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François Nourissier
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Le 18 mai 1927 à Paris naît François Nourissier, journaliste et un

écrivain français


qui fut, pendant trente ans, membre de l'Académie Goncourt, ses romans et divers écrits lui valurent le Grand prix du roman de l'Académie française en 1965, le prix Femina en 1970, le Prix mondial Cino Del Duca en 2002, ses Œuvres principales
sont : "Un petit bourgeois" en 1964, "Allemande" en 1973, "À défaut de génie" en 2001, il meurt dans la même ville à 83 ans le 15 février 2011.

François Nourissier est successivement secrétaire général des éditions Denoël 1952-1955, rédacteur en chef de la revue La Parisienne 1955-1958, et conseiller aux éditions Grasset 1958-1996. Il a parfois été rattaché à l'école des Hussards.

Il est élu à l'Académie Goncourt en 1977 au couvert de Raymond Queneau, en devient le secrétaire général en 1983 et le président de 1996 à 2002. Il démissionne en 2008 pour des raisons de santé.
En 1962, il a épousé Hélène Cécile Muhlstein 1936-2007, artiste peintre et apparentée à la famille Rothschild. Il raconte leur relation tumultueuse, marquée par l'alcoolisme, dans le livre pseudo-autobiographique, Eau-de-feu 2008.
Frappé d'akinésie depuis le début du XXIe siècle, il se compare avec pudeur à un caméléon et désigne la maladie de Parkinson dont il souffre sous le nom de Miss P.

Il meurt le 15 février 2011, à 83 ans.

François Nourissier est né à Paris en 1927. Il raconte avec humour dans Le Musée de l'homme 1978 qu'il s'était inventé, à une certaine époque, une identité de « Lorrain de fantaisie », à défaut de pouvoir produire des origines sociales plus légitimées. Il a huit ans quand son père meurt subitement à côté de lui, tandis qu'ils sont au cinéma. Le monde de son enfance est étouffant, catholique et féminin. Sans doute faut-il voir là l'origine de composantes essentielles de sa personnalité. En 1945, il fait partie des bénévoles qui, à l'hôtel Lutétia, accueillent les déportés qui reviennent des camps, et il publie, entre 1949 et 1952, des travaux sur les personnes déplacées, tout en poursuivant des études supérieures à Sciences Po. Il occupe d'importantes fonctions éditoriales, chez Denoël de 1952 à 1955, chez Grasset de 1958 à 1996. Élu à l'académie Goncourt en 1977, qu'il quittera en 2008, il assume les contraintes de la position de secrétaire général à partir de 1985, puis de président de 1996 à 2002. Sa connaissance intime du milieu littéraire se retrouve dans plusieurs de ses ouvrages, comme Les Chiens à fouetter 1957.

Nombre des événements de la vie personnelle de François Nourissier seront par la suite rapportés dans ses ouvrages, pour se fondre dans le seul univers qui compte à ses yeux : la littérature. Car il sait depuis toujours que sa vocation est l'écriture. Son premier roman, L'Eau grise 1951, republié en 1986 avec une Préface très éclairante, est remarqué par Jacques Chardonne, ce qui lui ouvre les portes de la reconnaissance littéraire. Il se sent proche du groupe des Hussards Roger Nimier, Antoine Blondin, Jacques Laurent, Michel Déon, parce qu'il partage leur refus d'une littérature asservie à une idéologie, et que – à l'exception notable de Céline – il admire le talent littéraire d'auteurs qui se sont compromis avec l'occupant allemand ou qui traditionnellement sont considérés comme des écrivains «réactionnaires . Il fallait en effet faire preuve, au début des années 1950, d'une grande autonomie d'esprit pour revendiquer une filiation avec Chardonne ou Morand, Montherlant ou Drieu la Rochelle, voire Bernanos et Barrès. François Nourissier acquiert de la sorte, au sein de la république des Lettres, une réputation d'homme de droite , qui ne le quittera jamais tout à fait, qu'il assume et sur laquelle il s'est longuement expliqué Mauvais Genre, 1994, marquant son attachement à l'idée d'une patrie française, son refus de l'intellectualisme engagé, son goût pour les maisons bourgeoises La Maison mélancolie, 2005, les automobiles ou les beaux objets, la discipline du corps et de l'allure.

La carrière de François Nourissier est rythmée par ses activités multiples au sein du monde des lettres. En 1952, il prend la succession de Jacques Laurent à La Parisienne pour en faire une revue moins politique et plus littéraire. À L'Express, aux Nouvelles littéraires, au Figaro et au Figaro Magazine, au Point, il livre d'innombrables articles qui contribuent largement à faire connaître au grand public les livres nouveaux. Sa vie privée alimente une production romanesque abondante, dont la dimension autobiographique n'a cessé de prendre de l'importance, au point de lui faire affirmer que la fiction, tout compte fait, l'intéresse assez peu. Il fait exception, néanmoins, pour L'Empire des nuages 1981 ou Le Gardien des ruines 1992, roman qui brosse un tableau saisissant de la société française de 1938 à 1990.

L'écrivain s'observe avec étonnement, et dégoût parfois. Le style incisif, la pointe sèche du moraliste stigmatisent les faiblesses d'une âme inquiète qui souffre de se sentir sans grandeur Portrait d'un indifférent, 1957 ; Le Musée de l'homme. Dès Bleu comme la nuit 1958, la chronique personnelle se mêle à la matière romanesque, mais c'est Un petit bourgeois 1963 qui fixe la manière de Nourissier, avec ses interrogations sur l'homme moyen d'aujourd'hui. La maladie, beaucoup plus tard, viendra le tourmenter : loin de sonner le déclin de l'œuvre, elle va lui donner une nouvelle vigueur en inspirant des textes magnifiques Prince des berlingots, 2003, qui sont à la fois une méditation sur le corps, le vieillissement et la mort, une forme libre d'introspection et une chronique sociale de la France contemporaine. Lire Nourissier, c'est se souvenir qu'on a lu Montaigne, Rousseau ou Chateaubriand, même si les inspirateurs plus modestement revendiqués par l'auteur sont Benjamin Constant, Michel Leiris, Pierre Jean Jouve ou Aragon, dont il fut l'ami intime et l'admirateur. Prétexte à une réflexion sur le goût littéraire, à l'abri des modes et des faux-semblants, les 865 pages d'À défaut de génie 2000 resteront un chef-d'œuvre d'écriture autobiographique, procédant par subtils glissements d'un sujet ou d'un thème à un autre. L'analyse de soi chez Nourissier ne tourne jamais à la complaisance malsaine : qu'il s'agisse d'analyser l'effritement des couples Eau-de-Feu, 2008, de s'observer soi-même dans ses ridicules et ses tricheries intimes ou de faire l'expérience de la dépossession de soi Roman volé, 1996, toujours la confession reste en deçà de l'obscène pour dire loyalement au lecteur tout ce qu'il est en droit d'attendre des analyses d'un moraliste. L'exploration des ténèbres de la conscience se fait d'ailleurs, il faut le souligner, sans le recours à la psychanalyse, ce qui ajoute à la singularité de l'écrivain dans son époque. Éthique qui donne un sens aux événements d'une vie, la littérature est l'espace naturel dans lequel il se meut.

François Nourissier inverse le processus ordinaire du langage qui, le plus souvent, rapporte la réalité d'un déjà-là psychologique. Je marche au hasard dans ma vie. À cette phrase du Maître de maison 1968, il faudrait ajouter que les perpétuels déplacements de ce hasard sont guidés par un sens intuitif de la meilleure prose française. L'écrivain vit dans sa langue, sa personnalité s'y inscrit pour graver un style. Grand séducteur, Nourissier n'accepte à son tour de n'être durablement séduit que par les mots, qu'il traque à l'infini pour qu'ils lui révèlent quelque jour son visage à lui, sans espoir de le connaître jamais. Le retrait sceptique, le fort pessimisme, l'absence de contestation bruyante, les angoisses du qui suis-je ? et de la finitude sont portés par une écriture vive, pleine, inventive et drôle, sans concession d'aucune sorte. Ce qui fait de François Nourissier l'un des plus authentiques représentants de la tradition vivante d'un classicisme français.

Œuvre

1951 - L'Eau grise
1952 - La Vie parfaite
1955 - Lorca, dramaturge5
1956 - Les Orphelins d'Auteuil
1956 - Les Chiens à fouetter
1957 - Le Corps de Diane
1958 - Bleu comme la nuit
1964 - Un petit bourgeois
1965 - Une histoire française Grand prix du roman de l'Académie française
1968 - Le Maître de maison
1970 - La Crève prix Femina
1973 - Allemande
1975 - Lettre à mon chien
1978 - Le Musée de l'homme
1981 - L'Empire des nuages
1987 - En avant, calme et droit
1985 - La Fête des pères roman La Fête des pères
1990 - Bratislava
1992 - Le Gardien des Ruines
1996 - Roman volé
1997 - Le Bar de l'escadrille
2000 - À défaut de génie
2003 - Prince des berlingots
2005 - La Maison Mélancolie
2008 - Eau-de-feu
Autres
2000 : Albums de la Pléiade : album de la NRF, bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard.

Liens
http://youtu.be/5xT3vin5BwI La Java
http://youtu.be/EPpKApcmwUQ La polka
http://youtu.be/gAOC4R0gfKk Mort de François Nourissier
http://youtu.be/LBhLxzhwSJc
http://youtu.be/vAtbCLQpDag Roman volé


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Posté le : 18/05/2014 21:02

Edité par Loriane sur 19-05-2014 23:31:54
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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