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Nouvelles confirmées : Les terroristes protecteurs chapitre 21
Publié par saulot le 18-09-2017 18:06:14 ( 22 lectures ) Articles du même auteur



Chapitre 21 : Gestion

Albert et Théodore les chevaliers de Gaïa, avaient été capturés par des méthanistes. Ils furent fouillés méthodiquement, ainsi ils ne pouvaient plus compter sur leur couteau, et d’autres outils pour essayer de s’évader. En prime ils s’avérèrent attachés avec des liens d’une solidité extrême. Leurs entraves n’étaient ni de la corde ou des chaînes en fer, mais des câbles de titane, un métal servant dans l’élaboration de certains coffre-fort. Albert l’enthousiaste se promit solennellement d’opérer dans l’année un pèlerinage dans le site le plus sacré lié à la vénération de Gaïa, s’il s’en sortait. Même si le voyage vers le lieu de culte constituait une épreuve difficile, en effet il fallait braver différents dangers comme les serpents extrêmement venimeux, les hordes de millions de fourmis agressives capables de tuer un homme en quelques secondes, et d’autres joyeusetés avant d’arriver au sanctuaire religieux. Sans un guide les chances de survie n’étaient pas très élevées, pour une personne non habituée à évoluer dans une immense jungle. Néanmoins Albert devait entamer le périple seul, et sans aucune assistance, pour prouver sa valeur et, montrer qu’il possédait les faveurs de Gaïa. Même si l’essentiel de ce qu’il connaissait de la faune et de la flore africaine, il le tirait de livres et de documentaires animaliers.
Théodore le prudent se sentait vraiment stupide, il songeait très sérieusement à renoncer à son alliance avec l’enthousiaste, s’il s’en tirait, peu importe les conséquences. Il obtint des ressources et, des acolytes supplémentaires en se compromettant avec Albert, mais il avait aussi l’impression de jouer un jeu très dangereux pour son honneur. Théodore même dans une situation de détresse, refusait de prier pour appeler une divinité ou une entité au secours. Il continuait à rester fidèle à son principe selon lequel la religion ne servait pas à grand-chose.

Dominique : Monsieur Cého, je n’arrive pas à enlever les masques de nos ennemis.
Albert : C’est inutile, nos masques sont spéciaux. À moins que je ne le veuille, il est très difficile de m’ôter mon masque.
Dominique : C’est dommage j’aime observer les traits de ceux que je vais tuer. J’apprécie beaucoup leur peur quand mes ennemis se rendent compte qu’ils vont mourir.
Xavier : Nous n’allons pas tuer nos adversaires mais les intégrer.
Dominique : Je sens une haine intense chez nos ennemis, leur laver le cerveau sera compliqué.
Xavier : J’ai mis au point une nouvelle version de la potion d’illumination. J’ai envie de la tester sur des personnes coriaces.
Dominique : Avant de le faire il faudrait peut-être interroger nos adversaires, pour que ceux-ci nous livrent des informations.
Xavier : Je sais que la potion peut tuer dans certains cas, toutefois j’ai l’intuition que nos ennemis nous raconteront n’importe quoi, tant que leur esprit ne sera pas illuminé par la foi en Méthane.
Albert : Je préfère mourir plutôt que de devenir un adepte du dieu de la pollution.
Dominique : Il y a une chance sur deux que cela soit le cas, si tu absorbes la potion d’illumination.
Xavier : Je ne crois pas que tu décèderas, Méthane m’a informé qu’il avait de grands projets pour toi, chevalier de Gaïa.
Dominique : Si nos ennemis sont des chevaliers, je vous déconseille d’essayer de les convertir monsieur Cého. Leur fanatisme pour nous combattre est effrayant.
Xavier : Tu as raison sur le fait que les chevaliers sont sans doute nos plus farouches adversaires. Mais cela renforce leur valeur, chaque chevalier converti à la cause de Méthane est un splendide trophée qui enchante notre dieu.
Dominique : Sans doute, toutefois j’ai très peur que les chevaliers s’ils survivent à la potion, n’essaient de nous jouer des tours, et manigancent pour nous détruire de l’intérieur.
Xavier : Ais foi en Méthane, je suis certain que la capture des chevaliers aujourd’hui fait partie de ses desseins.
Dominique : Très bien monsieur Cého, si vous êtes certain de vous, il n’y a aucune raison de douter du bien-fondé de vos actions. Ugh. Il s’écroule.
Xavier : Qui est là ? Il s’écroule à son tour.

Alphonse : Les gars il faut partir, la police va bientôt arriver.
Albert : Comment nous as-tu trouvé ?
Alphonse : Plus tard les explications, d’abord il est nécessaire de s’enfuir.

Une fois de retour à un de leurs repaire, Alphonse le modéré demanda des explications à ses deux amis. Théodore ne savait pas quoi inventer comme mensonge crédible. Il regardait fréquemment par terre, et il bougeait ses mains, ce qui était chez lui le signe d’une grande nervosité. Il se sentait soulagé d’être en vie, et libéré, mais il craignait que le modéré découvre la vérité sur ses activités meurtrières. Théodore s’avérait tiraillé, il désirait ardemment ne pas devoir lever la main sur son ami, mais il ne voyait pas d’autre solution pour se tirer de sa situation embarrassante. Néanmoins même dans un moment d’urgence et de contrainte extrême, il voyait comme un acte impardonnable d’oser faire du mal au modéré.
Alphonse s’interrogeait, il avait un pressentiment selon lequel ses deux amis les plus intimes, étaient des assassins. Cela le bouleversait, il ne voulait pas croire en son intuition, il s’imaginait qu’il s’agissait d’un délire stupide. Cependant une partie de lui-même, admettait que l’expédition de ses camarades auprès de pollueurs constituait un fait troublant. Les deux compagnons secourus se muraient dans le silence, et adoptaient une attitude de personnes lourdement fautives. Cette manière de se comporter signifiait un fort sentiment de culpabilité. Le modéré espérait de tout son cœur se tromper, mais il subissait le poison du doute, et de l’appréhension. Il se demandait comment réagir si ses craintes se révélaient justes.
Albert étudiait des dizaines de plans pour fournir une explication plausible, mais il ne trouvait rien qui lui sembla convaincant. Sa partie sanguinaire lui soufflait qu’il fallait réduire définitivement au silence Alphonse, elle lui exposait les nombreux avantages à tirer s’il choisissait une issue meurtrière. Toutefois son amitié le bloquait dans ses mouvements, dix fois il essaya de se lever, dix fois il resta cloué sur sa chaise.

Alphonse : Les gars j’aimerais savoir ce qui vous a pris de partir en mission sans moi.
Albert : Moi et Théodore étions jaloux de ta gloire. Par conséquent on a décidé sans ton aide de marquer le coup, en volant des bouteilles de la potion d’illumination des méthanistes.
Alphonse : Pourquoi étiez-vous jaloux tous les deux ? Je fais des efforts pour partager le mérite de nos opérations avec vous.
Albert : C’est vrai, cependant cela ne t’empêche pas d’être considéré comme le plus méritant des chevaliers de Gaïa par nos subordonnés. Tu es vu comme l’âme des chevaliers.
Alphonse : Tu es sûr de toi Albert ? Je m’arrange pourtant avec énergie pour que nos actions d’éclat à tous les trois, apportent de la bonne réputation de manière égale.
Albert : La plupart des membres des chevaliers, te considère comme indispensable pour l’organisation, tandis que moi et Théodore sommes vus comme des éléments secondaires.
Alphonse : Je suis navré de cette situation, mais que puis-je y faire ?
Albert : Si tu abandonnais ton titre de fondateur en chef, pour avoir le même grade que nous cela serait un bon début.
Alphonse : Je voudrais faire cela, mais j’ai peur d’amener de l’incompréhension et, de la division auprès des membres de base de notre organisation, si je renonce à mon titre.
Albert : Tu y tiens à ta position de chef suprême des chevaliers.
Alphonse : Pas spécialement, cependant nous appartenons à une organisation illégale, où il faut prendre des décisions très rapidement pour survivre. Résultat une certaine hiérarchie possède de l’utilité.
Albert : Cela me semble un argument facile, qui a été employé des centaines, voire des milliers de fois.
Alphonse : Je sais mais cette fois, il est véridique. Néanmoins je ne resterai pas inactif, je vais faire plusieurs rappels à l’ordre auprès de nos subalternes, pour leur montrer que votre mérite à toi et à Théodore est égal au mien.
Albert : Autrement comment as-tu su que nous étions en danger moi et Théodore ?
Alphonse : Gaïa m’a envoyé une vision du futur m’incitant à me dépêcher, pour vous éviter de mourir.
Albert : J’ai l’impression que Gaïa te parle de plus en plus souvent Alphonse. Ai-je tort ?
Alphonse : Non tu as raison, il y a quatre ans, j’avais un message télépathique tous les mois. Actuellement la fréquence de mes contacts avec Gaïa est de l’ordre d’une fois par jour.
Théodore : Cela ne constitue pas une preuve de l’existence d’une divinité. Notre sauvetage grâce à toi, peut avoir été causé par des facultés psychiques personnelles de moi ou d’Albert.
Alphonse : Tu sous-entends que Gaïa n’est pas une réalité, et tu expliques le message que j’ai reçu, par le fait que toi ou Albert possédez des facultés télépathiques, si j’ai bien compris.
Théodore : Parfaitement je veux bien croire dans la télépathie, mais je reste très sceptique sur la présence d’une divinité du nom de Gaïa.

Alphonse le modéré ressentait un immense soulagement, il crut ses deux amis, il leur prêta des nobles intentions, et il éprouva de la culpabilité. Il pensait que l’expédition cavalière et téméraire de ses deux camarades, venait en partie de sa faute. Le modéré estimait qu’il usa trop de son autorité afin d’imposer ses idées. Il eut envie d’abandonner son titre de fondateur en chef, et de mettre en place une relation égalitaire avec ses deux compagnons. Puis il changea d’avis, son orgueil l’incitait à conserver sa place de chef suprême au sein des chevaliers. En outre Alphonse craignait qu’en abandonnant une partie de son pouvoir, que ses deux amis légitiment le recours au meurtre sur le long terme.
Théodore le prudent eut la frayeur de sa vie, il avait l’impression d’avoir vieilli de plusieurs décennies. Même s’il sortit rassuré et confiant de l’épreuve qu’il traversa. Il se demandait s’il ne devait pas arrêter les assassinats, vu les ennuis qu’il faillit subir. Mais ce fut une interrogation de courte durée. En effet le prudent considérait les mises à mort comme un devoir important, il voulait que l’humanité ait un futur radieux. Or il pensait qu’il était nécessaire de sacrifier la vie de certaines personnes ignobles, pour que le plus grand nombre puissent mener une existence paisible et prospère.
Albert vécut un immense moment de joie, quand Alphonse goba son histoire. Cependant sa conviction selon laquelle le modéré devait être remplacé un jour, enfla. La partie méchante d’Albert le disputa pour ne pas avoir profité de l’occasion, d’essayer de prendre le contrôle des chevaliers.

Dominique : Les chevaliers ont mis la main sur de la potion d’illumination, c’est très gênant. D’ici quelques semaines certains pions risquent de se réveiller, de retrouver leur agressivité contre nous les adeptes de Méthane.
Xavier : Ne t’en fais pas Dominique, mes savants sont déjà en train de modifier la recette de la potion. De plus trouver un antidote à la potion, pourra demander des décennies de travail. Il n’y a pas grand-chose à craindre.
Dominique : Devrais-je subir des sanctions, pour le fait que les chevaliers capturés aient été sauvés ?
Xavier : Tu n’étais pas responsable de la sécurité de l’avant-dernier rassemblement méthaniste, donc tu n’as rien à te reprocher.
Dominique : Merci monsieur Cého, je vous suis reconnaissant de votre indulgence.
Xavier : Par contre il y a quelque chose qui m’énerve. Le député socialiste Damien Farre, a demandé une enquête sur les principales entreprises énergétiques, qui soutiennent la cause méthaniste.
Dominique : Vous voulez que je neutralise l’enquête ?
Xavier : Malheureusement il est trop tard pour empêcher des investigations, mais il s’avère encore possible de cacher la vérité.
Dominique : Pourquoi Farre demande une enquête ?
Xavier : Un imbécile trop gourmand a détourné de l’argent, il a payé des actionnaires privés avec des subventions publiques. De plus il a arnaqué des centaines de mairies.
Dominique : C’est un scandale majeur, je vais demander aux journalistes que je contrôle de canaliser l’attention des gens sur d’autres sujets que les frasques de l’imbécile.
Xavier : Tu contrôles des milliers de journaux et des dizaines de chaînes d’informations, mais tu as beaucoup tiré sur la corde ces dernières années. En effet tu as ordonné à des milliers de journalistes de se comporter comme des pantins.
Dominique : Je vois ce que vous voulez dire, vous avez peur que certains de mes reporters essaient de se rebiffer. Toutefois ne vous en faites pas, quand on n’est pas docile et obéissant, on ne fait pas longtemps carrière dans ma multinationale.
Xavier : Il n’empêche que deux précautions valent mieux qu’une. En plus des ordres, la distribution de quelques récompenses pourraient renforcer le zèle de tes subordonnés à t’obéir.
Dominique : Si vous voulez, mais je suis une personne crainte et respectée. Par conséquent mes ordres sont correctement exécutés.
Xavier : Tu es craint mais pas très respecté, Méthane m’a montré des visions où des salariés de ta multinationale se moquaient ouvertement de toi.
Dominique : Qui osaient défier mon autorité ?
Xavier : Je ne sais plus, toutefois Méthane m’a indiqué plusieurs dizaines de fois, que les défiances à ton égard s’avéraient nombreuses.
Dominique : Serais-je une personne qui manque de compétence monsieur Cého ? Suis-je un patron qui gère mal sa multinationale ?
Xavier : Ne t’en fais pas, tu sors clairement du lot, tu fais partie des élus. Mais tu as quand même un défaut, tu ne récompenses pas assez souvent.
Dominique : Je suis entouré d’imbéciles, le monde est rempli d’idiots, c’est difficile de trouver une raison de récompenser des minables.
Xavier : Je comprends ton point de vue, mais si tu désires hâter efficacement l’avènement de Méthane, il est primordial que tu ménages l’orgueil de tes subalternes.
Dominique : Vous avez raison, il est naturel que je provoque de la jalousie, mais si je me montre trop franc, je déchaînerai contre moi une véritable coalition de bêtas.
Xavier : Merci, je demanderai à Méthane de te combler de faveurs.

Jérôme Chameau le premier ministre, demanda à voir Dominique Bollet le président de la multinationale Ovéa, car il était inquiet de ses orientations religieuses. Bollet avait déjà une réputation de dépravé avant d’être méthaniste, cependant les rumeurs à son égard n’étaient pas trop gênantes. Ses richesses et ses sbires arrivaient à faire le ménage vis-à-vis de nombreux curieux. Néanmoins le président manifestait sa foi dans le dieu de la pollution de manière très tapageuse. Il existait plusieurs dizaines de vidéos disponibles sur internet, qui montraient Dominique hors de la France en train de malmener la nature, mettre le feu à des forêts, empoisonner des rivières avec de l’essence, et répandant des déchets nucléaires dans le sol. Jérôme pour sauver Bollet dut faire annuler plusieurs accords internationaux entre la France et certains pays. Même si elle n’était pas toujours très performante, une justice internationale à l’égard des destructeurs de la nature existait. Malheureusement Chameau par cupidité s’arrangea pour saborder des décennies d’efforts, concernant la mise en place d’un système mondial de châtiments contre les pollueurs. Il argumenta en disant que l’écologie ne devait pas être une entrave à l’économie. Pourtant aucun commerce, aucune entreprise ne peut survivre si l’environnement s’avère trop dégradé. Toutefois les actes de Jérôme s’accompagnèrent d’un certain niveau de remords. En effet le premier ministre estimait qu’il poussa très loin le bouchon. Il commençait à regretter sérieusement sa soumission, surtout que le président allait très loin pour satisfaire sa divinité. Par exemple il n’hésitait pas à rendre malades des milliers d’africains, dans le seul but d’obtenir les bonnes grâces d’une entité, que personne n’avait jamais vu hors de songes.

Jérôme : Monsieur Bollet, j’ai appris que vous adhériez au culte de Méthane le dieu de la pollution. Malgré le fait qu’il s’agit d’une secte dangereuse.
Dominique : Qui je prie ne vous regarde pas. De plus nous les méthanistes sommes très utiles, nous apportons l’illumination.
Jérôme : J’ai du mal à comprendre le côté positif de prières à une divinité destructrice, qui encourage la disparition de la nature.
Dominique : Ce monde est destiné à être détruit, seuls les élus de Méthane pourront y survivre. En outre ceux choisis par ma divinité qui mourront renaîtront pour devenir des entités très puissantes.
Jérôme : Le droit de croyance n’autorise pas à prôner la destruction aveugle. Mais bon je suis mal placé pour vous juger, je suis une personne corrompue par l’argent.
Dominique : Exactement vous êtes là pour exécuter mes volontés, en échange d’une grosse somme.
Jérôme : J’ai appris que vous faisiez barrage à l’enquête de Farre le député, bien que ses investigations ne concernent pas votre entreprise. Pourquoi agissez-vous ainsi ?
Dominique : Parce que Farre contrarie les desseins de Méthane. Il est donc de mon devoir de nuire au député.
Jérôme : Je vous conseille de ne pas faire obstacle à Farre, sinon vous aurez contre vous l’opinion publique.
Dominique : Servir mon dieu compte plus que les avis des gens pour moi.
Jérôme : Le fanatisme religieux peut conduire à la déchéance totale.
Dominique : Vous êtes destiné à servir de nourriture ou d’esclave aux démons de Méthane, vu votre esprit étroit.

Heureusement pour Farre le député, les chevaliers de Gaïa lui vinrent encore une fois en aide.

Alphonse : Les gars, je crois que j’ai trouvé quelque chose de très intéressant.
Albert : Montre, en effet ce rapport est accablant, on a de quoi provoquer un scandale monstrueux. Mais que ? Le classeur tenu par Albert, est volé sous ses yeux.
Alphonse : Rattrapons notre voleur de rapport.

Alphonse et ses camarades mettront-ils la main sur la personne, qui s’est enfuie avec le rapport ?


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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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