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Re: Les plus beaux sites abandonnés du monde
Semi pro
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De France, enfin, je crois
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Intéressant comme dossier, les photos sont bien choisis. Il y a aussi Ani, très belle ville abandonnée, enfin je ne l'ai vue qu'en photo. Enfin, dossier intéressant, merci.

Posté le : 10/08/2014 16:56
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Couscous, tu as réussi à faire une histoire très drôle. Mélanie n'est-elle que veuve ou bien également assassine ? En tout cas, je me suis bien marré et je ne m'attendais pas à ce qu'elle s'attaque déjà au deuxième. Au plaisir, j'ai bien ri, merci, Alexis.

Posté le : 10/08/2014 12:45
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Partie II : Le déclin

La bâtisse s’effondre sur elle-même, morne monument érigée à la gloire d’une vie radieuse, désormais ruine, cendre et charbon meurtri par le feu de la tristesse. La peinture s’écaille et se craquèle, le perron s’affaisse, la balustrade plie et les pylônes se désagrègent. Le ciel se déchire, les nuages se délitent et la terre se décompose. Le jardin n’est plus qu’un cimetière putréfié où la chaire se prodigue, où les esprits corrompus s’éteignent…
La cigarette rougeoie au bout de ses lèvres, pendante, inerte, et la cendre cède sous son propre poids, s’écrase sur son buste las, indifférent, froid. Les glaçons à moitié fondus la toisent depuis son verre vide de liqueur et elle s’effondre sur le perron. L’alcool profond ancré dans ses veines torpille sa tête et elle reste allongée, la clope encore fumante au creux de sa bouche rougeâtre, pulpeuse, une tâche de sang sur la porcelaine de son teint.
Quatre heures tintent et la sonnette du marchand de glace se fait ouïr en bas de la rue, derrière la rangée d’ormes sévères et bourgeonnés. Les enfants surgissent de leurs maisonnettes et accourent sauvagement, bondissent sur leurs tricycles rouges en direction du vieux vendeur tandis que la bave de la jeune fille continue de s’écouler sur sa joue rougie et les planches rugueuses.
Elle a vingt-trois ans et des poussières, beaucoup de poussière désormais. Le crayon divin a ébauché des cernes sous ses yeux verdâtres et creusé ses joues à la gomme. Sa jeunesse s’estompe et déjà le déclin se dessine sur son portrait obscurci. Le soleil darde sa poitrine et un halo se forme autour de son corps. Elle étincèle de tristesse, enveloppée dans ce drap de lumière et je m’avance sur l’allée de terre asséchée. Ma tête à contre-jour n’est qu’une obscure silhouette et elle semble apeurée, si fragile. Ses doigts fins où glissaient les épais fusains et les fins pastels ne sont plus que des paumes crispées, contractées, repliées sur elles-mêmes...

Posté le : 10/08/2014 12:42
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Quel triste défi Exem, je vais cependant essayer d'y répondre dans mon texte dont voici venir la première partie :

Partie I : L'enfance


La rame s’élance dans un fracas métallique, les roues crissent dans un tonnerre urbain et le wagon perfore la brume matinale, propulsé sur les rails acérés de la ligne bleue. Assourdissant, le train fini par se perdre, les rails se délitent et il s’enfonce dans l’ouate nuageuse, disparait dans le blanc nébuleux, hors du temps et de l’espace…
Recroquevillée au fond d’un maigre siège, son carnet et ses genoux tremblotent au gré des cahots tandis que son crayon esquisse quelques croquis charbonnés au bout d’une triste mine ; son visage est pourtant serein et un mince sourire se dessine au coin de ses lèvres de fusain. La peinture bleutée de ses mèches dégoulinent sur son front, une rivière sur sa tignasse blonde qui finit par plonger dans les ronds enfumés de mascara et les perles d’émeraudes au creux de ses iris encore enfantins. Au bout de son crayon les traits se désagrègent et se charbonnent et le visage se gomme de ses traits saillants, se claque et se décalque sur le papier froissé.
Une main aérienne dégage ses cheveux de son visage puis fouille au fond de son jean troué un paquet Chesterfield en lettres rouges, cigarette à caler derrière son oreille. Elle essaye d’arrêter mais deux ans et des centaines de paquets plus tard, la clope est déjà devenue sa gazoline sur la route des douceâtres chimères. Le paquet est vide et elle frotte le haut de sa tête contre la vitre gelée ; ses mains étreignent ses mitaines ; son cou se crispe violemment ; qui la réconfortera en cette triste matinée ? Le froid l’étreint…
Un air de jazz traverse ses écouteurs et tandis que ses doigts filent sur le papier, trace la figure élancée d’un jeune homme au premier rang, ses pensées divergent vers son avenir, vers ses peurs et ses craintes futures et « Qui suis-je » hante vite ses rêveries et ses cauchemars. Les espoirs s’amassent dans sa tête puis se dispersent au gré des inquiétudes et des doutes, balayés par la puissance de son esprit à détruire les mirages emplis d’espérance.

Posté le : 09/08/2014 18:47
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Re: Défi du 26 juillet
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Bon, bon, bon. Mon texte à un peu foutu le cafard à certains... Je poste ici la version, surement finale, légèrement modifiée en partie une et deux, plus une troisième partie. Un jour y aura-t-il peut-être une suite mais pas cette semaine je pense.

I.


Cric, la flamme s’allume, une bouffée, haleine âcre, la nicotine ancrée dans ses veines, fumée propulsée dans sa bouche, locomotive rutilante sur les rails de ses poumons. Eclaboussures de sang sur son visage, lèvres pulpeuses, rosâtres, visage de porcelaine et chevelure ténébreuse. Deux perles de pluie au creux de ses yeux, maléfice sur son cœur. Serait-ce…Un sourire. Un éclair, puis la foudre et le néant… L’amour ?
J’ai le sida, tu dois l’avoir aussi, murmure-t-elle. Le chaos est si proche (peut-être déjà-là ?), pourquoi m’en soucierais-je, lui répond-il. Elle sourit à nouveau. Le café porté à ses lèvres, tendre amertume sur sa bouche incendiaire. Une goutte brunâtre dévale son menton, s’écrase sur son haut blanchâtre. Merde ! Si belle lorsqu’elle est en colère. Le monde s’effondre, ne te soucie pas d’un simple débardeur, il est trop tard pour ce genre de futilité. Elle serre sa main, si douce. Elle a peur, un frisson parcourt sa peau embrasée, odeur de chair putréfiée, de viande séchée. Il cache sa peur. Quelle tristesse : l’amour n’épargne donc pas la mort, ou l’inverse.

II.

Sa main arrache son visage, déforme sa joue, sa bouche, son menton. Sourire crispée. Pleurs aux bords des yeux verdâtres. Rupture. Son cœur se déchire. Sanglots. Le banc est si dur et la brise si fraiche, les feuilles crépitent, mais point de feu si ce n’est l’amour qui s’évapore, fureur charnelle emportée par les bourrasques acérées. Tranchante sensualité, aura sexuelle qui anéantit leurs corps, désormais ruines, poussière…
Remords sa chair et goûte sa peau de velours. Remords sur son esprit, leurs esprits. Pourquoi nous sommes-nous quittés ? Je ne sais pas, je ne sais plus, ai-je un jour su ? Pourtant, il y avait tant d’amour en moi, en nous, répondit-il. Et bientôt, il n’y aura plus d’amour, nulle part… Ses dents grincent, les siennes aussi. Je t’aime toujours mais… Je ne veux pas finir ma vie dans ce… Les voix se désaccordent, s’écorchent. Le monde s’effondre et leurs timbres s’éteignent, s’envolent, glissent sur les lettres et les mots nasillards. Sa langue nettoie ses lèvres, les pleurs se mêlent à la salive. Sel sur ses papilles. Nous étions si jeunes…

III.


La couverture caresse ses épaules nues et son corps s’abandonne sur les draps plissés, nuage soyeux. La chaleur de l’être aimé suffit à les nourrir. Survivre. Deux mainates à la fenêtre, ou peut-être des passereaux ? N’a jamais été doué en ornithologie. Ailes fuselées, suave mélodie dans leurs becs orangés. Il les pointe du doigt et elle l’enlace tendrement. Tu es un homme sinistre, parfois. Je sais, mais l’heure n’est-il pas au sinistre tandis que s’effondre notre monde ? Il a toujours été comme cela, sinistre ; aussi sinistre que l’amour peut l’être…
Caresse le long de son ventre. Frisson. Une mèche brunâtre dans ses yeux, délicatement relevée derrière son oreille. J’aimerais que cette seconde soit éternelle. Le chaos guette leur chair pourrissante. Elle se trouble. Tu te souviens lorsque… Eclat de sa mémoire oubliée. Oui, je me souviens. Le passé défile si vite au creux de leurs prunelles tremblantes. Serre-moi, juste une dernière fois. Leur peaux roule l’une contre l’autre. Passion. Ne t’inquiète pas, je… Je ne suis plus inquiet. Moi non plus, désormais.

Posté le : 30/07/2014 10:12
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Re: Défi du 26 juillet
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Bacchus, en lisant ton titre, je ne m'attendais pas du tout à cela, mais camembert et bouteille de vin m'ont agréablement surpris. Ton texte se lit tout seul, il est très sympathique et il y règne un esprit de bon vivre ma foi fort sympathique.

Couscous, ton texte est si court mais bien trop triste et bien trop véridique pour tant de femmes... J'ai foutu le bourdon à plusieurs personnes, mais toi aussi, dans le bon sens du terme.

Kjtiti, ton texte m'a remonté le moral ! Très drôle, bourré de jeux de mots autour de ce vicomte, c'est très drôle, et au petit déjeuner, ça se mange sans faim. Super texte pour commencer ma journée !

Posté le : 30/07/2014 10:11
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Re: Défi du 26 juillet
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Voici désormais la première partie de mon récit :

Le Monde s'Effondre,
Ou les Derniers Jours de l'Amour


Cric, la flamme s’allume, une bouffée, haleine âcre, la nicotine ancrée dans ses veines, fumée propulsée dans sa bouche, locomotive rutilante sur les rails de ses poumons. Eclaboussures de sang sur son visage, lèvres pulpeuses, rosâtre, visage de porcelaine et chevelure ténébreuse. Deux perles de pluies au creux de ses yeux, maléfice sur son cœur. Serait-ce…Un sourire. Un éclair, puis la foudre et le néant… L’amour ?
J’ai le sida, tu dois l’avoir aussi, murmure-t-elle. Le chaos est si proche (peut-être déjà-là ?), pourquoi m’en soucierai-je, lui répond-il. Elle sourit à nouveau. Le café porté à ses lèvres, tendre amertume sur sa bouche incendiaire. Une goutte brunâtre dévale son menton, s’écrase sur son haut blanchâtre. Merde ! Si belle lorsqu’elle est en colère. Le monde s’effondre, ne te soucie pas d’un simple débardeur, il est trop tard pour ce genre de futilité. Elle serre sa main, si douce. Elle a peur, un frisson parcourt sa peau embrasée, odeur de chaire putréfiée, de viande séchée. Il cache sa peur. Quelle tristesse : l’amour n’épargne donc pas la mort, ou l’inverse ?

Sa main arrache son visage, déforme sa joue, sa bouche, son menton. Sourire crispée. Pleurs aux bords des yeux verdâtres. Rupture. Son cœur se déchire. Sanglots. Le banc est si dur et la brise si fraiche, les feuilles crépitent, mais point de feu si ce n’est l’amour qui s’évapore, fureur charnelle emportée par les bourrasques acérées. Tranchante sensualité, aura sexuelle qui anéantit leurs corps, désormais ruines, poussière…
Re-mords sa chaire et goûte sa peau de velours. Re-mords sur son esprit, leurs esprits. Pourquoi nous sommes nous quittés ? Je ne sais pas, je ne sais plus, ai-je un jour su ? Pourtant, il y avait tant d’amour en moi, en nous, répondit-il. Et bientôt, il n’y aura plus d’amour, nulle part… Ses dents grincent, les siennes aussi. Je t’aime toujours mais… Je ne veux pas finir ma vie dans ce… Les voix se désaccordent, s’écorchent. Le monde s’effondre et leurs timbres s’éteignent, s’envolent, glissent sur les lettres et les mots nasillards. Sa langue nettoie ses lèvres, les pleurs se mêlent à la salive. Sel sur ses papilles. Nous étions si jeunes…

Posté le : 29/07/2014 11:59
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Re: Défi du 26 juillet
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Donald, je me suis laissé emporter par ton histoire et son côté angoissant, cette dérive spatial. J'attendais impatiemment de redécouvrir notre Terre mais il était déjà trop tard... L'oppression du narrateur est très bien transmis !
Exem, j'ai également beaucoup apprécié l'image du soleil épouvanté. Il y a à la fois beaucoup de tristesse et de beauté dans ce poème...
Arielle, je me suis bien marré en te lisant, pleine crise de désintoxication du chocolat avant 2020. La folie guettait ton héroïne cacaoté (sniffe-t-elle la poudre de cacaoyer ?) et ce rêve dément fini très bien cette histoire drôle et aussi addictive que le chocolat.

Posté le : 29/07/2014 11:57
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Re: Défi du 26 juillet
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Très beau poème que voilà, drôle et émouvant à la fois, on y retrouve plein de thèmes qui se mélangent et se complètent, c'est assez original par rapport au défi mais j'adhère vivement !

Posté le : 28/07/2014 13:15
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Défi du 26 juillet
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Cette semaine, je vous propose d'écrire sur "Les Derniers jours de...". Vous avez carte blanche pour écrire sur les derniers jours d'un lieu, un animal, d'une personne (célèbre ou non), d'un mouvement littéraire ou musical ou cinématographique ou même d'un livre, voire les derniers jours d'un pays, de la Terre ou d'une autre planète, d'une entité autre, d'une force métaphysique ou d'un mythe, d'une histoire, peu importe, vous êtes libre autour des derniers jours de...
Bonne chance dans votre récit !
Alexis17

Posté le : 26/07/2014 00:45
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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