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Marie de Médicis
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Le 26 avril 1575 naît à Florence Marie de Médicis

en italien Maria de' Medici, morte, à 67 ans le 3 juillet 1642 à Cologne dans le St Empire,elle est inhumée dans la nécropole de Saint Denisest une reine de France et de Navarre de 1600 à 1610 par son mariage avec Henri IV. Veuve en 1610, elle assure la Régence au nom de son fils, Louis XIII, jusqu'en 1614. Elle devient alors chef du Conseil du Roi à la suite du lit de justice du 2 octobre 1614, et ce jusqu'en 1617, date de la prise de pouvoir de son fils. Elle est la fille de François 1de Médicis et de Jeanne d'Autriche. De religion catholique elle épouse Henri IV et elle a pour enfant Louis XIII, Élisabeth de France, Christine de France, Monsieur d’Orléans, Gaston de France, Henriette de France

En bref

Fille de François de Médicis, grand duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche, Marie de Médicis épouse en octobre 1600 Henri IV, tout juste divorcé de Marguerite de Valois. Le roi espère ainsi mettre la main sur une dot confortable qui lui permette de rembourser ses dettes. En 1601, la nouvelle reine donne naissance au futur Louis XIII puis, au cours des huit années suivantes, à cinq autres enfants. Les relations entre les époux sont néanmoins tendues. Marie de Médicis reproche à Henri IV ses nombreuses infidélités tandis que ce dernier méprise ses favoris florentins peu scrupuleux, Concino Concini et son épouse Leonora Galigaï. Après l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610, le Parlement de Paris proclame Marie régente du jeune Louis XIII r. 1610-1643.
Sur les conseils de Concini, désormais maréchal d'Ancre, Marie abandonne la politique anti-espagnole et protestante d'Henri IV. Elle dilapide l'argent de l'État et accorde des concessions aux nobles rebelles. Bien que Louis XIII arrive en âge de régner en septembre 1614, la régente et le maréchal d'Ancre l'ignorent et continuent de gouverner en son nom. Le 25 avril 1617, le favori de Louis XIII, Charles Honoré d'Albert, duc de Luynes, fait assassiner le maréchal d'Ancre. Marie de Médicis, exilée à Blois, réussit à s'évader en février 1619 et fomente une révolte. Son principal conseiller, le futur cardinal de Richelieu, négocie un accord de paix qui autorise la reine à tenir sa propre cour à Angers. Il lui obtient à nouveau des conditions favorables lorsque la deuxième guerre de la Mère et du Fils, qu'elle provoque en août 1620, se solde par une défaite. Admise à nouveau au Conseil du roi en 1622, Marie de Médicis obtient le chapeau de cardinal pour Richelieu et, en août 1624, persuade Louis XIII d'en faire son principal ministre. Richelieu n'entend néanmoins pas se laisser dicter sa conduite par Marie de Médicis. Il provoque d'ailleurs sa colère en rejetant l'alliance franco-espagnole et en unissant le pays aux puissances protestantes. En 1628, Marie de Médicis est ainsi devenue la plus grande ennemie du cardinal. Lors de la journée des Dupes 10 novembre 1630, elle demande à Louis XIII de renvoyer son ministre. Le roi reste cependant fidèle à Richelieu et, en février 1631, bannit sa mère à Compiègne. Celle-ci s'enfuit alors à Bruxelles, dans les Pays-Bas espagnols, en juillet 1631. Elle ne reviendra jamais en France et mourra dans le dénuement, onze ans plus tard.
Protectrice des arts, Marie de Médicis fit construire le palais du Luxembourg à Paris et commanda une série de tableaux à Rubens pour en décorer les galeries. Marquant le triomphe de la maturité du peintre flamand, ces vingt et une allégories, peintes entre 1622 et 1625, représentent les principaux événements de la vie de la reine.

Sa vie

Marie est le sixième enfant de François Ier de Médicis 1541–1587, grand-duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche 1548–1578, archiduchesse d'Autriche, fille de Ferdinand Ier du Saint-Empire et d’Anne Jagellon.
Elle passe une enfance triste et solitaire, au palais Pitti car elle est orpheline de mère à 5 ans et de père à 12 ans. Son oncle Ferdinand Ier de Médicis monte sur le trône de Toscane et épouse Christine de Lorraine, petite-fille de la reine de France Catherine de Médicis. Nonobstant son désir de donner un héritier à sa dynastie, il fait donner à ses neveux et nièces orphelins une bonne éducation. Marie apprécie particulièrement les disciplines scientifiques et notamment les sciences naturelles, et se passionnera pour les bijoux, les pierres précieuses.
Proche des artistes de sa Florence natale, elle est formée au dessin par Jacopo Ligozzi, où elle se montre très douée ; elle joue aussi de la musique; chant et pratique de la guitare et du luth, apprécie le théâtre et la danse.
Physiquement, elle devient une femme de belle prestance, grande, grasse. Elle a le teint blanc, de petits yeux et des cheveux châtains.
Très dévote, elle est réputée avoir peu de jugement et de largeur d'esprit et, intellectuellement, dépendre terriblement de son entourage. Indolente et nonchalante, elle a pour seuls compagnons ses deux sœurs, Anne et Éléonore, et un frère. Son frère et sa sœur Anne mourront tous deux très jeunes, il ne lui restera que sa sœur aînée Éléonore qui, quelques années plus tard, sera mariée au duc de Mantoue. Après le mariage de sa sœur, il ne lui restera pour seul compagnon de jeux que son cousin germain Virginio Orsini sur qui elle reporte toute son affection.
La richesse des Médicis attire vers Marie de nombreux prétendants, notamment le comte de Vaudémont, frère cadet de Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane, mais surtout tante et tutrice de Marie.
Mais un parti plus prestigieux se présente, le le roi de France Henri IV.

Reine de France

Le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis répond avant tout pour le roi de France à des préoccupations dynastiques et financières. En effet, Marie de Médicis est la nièce de l’empereur romain germanique Ferdinand Ier, ce qui permet d’assurer légitimement une descendance royale en France. De plus les Médicis, banquiers créanciers du roi de France, promettent une dot d'un montant total de 600 000 écus d'or 2 millions de livres dont 1 million payé au comptant pour annuler la dette contractée par la France auprès de la banque Médicis, ce qui vaudra à la reine le surnom de la grosse banquière expression de sa rivale jalouse, la maîtresse du roi Henriette d'Entragues.
Le contrat de mariage est signé à Paris en mars 1600 et les cérémonies officielles sont organisées en Toscane et en France du mois d’octobre au mois de décembre de la même année : le mariage par procuration a lieu à Florence en l'absence du roi qui a délégué une forte ambassade et son favori Roger de Bellegarde qui épouse Marie le 5 octobre dans la cathédrale Santa Maria del Fiore. La future reine quitte Florence pour Livourne le 23 octobre, accompagnée de deux mille personnes qui constituent sa suite, et embarque ensuite pour Marseille qu'elle atteint le 3 novembre suivant. C'est Antoinette de Pons, marquise de Guercheville et dame d'honneur de la future reine, qui est chargée de l'accueillir à Marseille. La marquise a si bien su résister aux projets galants du roi que celui-ci lui a dit Puisque vous êtes réellement dame d'honneur, vous la serez de la reine ma femme. À la grande fureur de Marie, elle constate que son époux royal ne s'est même pas déplacé pas pour l'accueillir. Après son débarquement, Marie de Médicis rejoint Lyon le 3 décembre. Ils se rencontrent enfin le 9 décembre et, après le souper, passent leur nuit de noce. Le 17 décembre, le légat pontifical enfin arrivé, donne sa bénédiction à la cérémonie religieuse du mariage.
Marie de Médicis est rapidement enceinte et met au monde le dauphin Louis le 27 septembre 1601 au grand contentement du roi et du royaume qui attendent la naissance d'un dauphin depuis plus de quarante ans. Marie continue son rôle d'épouse et donne à son mari une nombreuse progéniture 6 enfants en l'espace de 9 ans, excepté les années 1603-1606, période pendant laquelle Henri IV porte ses assiduités vers ses maîtresses.
Marie de Médicis ne s'entend pas toujours avec Henri IV. D'un tempérament très jaloux, elle ne supporte pas ses aventures féminines et les nombreuses indélicatesses de son époux à son égard. En effet, il l'oblige à les côtoyer et lui refuse souvent l'argent nécessaire pour régler toutes les dépenses qu'elle entend réaliser pour manifester à tous son rang royal. Des scènes de ménage ont lieu, suivies de périodes de paix relative. Marie de Médicis tient beaucoup à se faire couronner officiellement reine de France, mais Henri IV, pour diverses raisons, politiques notamment, repousse la cérémonie. Il faut attendre le 13 mai 1610, et le projet d'une longue absence du roi - Henri IV partant conduire une promenade armée pour régler un conflit politique entre des princes du Saint-Empire, l'affaire de Clèves et Juliers - pour que la reine soit couronnée en la basilique Saint-Denis et fasse son entrée officielle dans Paris. Le lendemain, le roi est assassiné.

La régente Marie de Médicis et Louis XIII

Lorsque Henri IV meurt assassiné le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de seulement 8 ans et beaucoup trop jeune pour régner par lui-même. Marie commence par garder les conseillers de son époux. Par la suite, elle s'en sépare et se fait gouvernante de la Bastille. Régente, elle est en position de faiblesse à l'égard de la noblesse du royaume et des voisins européens. Pour affermir son autorité sur le trône de France, elle n'a de cesse de développer un grand protocole emprunté à la cour d'Espagne. Interprète de ballets, collectionneuse, son mécénat artistique contribue à développer les arts en France. En 1615, elle se rapproche de l'Espagne, rapprochement qui se concrétise par un double mariage franco-espagnol. Son fils, le roi Louis XIII, épouse Anne, infante d'Espagne, sa fille, Élisabeth, épouse l'infant Philippe IV d'Espagne.
La politique de la reine provoque néanmoins des mécontentements. D'une part, les protestants s'inquiètent du rapprochement de Marie avec Sa Majesté Très Catholique, le roi d'Espagne, Philippe III. D'autre part, Marie de Médicis tente de renforcer le pouvoir monarchique à l'aide de dames d'atours comme Leonora Galigaï, sa compagne de jeux d'autrefois, et d'hommes comme Concino Concini, l'époux de celle-ci, ce qui déplaît profondément à une certaine partie de la noblesse française. Penchant pour la xénophobie, la noblesse désigne comme responsables les immigrés italiens supposés entourer Marie de Médicis et nuire au royaume de France. Ils s'enrichissent, dit-elle, à ses dépens. Profitant de la faiblesse causée par la régence, des nobles de grandes familles, avec le prince de Condé à leur tête, se révoltent contre Marie de Médicis pour obtenir eux aussi des compensations financières.
En application du traité de Sainte-Ménehould 15 mai 1614, la reine convoque les États Généraux à Paris. Le prince de Condé ne parvient pas à structurer son opposition au pouvoir royal. Cependant, Marie de Médicis s'engage à concrétiser l'alliance avec l'Espagne et à faire respecter les thèses du concile de Trente. Les réformes de la Paulette et de la taille restent lettre morte. Le clergé joue le rôle d'arbitre entre le Tiers État et la noblesse qui ne parvenaient pas à s'entendre. Le lieutenant civil Henri de Mesmes déclara ainsi que les ordres étaient frères et enfants d'une mère commune, la France. Un des représentants de la noblesse lui répondit qu'il se refusait à être le frère d'un enfant de cordonnier ou de savetier. Cet antagonisme profita à la Cour qui prononça bientôt leur clôture. La régence est officiellement close à la suite du lit de justice du 2 octobre 1614, mais Marie de Médicis devient alors chef du Conseil du roi de France, et dans les faits garde tout son pouvoir.
Une période de calme relatif suit les cérémonies du mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche le 21 novembre 1615 à Bordeaux.
Un an après la fin des États généraux, une nouvelle rébellion de Condé permet son entrée au Conseil du roi par le traité de Loudun du 3 mai 1616, qui lui accorde également la somme d'un million et demi de livres et le gouvernement de la Guyenne.
Pendant ce temps, les protestants obtiennent un sursis de six ans à la remise de leurs places de sûreté au pouvoir royal.
En 1616, les exigences de Condé deviennent si importantes que Marie le fait arrêter le 1er septembre et conduire à la Bastille. Le duc de Nevers prend la tête de la noblesse en révolte. Le 25 novembre 1616, Richelieu est nommé secrétaire d'État pour la guerre et les Affaires étrangères.

C'est bien des années après, lorsque Marie de Médicis est exilée par son fils, que naît lentement la légende noire de Marie de Médicis : on parle alors de montée en puissance de ses favoris italiens, du gaspillage financier causé par l'appétit financier de la reine et de son entourage, de la maladresse et de la corruption de sa politique qui auraient dominé sous son gouvernement. Par ailleurs, la reine et le roi son fils s'entendent mal. Se sentant humilié par la conduite de sa mère, qui monopolise le pouvoir, Louis XIII organise un coup d'État, le 24 avril 1617, appelé un coup de majesté en faisant assassiner Concino Concini par le marquis de Vitry. Prenant le pouvoir, il exile la reine-mère au château de Blois.

Le retour politique et culturel

Le 22 février 1619, la reine s'échappe de sa prison par une échelle de corde, franchissant un mur de 40 m éboulé. Des gentilhommes lui font passer le pont de Blois et des cavaliers envoyés par le duc d’Épernon l'escortent dans son carrosse. Elle se réfugie dans le château d'Angoulême puis provoque un soulèvement contre le roi son fils guerre de la mère et du fils.
Un premier traité, le traité d'Angoulême, négocié par Richelieu, apaise le conflit. Mais la reine-mère n'étant pas satisfaite, relance la guerre en ralliant à sa cause les Grands du royaume "deuxième guerre de la mère et du fils". La coalition nobiliaire est rapidement défaite à la bataille des Ponts-de-Cé par le roi qui pardonne à sa mère et aux princes.
Conscient qu'il ne peut éviter la formation de complots tant que Marie de Médicis reste en exil, le roi accepte son retour à la cour. Elle revient alors à Paris, où elle s'attache à la construction de son Palais du Luxembourg. Après la mort de Charles d'Albert, duc de Luynes, en décembre 1621, elle effectue peu à peu son retour politique. Richelieu joue un rôle important dans sa réconciliation avec le roi. Il parvient même à faire revenir la reine-mère au Conseil du roi.
À cette époque, Marie de Médicis joue un grand rôle dans la vie artistique parisienne en commandant de nombreuses peintures, notamment à Guido Reni et surtout à Rubens qu'elle fait venir d'Anvers pour l'exécution d'une galerie de peintures composées entre 1622 et 1625 consacrées à sa vie le cycle de Marie de Médicis. De nos jours, il subsiste 24 tableaux conservés au Louvre.

La chute et l'exil.

Marie de Médicis continue à fréquenter le Conseil du roi en suivant les conseils du cardinal de Richelieu, qu'elle a introduit auprès du roi comme ministre. Au fil des ans, elle ne s'aperçoit pas de la puissance montante de ce protégé et client. Quand elle en prend conscience, elle rompt avec le cardinal et cherche à l'évincer. Ne comprenant toujours pas la personnalité du roi son fils, et croyant encore qu'il lui sera facile d'exiger de lui la disgrâce de Richelieu, elle tente d'obtenir le renvoi du ministre. Après la Journée des Dupes, le 12 novembre 1630, Richelieu reste le principal ministre et Marie de Médicis est contrainte de se réconcilier avec lui.
Elle décide finalement de se retirer de la cour. Le roi, la jugeant trop intrigante, l'incite à partir du château de Compiègne. De là, elle s'enfuit le 19 juillet 1631 vers Etroeungt Comté de Hainaut où elle dort avant de se rendre à Bruxelles. Elle compte y plaider sa cause. Cette évasion n'était qu'un piège politique tendu par son fils qui avait retiré les régiments gardant le château de Compiègne. Réfugiée auprès des ennemis espagnols de la France, Marie de Médicis est privée de son statut de reine de France, et donc de ses pensions.
Pendant ses dernières années, elle voyage dans les cours européennes, aux Pays-Bas espagnols auprès de l'Infante Isabelle et de l'ambassadeur Balthazar Gerbier qui tente de la réconcilier avec Richelieu, en Angleterre pendant 3 ans où elle côtoie les réfugiés protestants, puis en Allemagne auprès de ses filles et de ses gendres où elle tente à nouveau de former une ligue des gendres contre la France, sans jamais pouvoir rentrer en France alors que ses partisans sont embastillés, bannis ou condamnés à mort. Réfugiée dans la maison prêtée par son ami Pierre-Paul Rubens à Cologne, elle tombe malade en juin 1642, et meurt dans le dénuement le 3 juillet 1642, quelques mois avant Richelieu. Son corps est ramené à Saint-Denis, sans grande cérémonie, le 8 mars 1643, tandis que son cœur est envoyé à La Flèche, conformément au souhait d'Henri IV qui voulait que leurs deux cœurs fussent réunis. Louis XIII meurt au mois de mai suivant. Son tombeau est profané en 1793.
De nouveau, le roi est un enfant et la régence est confiée à la veuve du roi défunt, Anne d'Autriche.

Descendance

Louis XIII, roi de France
Élisabeth, reine d'Espagne
Christine, duchesse de Savoie
Monsieur, duc d'Orléans 1607-1611
Gaston, duc d'Orléans
Henriette, reine d'Angleterre.

Postérité littéraire

María de Médici, por Frans Pourbus, c. 1606, musée des beaux-arts de Bilbao.
Honoré de Balzac porte sur elle un jugement très sévère dans son étude Sur Catherine de Médicis, estimant qu'elle a beaucoup nui :
« Marie de Médicis, dont toutes les actions ont été préjudiciables à la France, échappe à la honte qui devrait couvrir son nom. Marie a dissipé les trésors amassés par Henri IV, elle ne s'est jamais lavée du reproche d'avoir connu l'assassinat du roi, elle a eu pour intime d'Épernon qui n'a point paré le coup de Ravaillac et qui connaissait cet homme de longue main ; elle a forcé son fils de la bannir de France, où elle encourageait les révoltes de son autre fils Gaston ; enfin, la victoire de Richelieu sur elle, à la journée des Dupes, ne fut due qu'à la découverte que le cardinal fit à Louis XIII des documents tenus secrets sur la mort d'Henri IV6. »

Michelet a également contribué au dénigrement de Marie de Médicis.



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Posté le : 24/04/2015 18:12
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Re: Marie de Médicis
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Salut!
Oui, c'était une grande femme. Néanmoins, je la considère comme une figure exceptionnelle, mais aussi controversée. Ma femme est historienne et c'est elle qui m'a inculqué l'amour de ce domaine. À un moment donné, nous l'avons rencontrée en ligne. Et ils ont trouvé beaucoup de choses en commun. Surtout en ce qui concerne la France. Notre passion est surtout la Renaissance. Je ne peux pas imaginer comment une telle femme, quoique issue d’une famille noble, a réussi à vivre une vie aussi longue et mouvementée. Après tout, il y avait tant d'intrigues et de complots. Elle est peut-être l'une des femmes politiques les plus prévoyantes de l'histoire de l'humanité.

Posté le : 29/06 15:56
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Re: Marie de Médicis
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Merci pour ton passage.
Les femmes ont traversé des périodes terribles et se devaient d'être particulièrement volontaires et courageuses.
La vie est tellement plus douce de nos jours.
Cordialement.
LM

Posté le : 01/07 17:09
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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