| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> Désillusions d'un monde - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : Désillusions d'un monde
Publié par modepoete le 27-06-2018 17:20:00 ( 11 lectures ) Articles du même auteur



Cliquez pour afficher l



Désillusion d’un monde

Je suis monde qui vous a élu
Et mon heure sera venue
Je me suis enfermé nu
Derrière les tentures tendues
Sur ces noirs murs impurs
D’où suintent le pue
De ces souillures vécues

Et persifle le venin
De ce nouveau matin
Où le prophète ce malin
Mesquin esprit malsain
Qui détruit votre entrain
Vous enchaîne vulgaire larbin

Ma rage bouillonne
Dans ce noir je griffonne
De ma pensée friponne
Des mots d’aumône
Pour quitter l’automne
De votre folie qui me harponne

Ô toi le monstre ! Celui de ma vie
Ne me donne plus cette envie
Sertir tous les vomis
De ces craquelures de vernis
Purulent sur un squelette terni
Rongé par d’abjectes perfidies

Je me hais de n’être
Que violence de paraître
Objet, près à disparaître
Obéissance d’une main à émettre
Cet instinct qui colle à ma fenêtre
Poison de ma pensée qui se défenestre

Le noir me broie et je me noie
Dans l’indifférence d’humains en joie
Et mes pleurs me soudoient
Je ne veux plus les voir sur ma voie
Celle qui m’appelle, douce voix
Interface des malheurs d’autres moi

Voilà mon privilège : Souffrir
Oui souffrir ! Pour m’en sortir
Accroché à vous, tous les fakirs
Vous qui savez épingler l’avenir
De votre monde, prêt à vous convertir
Au pouvoir de la folie, pour me détruire

Je n’écoute plus les prieurs orateurs
Ils forgent en mon sein une tumeur
Elle se faufile dans mon silence rageur
Martyr solitaire dans ma demeure
Elle respire ma honte de n’être vengeur
Quand la mort veut ne plus être frayeur

Je voudrai partir, ne plus revenir
Mais où aller pour me convertir
A une vie simple pour me reconstruire
Là où la nature serait paradis d’avenir
Où le plus rien ne pourrait se ternir
Mais saurait votre âme adoucir
Sans qu’elle n’eût à se soucier de soupirs
Dans l’attente d’un destin à réécrire
Afin de pouvoir cette vie la chérir
ƒC

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
27 Personne(s) en ligne (8 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 27

Plus ...