Elle avance

Date 07-02-2012 14:30:00 | Catégorie : Poèmes confirmés



Elle avance...

La haute silhouette fière avance le pas assuré,
Porte le front droit et calme dans la lumière.
Son corps en équilibre sur ses deux pieds dressée,
Sur la longue file, rayonnante va la première.
Maîtresse de ses passions, délicate pensée.
Son regard porte loin, ses deux yeux grands ouverts.
Son cerveau défie sans peine le savoir caché,
La belle intelligence s' assemble à l'univers.
Analyse, examine, les complexes secrets,
L'esprit sait les étoiles, les confins de la terre;
Initiée rayonne, guide et redonne, elle éclaire.
Porte haut sur sa tête l'entendement éveillé,
Créature de brillance tournée vers ses frères.
L'aura de son soleil les siens a réchauffé.
Marche debout sa sage connaissance pour bannière.
Sous son flambeau loue l'excellence de la beauté.
Créature flamboyante tournée vers tous ses frères.
Lanterne éblouissante, érudit qui tempère,
Défait nos humains démons, sage porte la paix,
Défriche, fait la route de l'humanité entière.


Et suivent sur l'humaine infiniment longue file...

Leurs pas dans ses pas, les silhouettes à l'arrière,
Avancent, peu nombreuses debout fortement courbées,
Disciples soumis imparfaits, leurs pas acquièrent,
La vigueur, l'ardeur de l' érudit avisé.
Reçoivent auprès du maître l'impulsion nécessaire.
Instruites dans la grâce par la raison élevée,
De la civilisation atteignent la lisière.
Flamboient sous le fanal de l'orient partagé.
Attentifs vigiles des richesses de la biosphère.
Ils sont sereins, et avides de tranquillité.
Prudents, et gardiens du rayonnement de nos pairs,
Tiennent les fils de demain, promesse félicité.
Ces belles âmes créent conçoivent des splendeurs légendaires,
Partagent la radieuse lanterne, acquis couronnés.

Et suivent sur l'humaine infiniment longue file...

Avance la multitude puis, vient une troupe derrière,
Les silhouettes à genoux, sur le sol pliées,
Avancent en désordre, et en conflits s'exaspèrent,
Les conseils des penseurs leur sont hostilités.
Sur eux la froide pénombre pèse de triste manière.
Le poids des ignorances a terni les clartés.
Éclats pauvres reflets devenus éphémères,
Les voici écrasés: règles et rigidités.
La connaissance est bannie, restent les affaires,
Ils avancent sans élan, sans quête, agenouillés,
Les yeux vers le ciel, mains jointes, les genoux en terre.
S' invalident dans des ignorances éhontées.
Défaits d'eux mêmes, de culture, éteints, en prière.
D'abord survivre en enfants de l'humanité.
Supplient pour leur salut l'absent céleste père.
Enfermés toujours, dans leurs esprits étriqués,
S'épuisent, se gavent, se mortifient d'une vie austère.

Et suivent sur l'humaine infiniment longue file...

Ils avancent poursuivis par un troupeau d'enfer.
Foule de silhouettes invisibles, au sol affalées.
Une multitude d'humains rampants, plus loin se terre,
Face dans la fange ils ruminent, menaçant danger.
Encore dans la dantesque nuit vivent dans la guerre.
Respirent le sang, la mort, l'ordure, la chair crevée.
Insensibles, leurs lames volent tuent, arrachent les viscères,
Apprentis humains, explosent sans encore marcher.
Exécutent leurs semblables, sur des désirs sommaires,
Prémices d'hommes à venir, en laideur enfermés.
Si peu sortis de l'oeuf, pourtant déjà sorcières,
Soumis à leurs hormones, vils sorciers enchaînés
Quand les dogmes et croyances, cris de haine qu'ils profèrent,
De l'évolution stoppent leur marche, d'êtres grossiers,
Portent des impulsions de bêtes qui souillent notre terre.

En longue file...
L'humanité avance, espère et délibère,
Sans doute un jour debout, ensemble tous vont marcher.

Lydia Maleville




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