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Nouvelles : cheap thrills
Publié par Shoupi le 18-04-2016 19:51:26 ( 545 lectures ) Articles du même auteur



Je n'ai pas l'impression que tu en aies envie.
Je n'ai pas l'impression que tu en aies envie, et moi, j'en ai marre de courir après les gens.
De courir après toi.
De courir.
Je ne veux plus de ça. Je ne veux que de ça. Toute la contradiction est là. Qui es tu ?
Qui suis-je ?
Deux personnes qui ne sont pas supposées garder contact, sûrement.
Deux anciens amis qui ont grandi, se sont oubliés.
Un plus que l'autre.
Ca a toujours été toi.
Je ne suis pas cette fille-là, d'accord ?
Ma tête me dit de t'envoyer balader, ça ne vaut pas le coup de perdre autant de temps sur toi, je t'assure, je m'assure, non vraiment merci. J'ai donné une fois, pardonnable. Deux fois, limite acceptable. Trois fois ? Impardonnable.
Moi j'avance. Moi je fonce. Moi je fuis.
Mon coeur me dit que tu me manques. Je n'en veux pas moi, de ce manque. Qu'est-ce qui me manque au juste, hein ? Qu'est-ce qu'on a, toi et moi, hein ?
Du vent. Deux trois souvenirs. Même pas marquants. Une nuit. Des promesses d'enfant qui ne veulent plus rien dire. "On élèvera nos gosses ensemble." "Meilleurs amis pour la vie." Ca c'était avant et maintenant ça ne compte pas.
Je ne viendrai pas.
Je veux venir.
Je ne viendrai pas. Pour me punir ? Pour me guérir ?
Je ne t'aime même pas.
Tu n'es jamais là. C'est ça, pour toi, 'amis' ?
Ca veut dire quoi pour toi, 'ami' ?
Je ne suis jamais là.
Tu es de ton côté, je suis du mien.
Tu me manques, des fois. Des fois, juste.
Et moi, je te manque ?
J'aime bien penser que oui. Je suis sûre que non.
J'étais sûre qu'il m'avait oubliée, lui. Il se rappelait bien de moi, pourtant, il se rappelait même de tout, il m'a reproché d'avoir disparu, même s'il n'est jamais revenu vers moi, lui, argument nul et non avenu (et ciao bonsoir).
Il n'a pas oublié, quand j'avais mille raisons (et psychoses) de penser que si.
Mais toi, je sais que tu t'en fous.
Tu n'es pas lui.
Tu t'en fous, hein.
En fait, j'aime le croire.
C'est facile de t'en vouloir si j'ai un motif de t'en vouloir.
Et puis si tu ne t'en foutais pas, tu viendrais vers moi, non ?
Moi je ne m'en foutais pas, et je suis revenue.
Moi je ne marche pas comme toi.
Je raisonne en sophismes illogiques qui suivent une non-logique qui me parait sensée.
Je le sais.
Je m'en fous.
Je m'en fous.
Je ne viendrai pas.
Demande-moi pourquoi.
Invite moi encore.
Viens me chercher.
Je m'en fous.
Viens me chercher.
Va te faire foutre, aussi.
Demande moi ce que j'ai sur le coeur.
Ce que tu ne veux pas entendre.
Ce que je ne veux pas admettre.
J'aimerai comprendre pourquoi c'est si dur pour moi.
Sûrement que c'est juste, puisque c'est facile pour toi.
Je ne sais pas moi, trouve quelque chose.
Moi j'abandonne.
J'a-ban-donne.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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