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Poèmes confirmés : Le député et ses détracteurs
Publié par modepoete le 04-11-2018 15:14:33 ( 16 lectures ) Articles du même auteur



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Le Député et ses détracteurs

Par un après midi ensoleillé de la fin du bel été
Dans le parc ombragé du petit pavillon blanc
Se reposaient assoupis sur la pierre des bancs
Quatre quidams qui de long temps se connaissaient
¤
L’un avait été député à l’assemblé; Il y légiférait
Homme rude, sévère à la tâche sans concession
Il n’avait de droiture que sa vigilante conviction
Ne pas craindre le larmoiement de la pauvreté
¤
Soudain sur son banc il fut pris d’un brutal malaise
Et son grand âge lui enleva le prestige des jours
De sa faste faconde et à son coté chacun à son tour
Vint le voir et compris que cela n’était point fadaise
¤
Vint un doué syndicaliste au regard vif: L’entreprit
- Alors mon cher! Souvenez-vous quand je vous priais
D’aider nos braves travailleurs ; Qu’avez-vous voté !
Pour les préserver leur bonheur que vous aviez meurtri
¤
D’une voix nasillarde le vieux député usé chuchota
- Je te comprends mon ami mais que veux-tu ton combat
Plein de raison contrariait en son sens ma gaie fiesta
Vaillant as-tu été pour les autres, le sujet n’est plus là¤
Aussi laisse-moi partir; je comprendrai sagement ta raison

Un patron retraité s’approcha, attentif vint prés de lui
- - Vous voilà moins gouailleur!
- En ce jour suis-je soumis
A la superbe de vos lois qui m’ont ruiné à façon
Comment entreprendre de t’aider maintenant, crois-tu !
Que je puisse t’accorder le bénéfice de ma riche bonté

Dans un soupçon de vie le vieux député se permit fatigué :
- Je te comprends! Qu’il fut dur d’accepter toute les vertus »
-J’avais compris toute ta force à me combattre à ton prix
Mais le bénéfice toujours se partage, il y a toi et les autres
Ceux, c’est vrai les avantagés heureux, les bons apôtres
Merci ! Laisse moi périr, je ne puis point avoir de remord
¤
Délaissé par les autres, un ancien brigand libéré le reconnu :
- C’est ta loi qui a laissé au juge, de sévère me condamner
Peux- tu te souvenir! Du grand mal qu’elle m’a d’aise infligé
Tant d’années de prison ont bafoué intransigeantes ma santé
¤
Le vieux député s’étouffait et dans un dernier râle empreint
D’un éclair de lucidité s’exprima dans une faconde dernière
- Non surtout pas toi! Ma loi t’a permis d’être dans la lumière
Quand moi je vais rejoindre le noir, tu ne devrais être plaint
- Non! Surtout pas toi car ton mal fait n’a de comparaison
Avec la loi que j’ai érigée : l’abolition de la peine de mort
Ta sentence fut sage eut égard à la mort qui me prend alors
Tu aurais été trop lâche pour accepter ton sort ; ma contrition
¤
Vous ! Femmes ou hommes de prestige sachez que demain
Quand vous aurez perdu votre majesté et votre bonne faconde
Tous tenteront vils de vous juger sur vos décisions fécondes
Prises en votre raison mais qui auront procuré au demain
Tant de malheurs à vos congénères par vous contraints .
ƒC





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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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