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Johan Jakob Froberger
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Le 18 mai 1616 à Stuttgart Wurtemberg naît Johann Jakob Froberger

musicien, compositeur, organiste et claveciniste allemand, de style baroque, mort le 7 mai 1667 à 50 ans à Héricourt près de Montbéliard, alors dépendant du Duché de Wurtemberg. Il occupe une place particulière dans la musique européenne de son temps, ayant été plus qu'aucun autre en contact direct avec les plus importantes traditions nationales : italienne, française, germanique, néerlandaise et anglaise. Véritable organisateur de la suite de danses, il est compté au nombre des plus importants compositeurs allemands du XVIIe siècle, en ce qui concerne les instruments à clavier.
Issu d'une famille de musiciens, il fut d'abord organiste à Rome, de 1637 à 1641, et reçut les conseils de Girolamo Frescobaldi. Sa vie fut itinérante : il parcourut l'Europe entière, au service de divers princes ou faisant jouer ses œuvres au concert. En 1652, il séjourna à Paris. S'imprégnant des styles et des manières qu'il rencontra, il en fit une synthèse séduisante qui préfigure la réunion des goûts chère aux musiciens français, à François Couperin notamment, au XVIIIe siècle. Il influença des compositeurs comme Bach et Haendel.
À sa double formation, allemande et italienne, il ajouta des éléments empruntés aux musiques française et anglaise.
Son influence se manifesta d'abord au travers de copies manuscrites, car, à l'exception de sa Fantaisie sur l'hexachorde et d'une fugue parues dans des recueils collectifs, toutes ses œuvres essentiellement écrites pour l'orgue ou pour le clavecin ne furent publiées qu'après sa mort, en 1693 "Diverse ingeniosissime", rarissime "e non maj più viste curiose Partite" et en 1696" Diverse curiose" e rarissime Partite".
Elles consistent en toccatas, caprices, ricercari, fantaisies, canzone, suites et fragments de suites.
Froberger constitue, après Frescobaldi et avant Pachelbel, un maillon essentiel de la chaîne de clavecinistes et d'organistes originaires du Sud aboutissant à Bach et se distinguant par une grande rigueur formelle et par une écriture plutôt serrée : cela par opposition à ces artistes du Nord, plus portés vers l'envolée lyrique et la liberté formelle, ayant nom Sweelinck, Scheidt ou Buxtehude.
Nommé organiste de la cour de Vienne en 1636, il est envoyé l'année suivante par l'empereur Ferdinand III, son patron, étudier à Rome auprès de Frescobaldi.
Après avoir voyagé en France, dans les Pays-Bas et en Allemagne, il est de nouveau à Vienne de 1653 à 1657.
Peu avant, il a interdit la diffusion de ses œuvres, qu'on ne connaît que par des impressions posthumes parues à partir de 1693, et surtout par des recueils manuscrits offerts par lui aux empereurs Ferdinand III et Léopold Ier.
Toutes sont destinées au clavier, mais sans qu'il soit précisé s'il s'agit d'un orgue, d'un clavecin ou d'un clavicorde. Son art est la synthèse achevée de ceux des Italiens Frescobaldi et des luthistes et clavecinistes français.
Il fut le créateur de la suite de danses dans sa succession allemande-courante-sarabande-gigue, mais on lui doit aussi des ricercari, des fantaisies, des caprices.
Dans ces œuvres se manifestent souvent une mélancolie et un côté introspectif dont témoignent également ses Lamentations et ses Tombeaux, comme ceux à la mémoire de Blancheroche, luthiste français, ou de Ferdinand III, et qui l'ont fait comparer à John Dowland. Son jeu, selon les témoignages du temps, était d'une qualité exceptionnelle. Une édition complète de sa musique, due à Guido Adler, est parue en 1903.

Sa vie

Fils d'un maître de chapelle à la cour du Wurtemberg, il fait ses études dans sa ville natale, puis, introduit par l'ambassadeur de Suède, parvient à entrer à Vienne au service de l'empereur d'Autriche Ferdinand III, monarque passionné d'art et de musique.
Très vite, en 1637, celui-ci lui accorde un congé pour se rendre en Italie et y parfaire ses connaissances auprès du fameux organiste de la basilique Saint-Pierre de Rome, Girolamo Frescobaldi, dont la renommée est très grande dans toute l'Europe. Froberger, qui est luthérien d'origine se convertit au catholicisme, condition sine qua non pour pouvoir se rendre dans la capitale de la papauté. Cette possibilité doit être considérée comme une faveur insigne au moment où le Saint-Empire se débat dans les grandes difficultés nées de la guerre de Trente Ans.
Il passe quatre années auprès du maître, se pénétrant de son enseignement et composant, à son instar, des œuvres dans la tradition italienne : canzone, toccate, partite, ricercari, capricci, fantasie. Il revient à Vienne de 1641 à 1645, puis retourne à Rome ou il fréquente le savant jésuite allemand Athanasius Kircher et probablement Carissimi.
Il passe à Florence, à Mantoue.
Il revient à nouveau en 1649, mais reprend très vite la route, souvent de façon aventureuse et risquée, cette fois vers les Pays-Bas espagnols l'actuelle Belgique : l'archiduc Léopold, frère de Ferdinand III en est le gouverneur, Bruxelles, Paris, Londres.
Cet artiste, dont le caractère facile et enjoué semble être une des qualités, se lie d'amitié avec le savant hollandais Constantijn Huygens, avec les luthistes et les organistes-clavecinistes français : Blancrocher, Dufault, Denis Gaultier, Roberday, Louis Couperin, les Richard, etc.
À leur contact, il s'initie à la manière française le style brisé et à la suite de danses dont la structure est en train de se formaliser. En 1652 - on est en pleine Fronde - un grand concert est donné en son honneur à Paris.
On le retrouve à Vienne en 1653. C'est à cette même époque qu'au cours d'un passage à Dresde, il participe à une joute musicale avec Matthias Weckmann, qui restera son ami et avec qui il entretiendra une correspondance suivie.

La mort de son protecteur et ami Ferdinand III survient en 1657 : cette mort consterne Froberger qui compose à cette occasion pour le clavecin une remarquable lamentation à la mémoire du défunt. Dès 1658, il quitte Vienne et se met au service de la cour de Wurtemberg : la princesse Sybilla est une amie d'enfance, ancienne élève de son père, amie des arts et musicienne avertie. Il devient donc professeur de clavecin de sa protectrice, qui lui porte beaucoup d'estime et d'admiration. Il s'installe au château d'Héricourt dépendance à cette époque du Wurtemberg, fait d'autres voyages il parvient à Londres en 1662 dans un état de pauvreté total, s'étant fait voler pendant le voyage....et actionne des soufflets d'orgue pour gagner un peu d'argent ; il rencontre Huygens en 1665 à Mayence.

En 1662, il est en Angleterre, puis passe les dernières années de son existence chez la princesse Sybille de Wurtemberg au château d'Héricourt près de Montbéliard, où il meurt subitement pendant les Vêpres.



Son œuvre

Son œuvre essentiellement sous forme de manuscrits est dédiée à l'orgue et, surtout, au clavecin. Elle comprend de nombreuses pièces de forme italienne dans un style proche de Frescobaldi et plusieurs dizaines de suites de danses dont certaines sont vraisemblablement perdues il existe à Vienne deux manuscrits superbement décorés, dédiés à l'Empereur et titrés Libro Secundo 1649 et Libro Quarto 1656 : il y manque, au moins, les numéros 1 et 3.

Froberger participe activement à la mise en forme de la suite de danses et à sa diffusion en Allemagne. Alors que les manuscrits non autographes de Louis Couperin, mort en 1661 et les 2 recueils de Chambonnières imprimés en 1670 rangent les pièces par genre ou sans ordre bien défini, les suites de Froberger sont organisées : d'abord trois danses avec quelques doubles: Allemande, Courante et Sarabande, auxquelles s'ajoute plus tard la Gigue. Cette structure devient la base de la suite classique.

S'il n'est pas le premier musicien européen à voyager : les échanges sont nombreux depuis la Renaissance entre les pays du nord et l'Italie en particulier, Froberger est le musicien le plus cosmopolite de la période baroque naissante : l'Espagne mise à part, il a été en contact avec tous les milieux musicaux de son époque, il en a assimilé les styles et les formes et son œuvre pour les instruments à clavier est une véritable synthèse des traditions italienne, française, anglaise, néerlandaise et germanique,

Froberger est également un artiste sensible, qui invente la musique à programme : de nombreuses pièces initiales de ses suites évoquent, dans leur titre et dans leur écriture, ses aventures personnelles, ses états d'âme. Jean-Sébastien Bach, entre autres compositeurs, avait pour lui une grande estime.

Discographie

Suites, toccatas et fantaisies pour clavecin par Gustav Leonhardt.
Intégrale de l'œuvre pour clavecin par Bob van Asperen.
Pour passer la mélancolie par Bob van Asperen sacd.
Suite de clavecin et Toccatas par Christophe Rousset.
Musique allemande pour clavecin des compositeurs avant Bach par Jacques Ogg Dietrich Buxtehude, Johann Jacob Froberger, édition Globe, paru en décembre 1990
intégrale de l'œuvre pour clavier orgue et clavecin par Richard Egarr, édition Globe - 4 volumes de 2 CD.
"pièces de clavecin" par Blandine Verlet édition ASTREE, CD paru en 1989
"Froberger ou l'intranquillité" par Blandine Verlet édition ASTREE/Naïve, CD paru en 2000.
pièces pour le clavier par Davitt Moroney Orgue Dallam - Lanvellec. collection Tempéraments. CD paru en 1996
"Harpsichord Music" par Lars Ulrik Mortensen, clavecin Thomas Mandrup Poulsen (1984) d'après Ruckers. enregistré en 1990. Kontrapunkt 32040
Concert à la cour des Habsbourg; Ensemble Stravaganza, 1 CD chez Aparté par Thomas Soltani. CD paru en 2012


Liens
http://youtu.be/kkZJGtlrIH4 Toccata et suite mineur
http://youtu.be/pnQlV2nACfQ suite N2
http://youtu.be/ZI5pB08fOsM Strasbourg manuscrit
http://youtu.be/S_gIv9sx8S4 tombeau pour Mr Blancheroche
http://youtu.be/Mwj93kGIIrU Ricercar N)5


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Posté le : 18/05/2014 21:25

Edité par Loriane sur 19-05-2014 22:36:21
Edité par Loriane sur 19-05-2014 22:56:11
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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