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Textes d'Auteurs : Lydia
Publié par Loriane le 29-10-2018 15:45:02 ( 571 lectures ) Articles du même auteur



Lydia
(Études latines, XVII)

Lydia, sur tes roses joues,
Et sur ton col frais et plus blanc
Que le lait, coule étincelant
L'or fluide que tu dénoues.

Le jour qui luit est le meilleur
Oublions l'éternelle tombe.
Laisse tes baisers de colombe
Chanter sur tes lèvres en fleur.

Un lys caché répand sans cesse
Une odeur divine en ton sein :
Les délices, comme un essaim,
Sortent de toi, jeune Déesse !

Je t'aime et meurs, ô mes amours !
Mon âme en baisers m'est ravie.
Ô Lydia, rends-moi la vie,
Que je puisse mourir toujours !

Charles-Marie LECONTE DE LISLE
1818 - 1894

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.

Auteur Commentaire en débat
Gilbert
Posté le: 29-10-2018 20:41  Mis à jour: 29-10-2018 20:41
Aspirant
Inscrit le: 16-01-2018
De:
Contributions: 36
 Re: Lydia
Ly-di-a c'est quand même une diérèse qui sonne un peu mal aujourd'hui. Non ?

Répons(s) Auteur Posté le
 Re: Lydia Loriane 30-10-2018 10:14
    Re: Lydia Gilbert 30-10-2018 13:39
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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