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Poèmes confirmés : Indice
Publié par mercier le 30-04-2018 23:20:17 ( 70 lectures ) Articles du même auteur



Indice

Je ne savais pas que tu étais là,
Oreille bleue tendue vers le soleil,

Traçant une tristesse magnétique ,
Perdue au large de l'immense ciel.

Je ne savais pas que tu étais là,
Mantra de précipice
Martelant tes larmes sur le tambourin des brumes.

Je ne savais pas que tu étais là,
Si près,
Si lent
Que les roches de l'est se sont dispersées
Dans ta musique
Où les spirales insectes
Deviennent intelligentes,
Ces rares esquisses de vent,
ocellées d'incrustations ,
Que la jade des rues
Reconnaît en arrière du vent printanier.

Je ne savais pas que tu étais là,
Miniature animale
Volant vers le zénith,
Virgule d'encens
Dont les membranes sont ciselées
D'approches télémétriques,
Ondes rousses venant de ces mondes irradiés d'insolence.

Je ne savais pas que tu étais là,
Miroir instable installé sur ma toile,
Dessinant
L'orage ,
Le visage
D'une old school réservée
Aux dauphins destitués.

Je ne savais pas que tu étais là,
Dans le murmure des baladins incolores
Qui descendent des rivières pusillanimes
Comme des résistants anémiés
Décidés à en finir avec la nuit.
Un souffle rapide effleure ton iris
et le diadème des étoiles s'illumine
Donnant à tes licornes
L'envie de fonder cette belle nation au pied des arcs-en -ciel,
Tu sais, ce peuple noble
Dont tu faisais partie.

Je ne savais pas que tu étais là,
Argile savante
modelant les ivresses de ton nom hivernal en plein dégel.

Je ne savais pas que tu étais là,
musaraigne si sage
que les dieux venus des pléiades
il y a si longtemps
Te choisirent
Pour devenir leur ambassadrice,
Acheminant le verbe
Vers leurs contrées d'abord herbeuses
Puis numériques,
En phase avec l'azur .

Je ne savais pas que tu étais là,
Accordant ton instrument
En riant
Car l'union est devenue sacrée :
les mendiants de rose se parent .

Astrée est devenue prêtresse de l'aube,
Ton sourire coule depuis le nord
Vers les mers chaudes.
Un oiseau de rizière
Décore ton chuchotement
De lierre diapré et de souvenirs lents.
Ton regard
Rejoint enfin la lisère magique
Où vont tes ancêtres
Tu vis ...
Enfin !



30 Avril 2018

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Helene
Posté le: 01-05-2018 21:56  Mis à jour: 01-05-2018 21:56
Semi pro
Inscrit le: 13-04-2018
De: REIMS
Contributions: 88
 Re: Indice
Très mystérieux mais cela en crée sa beauté.
Merci de ce partage poétique.
LN.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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