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Poèmes : « La rose et la Maman »
Publié par Johan le 26-05-2018 10:23:29 ( 49 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes



« La rose et la Maman »

Ce matin n’était pas comme les autres matins,
Celui-là, je l’attendais depuis bien longtemps.
Je m’étais éveillé seul et habillé plein d’entrain,
Excité par la pensée de vivre un grand moment.

J’arrivais sans bruit jusqu’à la porte de la cuisine,
Qui, entrouverte, permettait d’observer ma mère.
Elle était depuis toujours, de mes rêves, l’héroïne,
L’ange qui me sauvait avec ses remèdes amers.

Faut dire que l’entrevoir là chantant avec la radio,
Toute de bleu vêtu, les cheveux tirés en chignon,
Les mains pétrissant durement la pâte à « rondiaux »,
Etait pour moi, son diable, la plus belle des visions.

Depuis trois mois, après l’école, j’œuvrais en secret,
Dans la forge voisine, à la création d’une rose de métal.
L’idée de me voir occuper à cet ouvrage dans l’atelier,
Etait celle du Maître ferronnier, qui me portait amitié.

Ça faisait longtemps qu’il me laissait trainer ici,
Dans cette forge pleine des bruits du fer qui revit.
Il savait que j’aimais entendre l’enclume qui tintait,
Lorsque rebondissait le marteau de façon rythmée.

Jour après jour, d’exaltations en découragements,
Mes mains d’enfant avaient façonné cette fleur,
Souvent monté sur une caisse pour être à la hauteur,
Du foyer de l’étau où prenait forme l’objet de mon bonheur.

L’ouvrage n’avait pas été sans épines ni sans de gros efforts
Mais ce matin, au pas de cette porte, ma main tenait un trésor !
Ma rose de métal que j’allais ce jour offrir à mon grand amour,
En l’embrassant très fort et en lui criant : « bonne fête maman ! »


Epilogue

En ce jour, de ce bonheur,
Je sus, en cette belle heure,
Pour le bien de mon cœur,
Que ferronnier d’art je serais !


Johan (JR.).

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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