Lettre d'adieu ou lettre à Dieu

Date 08-04-2015 21:32:48 | Catégorie : Poèmes


Lettre d’adieu ou lettre à Dieu




As-tu une épée sur la tète ?

Je ne sais pas quoi dire
Je ne peux que me prosterner
Tu sais que quand je me mire
Je suis des fois consterné
Assit en bas des cieux
Je rêve de te regarder dans les yeux


Dans ces champs de bataille
Règne la loi des racailles
Je regarde ma vie qui se déballe
Je vois des amis cribler de balles

La roue tourne
Mais la routine est maline
Elle me plonge dans la malice
Il est vrai qu’Ilya des délices
Mais on est loin du pays d’Alice
J’ai perdu mon René Dalize
Je sens que l’ange me regarde
Donc avant que je parte
Je te demande d’implorer les cartes

Ne pas perdre mon âme
Ne pas perdre mon arme
Je recharge malgré mes larmes
Je possède une croix sur le cœur à cause des drames

Oui ce dernier n’est plus accessible
Il a peur de la haine
Et si jamais il rate sa cible
Comment sera-t-il considéré aux yeux du système ?

L’histoire d’un cœur coincé au fond du pacifique
Qui n’a plus de place dans une société aux destins fatidiques
Où l’ego surdimensionné est encore fier
Où les hommes s’immolent avec le porteur de lumière


Coincé au fond des tranchées
Je sens le ton monter
Le sang, les ronces hantées


Lettre à Dieu ?
Ou lettre d’adieu
Je ne sais plus sur quel pied danser
Je titube dans ces champs négriers
Le peuple souffre tu entends les chants négriers ?
Sur ce champs de bataille, l’élite me frappe j’aimerai me relever
Mais désormais Je me prépare pour le sommeil profond
L’inconscience qui plonge dans l’ignorance
Un autre monde où les moutons acceptent leur souffrance
Au milieu des ondes et des secondes


N’implorer pas les cartes
Même si aujourd’hui il n’y a plus Descartes
Dans ce monde le destin est inévitable
Comme nos repas du soir sur la carte

Donc avant que tu partes
Toi mon lecteur, je te demande d’essuyer ton arme et tes larmes

Avec tes mains fermes tu Tiendras cette longue épée
Elle est épaisse comme notre société
Tu pourras t’inspirer de Damoclès
Tu te battras jusqu’à la fin des heures
Tu n’auras guère peur des heurts
La pointe est fine, tu peux la tremper dans l’encre
L’ennemi est limité, ne te fais pas de sang d’encre


Jules stephane




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