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Poèmes : "Emile et Madeleine '
Publié par Johan le 06-03-2018 15:29:14 ( 136 lectures ) Articles du même auteur



« Emile et Madeleine »

Chaque matin, lorsque la saison me le permet,
J’attrape, ma besace et mon bâton de noisetier,
Et part en flânerie arpenter, du causse, les sentiers,
Me laissant diriger au gré de mes seuls intérêts.

Mais mes promenades ne pourraient pas débutées,
Sans, qu’en préalable, je passe dire le bonjour,
A mon ami Emile qui me guette chaque jour,
Pour m’offrir un grand bol chaud de bons laits.

L’Emile, âgé, ne marche qu’avec grande peine !
Comme chaque fois, de lui, j’entends ces mots :
« Tu penseras gamin, pour moi, à saluer Madeleine
Ça fait longtemps que je lui ai confié mes maux »

Me voilà donc parti empruntant lentement le grand chemin,
Qui me mène au croisement où se tient la statue de Madeleine,
Magnifiquement sculptée à son image dans un marbre opalin,
Posée sur un socle de pierre blanchi par les confidences des peines.

Elle se tient là, au beau milieu d’un cahot de plates pierres
Éclairée des rayons de lumière venant d’un soleil sans âge
A ses pieds, elle a vu passer, du village, les journaliers d’hier,
Qui, chapeau bas, la saluaient avant de se rendre à l’ouvrage.

Je lui donne le salut du père Emile ainsi que le mien,
M’attardant un peu pour admirer son joli sourire figé.
« Domaidèla » ! C’était ainsi que tous l’appelaient,
Car cette belle et douce châtelaine, jamais ne fut mariée.

Il y a deux siècles et demi, sa vie fut une belle histoire,
Que j’ai découvert par hasard dans de vieux grimoires.
Elle fut la femme d’un seul amour qui ne se déclara pas,
Mais, su ouvrir aux indigents son cœur et son manoir.

Quand je marche sur ce causse, j’ai donc en mes pensées
Deux amis qui accompagnent mes longues randonnées
L’Emile, qui guette mon retour derrière sa baie vitrée
Domaisèla qui me voit passer à chacune de mes virées.

(JR.).

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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