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Re: défi du 27 décembre 2014
Semi pro
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De France, enfin, je crois
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Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu le temps d'écrire, de me concentrer, et de répondre à un petit défi, heureusement les vacances sont passées par là. J'ai donc choisi de faire un petit bilan de l'année écoulée, pas la mienne, enfin un peu, mais une sorte de bilan un peu détourné et où j'ai un peu triché. Enfin, tricher, je ne sais pas, j'ai fait un bilan en tout cas.

(re)Naissance


« Non pas aujourd’hui, merci ». Mes yeux jetèrent un dernier regard à la vitrine illuminée, chocolats et confiseries étalées sous le néon blanchâtre, puis remontèrent sur son tablier bleuâtre, ses épaules délicates, sa nuque tendue, son menton saillant, sa bouche rougeoyante, un sourire sembla s’y esquisser, entre les écailles de rouge à lèvres, ses dents firent deux incises sur les rainures de sa lèvre inférieure et, malgré l’éclairage blafard, dégueulasse, je me sentis l’aimer, je sentis mon cœur déchirer ma poitrine, la faire éclater, des morceaux sanglants retombèrent sur la moquette rouge, une pluie de chair ; mon foie sous la machine à pop-corn, les reins par-ci, un poumon par-là et le reste au ventilateur.
« Au lieu du pop-corn, je voulais plutôt prendre, enfin, vous demander si… voulez-vous, peut-être, je ne sais pas, je voulais vous… Enfin, je vous trouve très… et puis vous… et je… ça vous dirait… qu’on aille… boire… un… verre ? Ou une pizza, ou un restaurant, un concert, un film même peut-être, je ne sais pas, je… Demain ou après-demain, ou quand vous voulez, même ce soir, je… ». Elle hocha la tête et deux mèches brunâtres embrumèrent son regard bleuté ; demain soir, ça sera parfait, murmura-t-elle d’une voix enrouée.

Errance


Une fine bruine caressait mon visage, ma peau satinée éblouie par la lividité des néons, couleurs écarlates brisées sur le terne macadam. La rue semblait avoir été délavée, les tons criards arrachés, les teintes éclatantes sarclées, tout n’était que mines grisâtres et tracés de fusain, horizon métallique, gommé et estompé. Les voitures fusaient sur l’asphalte inondé, un orchestre éraillé ; les roues glissaient dans les flaques, l’eau jaillissait à mes pieds, les rus par centaines se faufilaient entre les impuretés du goudron, dansaient au fil des stries et des entailles, disparaissaient au gré des flaques, ou au détour d’un carrefour.
Je renfonçais mon bonnet, mes cheveux se plaquèrent sur ma nuque, des gouttes perlèrent dans la courbure de mon dos, entre mes omoplates, un frisson. N’aurais peut-être pas dû se contenter d’un débardeur troué, une petite veste n’aurait pas fait de mal. Les éclaboussures devinrent un crachin estival et un torrent dévala mes joues, rivière sans rive sur ma poitrine, le Danube sur mes allumettes. Mon corps chétif s’abrita sous la devanture d’un fleuriste et chercha dans les poches de son jean troué un reste de tabac à rouler. Ma langue glissa sur le papier et la lanière de mon épaule, je laissais tomber ma dernière clope et rattrapait mon saxophone ; le tabac gisait dans une flaque et de son œil brunâtre se moquait.
Les cloches d’une église résonnèrent sur l’acier, neuf coups, peut-être dix, la circulation avait couvert les tintements et je n’avais pu percevoir les derniers échos. Passage sur scène à onze heures, fallait peut-être que je me dépêche. Ai toujours aimé errer, traîner, me languir et me balader, me prélasser et musarder entre les ruelles vides, vides de gens, pleines de bruits, de couleurs et de senteurs, une ville animée, une foule endormie, dissimulée dans l’obscurité.

Mort


« Deux Chesterfield… non trois, et des chewing-gums à la framboise s’il vous plait. ». Je balançais mes pièces sous la grille et l’épicier y fit passer ma commande. Le papier rougeâtre se déchira, un morceau de gomme s’enfonça entre mes lèvres, sauvagement mastiqué, et de la salive acidulée, sucre chimique et parfum acrylique, glissa le long de ma gorge, embauma mes entrailles de ses effluves factices. Aucun goût pour sûr, juste la couleur, un truc psychologique, une connerie plus fade encore que le trottoir, une merde pleine de benzène et de kérosène, pétrochimie sur mon estomac enjoué. Accroc depuis trop longtemps à cette amère fadeur. La cigarette comme remède, poison pour guérir l’addict que je suis, toxique sur toxique. Me condamne à coup de poisons artificiels.

(re)Naissance

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Posté le : 27/12/2014 21:54
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Re: Défi du 17 octobre 2014
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Ahah, non, je suis un grand fana des Pixies, je plaide largement coupable !

Posté le : 21/10/2014 19:05
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Re: Défi du 17 octobre 2014
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C'est dingue comme ce défi à susciter tant d'inspiration, bien joué kjtiti ! Entre le bouquin de géométrie pour Donald, Magic Bob, PN et Exem, le livreur Zalando, je ne sais plus où donné de la tête. Je n'ai jamais été très doué pour les textes humoristiques mais j'ai essayé de me dépatouiller...


J’avais eu beau rouler ma bosse sur tous les dromadaires du pôle Nord, jamais je n’avais autant pataugé dans la neige, les pieds embourbés de glace, le cerveau givré jusqu’au coude. La dernière fois, me semble-t-il, que j’avais, je le crois bien, mis les pieds, il parait, par ici, mon esprit avait fini halluciné aux champignons nordiques, déboussolé par le Sud, soleil couchant à l’Ouest, à l’Ouest d’Eden. Le froid ne m’avait, il faut l’avouer, jamais réussi, aussi loin puis-je me souvenir de mes chimères les plus réelles.

Les Carrrrriiiibbbbbbooouuuus, si bien nommés par nos amis lutins (http://www.youtube.com/watch?v=x6m-pwWCDKU), hurlaient tels des loups en rut je ne sais quelle ode à la pleine lune, chevauchaient fièrement le ciel étoilé à la recherche d’une cheminé, d’un petit feu, d’un grand âtre pour se déglacer le rosbif et se réchauffer les bois. Les flocons avaient par milliers engraissés leur épais pelage mais mes maigres veines, aussi ivres fussent-elles, n’avaient pas supporté les terribles alizés tropicaux de ces douces contrées.

Je ne savais plus trop vers quel pôle j’allais et les ours bipolaires devaient me prendre pour plus schizophrènes qu’une bande de pingouins à Wall-Street. Pffffiou, la prochaine fois, le patriarche irait se faire enguirlander, j’avais les boules et par ce temps ça sentait plus le sapin qu’autre chose. Faut dire que c’te cargaison n’était pas toute légère : vodka pour Papa, cigarettes pour m’man et de quoi occuper le marmot jusqu’à Noël prochain ; tout ça pesait un troupeau de phoques morts et le traineau allait finir en petit bois si je me délestais pas d’ce chargement au plus vite.

Je balançais donc les paquets, pluie de papier argenté au pied des sapins, et je reprenais un peu d’altitude vers le septième ciel ; je vis alors une belle silhouette se dessiner entre deux cumulus neigeux, voluptueuses courbes féminines. Malheureusement, pas le temps de m’arrêter, je repiquais à fond vers la terre ferme, triple looping et double vrille pour impressionner les juges, évitait de peu un chauffard de Malaisian Airlines, tournait à droite après la corne de l’Afrique et me garait entre la lune et la Picardie.

Je regardais au fond de mon traineau, restait désormais un unique paquet bien emballé adressé à la petite Alice. Je crois bien que j’avais fini par tourner en rond, là, avec mes pensées, et que jamais je ne trouverais le pays des merveilles. Saint Klaus allait me taper sur les doigts et Alice n’aurait jamais son lapin blanc mais qu’importe, il était trop tard et j’avais trop bu pour un autre tour du monde…

Posté le : 21/10/2014 11:16
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Re: Défi du 06/09
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Ahah Donald, j'ai bien ri à la lecture de cette nouvelle aux airs absurdes, aux contradictions et aux embrouilles de toute sorte qui perdent le lecteur mais garantissent un certain fou rire. Tu as bien fait varier les différents langages des personnages.
Au plaisir de te relire !

Posté le : 10/09/2014 22:54
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Re: Défi du 06/09
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Voici mon texte, il est court mais je n'ai pas eu beaucoup de temps, j'ai cependant essayé de faire varier les points de vue et les styles aussi, j'espère que cela vous plaira.

I.

Peinture écaillée, humide ; la fenêtre claque et le vent siffle dans nos oreilles. Un mouton poussiéreux s’effondre au sol, délicatement, sans bruit, et la cigarette passe d’une main à l’autre, odeur âcre qui emplit leurs narines, remplit leurs poumons.
Défigurée, tête taillée à même le soleil ; quelques rais dardent sur son visage, l’illumine, la sublime. Elle relâche une amère bouffée ; la fumée opaque dissimule son visage sous un épais manteau blanchâtre et seul son regard bleuté, grisé, blessé, perce la couche nuageuse. Une flèche en son cœur, transpercé.

II.

La bâtisse semble s’effondrer sur nos corps amorphes, peinture décrépie, ternie, et les murs tremblent, valdingués par les bourrasques. La rafale de trop et un amas de cendre s’écrase près de moi, vulgaire pantin léthargique. Vision d’horreur.
Le soleil éclatant. Vision de bonheur. L’herbe atterrit entre ses doigts si fins et elle fourre la sèche au creux de ses lèvres rosâtres. Magnifiquement magnifique. Un jour, qui sait, à moi ; un jour, peut-être, sera mienne. Je suis troublé, perturbé, altéré et sa face angélique dissimulée derrière le brouillard me toise, me perfore de son œil azuré. Magnifiquement magnifique.

III.

Mes yeux divaguent sur les cloisons nues, livides, bourlinguées au gré des sylphides et la brise caresse une mèche sur mon front. Une boule laineuse chute et tombe silencieusement à ses pieds tandis qu’il me tend la douce blonde.
Un nuage balayé et l’astre pointe par la lucarne, un halo lumineux se forme autour de ma tête et je me sens un souffle chaud parcourir ma gorge asséchée. L’amertume parcoure suavement mes bronches ; je la retiens, l’enferme au creux de ma bouche puis j’ouvre mes lèvres ; la brume laiteuse se forme devant mes yeux et j’essaye de fixer sa silhouette au travers, cet homme si nostalgique, si triste et pourtant…

IV.

C’est l’histoire d’un coup de foudre. La scène est banale, une maisonnette abandonnée, une poussière, une cigarette, un rayon de soleil, un regard. Un regard. Un simple regard mais quel regard !

Posté le : 08/09/2014 20:00
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Re: Défi du 06/09
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Bravo Couscous, le changement de point de vue est très intéressant, savoureux si je puis dire avec Albert, c'était très drôle et j'ai bien ri tout du long !

Posté le : 06/09/2014 21:23
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Défi du 06/09
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Salut à vous,
Cette semaine j'ai l'honneur de choisir le défi. J'ai décidé de soumettre votre habileté dirai-je. Pour cela je vous propose d'écrire une même scène ou histoire de manière différente, deux ou plus : vous pouvez varier les points de vue, les styles d'écriture, le format (nouvelle et roman), etc... Bonne écriture, hâte de voir les résultats.

Posté le : 06/09/2014 13:16
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Re: les erreurs rigolottes du cinéma
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Honnêtement, je les vois et je les oublie assez vite mais Faux Raccord est une émission spécialisée sur le sujet. Mais le problème ne vient pas des scripts ou des storyboards mais surtout des accessoiristes, décorateurs, etc, qui peuvent oublier un accessoire, ou en rajouter entre deux prises. Par exemple, ils peuvent oublier de remonter une horloge et si les scènes ne sont pas tournées en plan séquence, des erreurs peuvent se former lors d'une prise
Ex : un acteur fume lors d'un dialogue. Il bégaye sur un mot mais plutôt que de recommencer toute la scène, il répète simplement sa réplique puis le dialogue continue : un décalage se créé entre les réplique et la cigarette qui est plus consumé. Au montage, si le monteur utilise des passages issus de cette prise et des passages issus d'une autre prise, il y a aura un faux raccord sur la cigarette.

Après, les erreurs peuvent être d'un autre ordre : une perche visible, une caméra ou un technicien (que ce soit sur une ombre, un reflet ou même directement dans le champ) les trucages lors de scènes d'action, des plans utilisés à plusieurs reprises (dans Highlander, lors de la bagarre finale, le début de la bataille passe deux fois de suite, une fois sur un plan de loin puis sur un plan rapproché).
Le fait que les plans ne soient pas tournés chronologiquement joue aussi : une actrice est recoiffé d'un plan à l'autre, l'acteur n'est plus mouillé, le soleil bouge...
Parfois, il y a aussi des erreurs purement idiotes : mauvaise orthographe sur les écriteaux dans les films, des erreurs dans le scénario; etc...

En général, les films qui ont le plus de faux raccords sont des films ayant un budget assez conséquent car ils usent beaucoup d'effets spéciaux, ont des grosses équipes, etc... mais les erreurs ne sont généralement pas très visibles. Mais les films indépendants ont très peu d'erreurs : décors naturels, peu d'accessoires, plus de plans séquences puisque moins de caméras...
Cependant les faux raccords sont de moins en moins présents aujourd'hui, corrigés au montage par effets spéciaux (on dissimule tous les trucages maintenant), etc...

Posté le : 28/08/2014 17:04
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Re: les erreurs rigolottes du cinéma
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Pour Gladiateur on peut aussi voir plusieurs camérans ou membres de l'équipe technique lors des scènes de foules, ils sont assez facilement repérables. Mais de toute façon, le cinéma regorge de faux raccords, les cigarettes non tournées en plan séquence en sont un parfait exemple, les cascades automobiles où l'on peut apercevoir les différentes caméras, les ombres, les horloges, etc...
Un superbe film est Piège de Cristal pour ces gaffes facilement repérables : le débardeur de Bruce Willis change du blanc ou vert à plusieurs reprises et lorsqu'Alan Rickman chute de l'immeuble, il est au ralentit mais pas le fond vert.
Enfin bref, j'en passe, j'en ai repéré beaucoup et le Internet regorge de sites dédiés.

Posté le : 27/08/2014 20:39
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Re: Les plus beaux sites abandonnés du monde
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Je vois que mes paroles ont été entendues, Merci !
Au plaisir !

Posté le : 11/08/2014 20:15
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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