Et puis ses partisans lui pardonneront difficilement ce type de comportement.

Alphonse : Mon bouclier énergétique ne va pas tenir très longtemps. Ce modèle surchauffe au bout d’une minute.
Albert : Si seulement on avait des armes à feu nous aussi, on pourrait résister.
Alphonse : Cela ne changera pas grand-chose, l’hélicoptère nous attaquant est protégé des agressions extérieures par un champ de force. Même un missile ne pourra pas l’endommager.

Alphonse avait raison, l’hélicoptère ennemi, un modèle appelé Invulnérable, bénéficiait d’une technologie le dotant d’une résistance ahurissante aux assauts. Le véhicule volant avait été préparé en hâte, il n’avait pas encore tout son armement, il manquait des missiles et une mitrailleuse. Bollet comptait surtout sur un pistolet pour abattre ses ennemis. Il voulait limiter sa puissance de tir pour pouvoir exposer les corps relativement intacts de ses adversaires au grand jour, comme un avertissement médiatique. Pour couvrir ses arrières il dira qu’il agit en légitime défense. L’engin pouvait encaisser l’explosion d’une bombe performante sans subir en retour une simple éraflure. Il coûtait une somme astronomique, vu qu’en concevoir un nécessitait plus de deux cents millions d’euros de fonds.
Mais d’un autre côté il était d’une solidité extrême grâce à son générateur de bouclier énergétique. Il bénéficiait de l’appui d’un dispositif défensif invisible à l’œil nu, mais particulièrement efficace pour supporter les projectiles. Certes l’hélicoptère n’était pas sans défauts, par exemple il nécessitait un entretien beaucoup plus régulier et minutieux que d’autres modèles. En outre cet engin ne pouvait transporter que trois personnes de par la place que prenaient ses équipements. Toutefois Bollet voyait son super hélicoptère comme un investissement d’avenir, un moyen de s’enrichir considérablement. Il incitera plusieurs états à dépenser de véritables fortunes pour acheter des Invulnérable. Vu qu’il apportait un outil conférant une puissance militaire exceptionnelle, il ne doutait pas une seconde de parvenir à ses fins en matière d’écoulement des stocks de son engin volant. D’un autre côté la joie d’atomiser des chevaliers, laissa rapidement la place à un prodigieux énervement. Bollet voulait massacrer, pourtant ses ennemis commettaient le mauvais goût de persister à rester en vie. Alors il se mit à trépigner, et à tirer en l’air avec son pistolet pour se calmer les nerfs. L’ennui venait du fait qu’il visa mal, et qu’il provoqua un court-circuit dans la machinerie électronique de son hélicoptère. Cet engin n’était pas conçu pour préserver des délires quand un passager ou un pilote s’adonnait à des loufoqueries à l’intérieur avec une arme. Résultat l’Invulnérable dut se poser en catastrophe. Bollet était vivant mais il ne pouvait plus nuire pour l’instant contre les chevaliers.

Jérôme : Je suis désolé monsieur Bollet, mais je dois vous désavouer.
Dominique : Pourquoi cela ?
Jérôme : Les chevaliers ont prouvé que les aliments irradiés sont mauvais pour la santé.
Dominique : Pourtant l’irradiation cela tue la plupart des microbes.
Jérôme : Les chevaliers ont démontré que ce processus présente une faille majeure, il nuit à la mémoire immunitaire du corps.
Dominique : Vous êtes idiot de croire les fables d’écologistes.
Jérôme : Je ne vais pas m’amuser à nier la biologie élémentaire. Un corps a besoin d’aliments qui contiennent une certaine quantité de microbes pour que les défenses immunitaires fonctionnent bien. Or votre procédure qui garantit presque 0% de virus et de bactéries est néfaste.
Dominique : J’ai des études qui prouvent le contraire.

Jérôme : Les chevaliers ont montré que vous avez falsifié la vérité, licencié les scientifiques qui osaient produire des documents infirmant vos arguments publicitaires. Vous devriez déjà être content de ne pas être envoyé en prison, de n’avoir écopé que d’une amende.

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
35 Personne(s) en ligne (14 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 35

Plus ...