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Pierre Lazareff
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Le 24 avril 1972 meurt à 65 ans Pierre Lazareff

à Neuilly sur Seinené le 16 avril 1907 à Paris, journaliste, patron de presse et producteur d'émissions de télévision français. Il est éditeur de : France-Soir, France Dimanche, Le Journal du dimanche, Télé 7 jours
Il a pour autres activités, producteur de télévision " Cinq colonnes à la une ". Il assure la direction artistique de théâtres. Il étudia au Lycée Condorcet, Hélène Lazareff est son épouse

En bref

Sur France-soir : Le 7 novembre 1944, France-Soir paraît pour la première fois, sous le double titre France-Soir - Défense de la France ; ce dernier était celui d'un organe clandestin fondé en 1942 par Robert Salmon et Philippe Viannay. France-Soir va reprendre les installations de Paris-Soir et une place équivalente sur le marché de la presse ; Pierre Lazareff, ancien directeur de la rédaction de Paris-Soir, entre à France-Soir en septembre 1944 pour y occuper le même poste. En 1946, la F.E.P. (société éditrice de France-Soir) fusionne avec Publi-France, filiale du groupe Hachette et éditrice de Paris-Presse. En 1952, les deux quotidiens sont regroupés dans une même société, et la fusion des titres devient complète en 1970 ; Paris-Presse n'est plus dès lors que le sous-titre de France-Soir. Sous l'impulsion de Pierre Lazareff, directeur de la rédaction jusqu'à sa mort, en avril 1972, France-Soir va devenir le grand quotidien populaire français du soir. Il atteint une diffusion de 1 128 000 exemplaires en 1958, et connaît ensuite un certain tassement (868 000 exemplaires en 1970), en dépit de l'absorption de Paris-Presse. Pierre Lazareff sera remplacé, successivement, par Jean Méo, Henri Amouroux et Jean Gorini sans qu'aucun d'eux ne parvienne à réajuster la formule du quotidien pour enrayer son déclin. Finalement, le groupe Hachette vend le quotidien, en 1976, à la société Presse-Alliance, dominée par Robert Hersant ; quatre-vingts journalistes quittent alors le quotidien, faisant jouer la clause de conscience. C'est le fils de Robert Hersant, Jacques Hersant, qui devient P.-D.G. du journal, jusqu'à la nomination de Philippe Villin à l'automne de 1988. Plusieurs directeurs de la rédaction vont se succéder pendant cette période, sans parvenir à refaire de France-Soir, dont le tirage est tombé à 300 000 exemplaires, le grand quotidien populaire des années 1960. Après avoir envisagé la revente du titre, Robert Hersant, qui a repris personnellement la direction du journal, opte pour la mise en place d'un plan de redressement : licenciements, vente de l'immeuble de la rue Réaumur et transfert de la rédaction à l'est de Paris. Parallèlement, il entame l'informatisation de la rédaction et tente d'implanter comme journaux de banlieue les éditions de France-Soir en distribuant gratuitement un journal hebdomadaire pour amener ensuite ses lecteurs à acheter le quotidien. Malgré cela la situation du titre reste précaire, la diffusion diminuant toujours. Après la mort de Robert Hersant, la situation économique du groupe Hersant, lourdement endetté, conduit à larevente du titre, en 1999. Les difficultés persistantes du quotidien aboutissent à la déclaration de cessation de paiements en 2005 et à son rachat, après un rude conflit avec les journalistes inquiets pour leur indépendance, par l'homme d'affaires Jean-Pierre Brunois. Christine Leteinturier

Sa vie

ll était un grand patron de presse, passionné, bouillonnant d'énergie et toujours à l'affût de nouvelles créations. A 14 ans, alors que son père le croit en classe, il débute au Journal du peuple en résumant les communiqués syndicaux qu'il va chercher à la Bourse du travail. 3 ans plus tard, il lance son premier hebdomadaire, Illusion, avec 3000 F prêtés par une mère complice.
Après la guerre, il dirige le journal Défense de la France qui devient rapidement France-Soir. Commence alors la fondation d'un nouvel empire avec l'absorption de plusieurs concurrents Paris-Presse et la création de nouveaux journaux "France-Dimanche", Elle, Le Journal du dimanche.
Le 9 janvier 1959, avec P. Desgraupes et P. Dumayet, il créait à la télévision un nouveau style de magazine, Cinq Colonnes à la une.
Pierre Lazareff naît en 1907 à Paris. Il grandit à Montmartre, auprès de ses parents, juifs d’origine russe, qui ont fui les persécutions et l’antisémitisme. Ses amis d’enfance ont pour nom Annabella, Ray Ventura, Marcel Bleustein-Blanchet, Jean Gabin ou Jean Effel et sont tous promis à un avenir glorieux. Lazareff révèle très jeune ses dispositions pour une carrière dans le journalisme.
Il est en effet à peine âgé de 9 ans lorsqu’il invente son premier journal, de 14 ans lorsqu’il publie son premier article dans le quotidien Le Peuple et de 17 ans lorsqu’il crée son propre hebdomadaire intitulé Illusion.
Les rencontres décisives Mais les lumières de Montmartre et du music-hall l’attirent tout autant : il devient le secrétaire de Mistinguett, avant d’être nommé à la direction artistique du Moulin Rouge, puis de collaborer avec une dizaine d’autres théâtres parisiens. Parallèlement, il prête sa plume à différents journaux comme L’Echo de Paris, Le Soir, Paris Matinal et Paris Midi. A L’Echo de Paris, c’est Paul Gordeaux, critique influent et chef de la rubrique spectacles, qui lui met le pied à l’étrier en 1925 : "Ce fut pour moi une illumination! racontait Paul Gordeaux.
Pierre Lazareff ! Mais oui ! Ce lutin inspiré est le partenaire hors série qu'il me faut. Il est très jeune, très actif, il a un sens inné de l'actualité. Mais où le trouver sans délai ? Quelqu'un me dit: 'Il habite rue de Maubeuge chez son père, un lapidaire connu, et qui a le téléphone.' Je me vois et je m'entends encore à l'appareil: - Pierre Lazareff ? - Oui. - Vous plairait-il d'entrer dans un journal de théâtre? -
C'est le rêve de ma vie! - Alors, venez tout de suite au Soir, rue Jean-Jacques-Rousseau." C’est ainsi que débute la carrière journalistique de Lazareff. Avec Paul Gordeaux, il entame une collaboration et une amitié de plus d’un demi-siècle. Le nom de Lazareff est désormais connu dans le milieu de la presse. En 1931, il est appelé par Jean Prouvost, grand patron de presse, pour assumer la direction de la rédaction de Paris Soir, un des plus gros tirages de l’époque.
En 1940, il fuit l’occupation allemande et quitte la France pour les Etats-Unis. Il y travaille pour l’Office of War Information où il dirige des émissions à destination de l’Europe occupée. En 1944, lorsqu’il rentre en France, il emporte avec lui les techniques de la presse américaine qui l’ont sans nul doute impressionné et qu’il est bien décidé à appliquer.
L’aventure France Soir ou la révolution de la presse écrite française A son retour en France, il achète le journal Défense de la France, journal clandestin de la résistance, qui tire à environ 250 000 exemplaires. Il le rebaptise France Soir et constitue patiemment l’équipe qui donnera ses lettres de noblesse à ce journal. L’argent étant le nerf de la guerre, Lazareff entend bien ne pas succomber à l’hémorragie financière qui saigne alors la presse française. Habilement, il écarte un à un les membres fondateurs du journal et parvient à faire en sorte que la puissante Librairie Hachette rachète le journal. Le groupe acquiert donc le journal en 1949, au terme d’un procès, et donne les pleins pouvoirs à Lazareff.
C’est ainsi que débute la légende de "Pierrot les bretelles". France Soir, c’est le pari fou d’un journal qui saurait à la fois couvrir de grands reportages à l’autre bout du monde, donner les résultats du Tiercé, être à l’affût des bruits de couloirs du Parlement et relater le moindre fait divers à sensation.
Pour cela, Lazareff s’entoure de grandes plumes, telles que Joseph Kessel, Lucien Bodard ou Henri de Turenne. Il élargit encore et toujours la rédaction qui comptera jusqu’à 400 journalistes.
Lazareff est un homme hors pair pour dénicher les talents : il en révèlera plusieurs, notamment Françoise Giroud, Georges Chapus, Jean Ferniot ou encore Philippe Labro. La photo prend une place prépondérante dans l’information. Un soin particulier est accordé à la formule et les manchettes sont revues plusieurs fois par jour, afin qu’elles tapent juste. De 1960 à 1970, le journal tourne 24 heures sur 24, connaît jusqu’à huit éditions par jour et tire quotidiennement à plus de 1million d’exemplaires.
Cet âge d’or de la presse écrite se traduit par des conditions de travail que peu de journalistes connaissent aujourd’hui.
L’argent coule à flots et Lazareff ne souffre pas qu’on puisse demander des comptes à sa rédaction. Les journalistes sont rois, pourvu qu’ils ramènent l’information, en l’achetant au besoin. C’est aussi l’époque où il n’est pas tabou d’afficher sa proximité avec les milieux d’affaires et les milieux politiques.
Lazareff lui-même affiche ouvertement ses relations avec Vincent Auriol, George Pompidou, François Mitterrand, Pierre Mendès-France ou encore Jacques Chaban-Delmas. Ses amitiés avec des chanteurs célèbres et des stars du cinéma sont notoires.
Un créateur de presse Parallèlement à France Soir, Lazareff lance de nombreux autres titres de presse. Dès 1949, il crée le Journal du Dimanche, afin de combler l’absence dominicale de journal. En 1956, il est appelé pour lancer une nouvelle formule de l’hebdomadaire France Dimanche, qui est sérieusement concurrencé par l’apparition de Paris Match.
Puis en 1960, Jean Prouvost lui confie le lancement de Télé 7 Jours qui tire à 1million d’exemplaires en 1963 pour atteindre les 2 millions dès 1965.
Cinq colonnes à la Une Voir la vidéo Dès 1959, Lazareff s’intéresse de près à l’essor de la télévision.
En visionnaire, il crée avec Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère assistés d’Éliane Victor, le premier magazine d’informations, le mythique Cinq Colonnes à la Une. Il y applique les techniques éprouvées au sein de France Soir.
Le succès est une fois de plus au rendez-vous pour cette émission mensuelle qui vide les salles de cinéma et les dîners en ville. La qualité des enquêtes et l’hétéroclisme des sujets abordés font de cette émission un témoin indispensable des mutations de la société française et de la course du monde dans les années 60. Comme à France Soir, de nombreux documentaristes y sont révélés, parmi lesquels William Klein, Pierre Schoendoerffer, Louis Malle, et d’autres.
Le déclin de France Soir et la fin de Pierre Lazareff Dès 1965 pourtant, le vent tourne et les difficultés s’accumulent. La mésentente politique au sein de la rédaction de France Soir se fait sentir.
Les ventes tendent à baisser régulièrement. De nombreux journalistes rejoignent des titres concurrents. La ligne éditoriale fait de plus en plus droit au sensationnel. Devant la baisse des recettes, Hachette demande pour la première fois des comptes à Lazareff. Celui-ci est par ailleurs moins alerte. Le sens de Mai 68 lui échappe totalement. Il ne perçoit pas les mutations à l’œuvre au sein de sa propre maison. Jacques Séguéla rapporte à propos de cette époque : "Lazareff était fatigué par la maladie.
Il était de plus en plus contesté à l’intérieur. Et puis c’était la fin d’un certain journalisme.
La radio et la télévision s’imposaient dans la course à l’information." Malgré un dernier coup d’éclat en 1970, lorsque France Soir annonce en exclusivité la mort du Général de Gaulle et repasse pour l’occasion la barre du million d’exemplaires, le déclin du journal est pourtant déjà bien entamé. Pierre Lazareff s’éteint en 1972. La presse française lui rend alors un hommage unanime.


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Posté le : 23/04/2016 18:00
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Re: Pierre Lazareff
Plume d'Or
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Chère Loriane,

Mon cher Papa nous faisait regarder avec assiduité l'émission "cinq colonnes à la une".
Reviennent à mes oreilles la musique du générique ainsi que le texte d'annonce de tous les journalistes.

Souvenirs, souvenirs.
Merci.

Amitiés.

Jacques

Posté le : 26/04/2016 19:55
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Re: Pierre Lazareff
Administrateur
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Tu peux dire merci papa.
La curiosité, le plaisir d'apprendre et de vivre dans notre histoire. Comme toi j'étais toujours au rendez-vous.
Apprendre, savoir, savoir, découvrir, comprendre .... quel bonheur!
C'étais quand l'histoire devenait un spectacle
Tu te souviens :














Posté le : 30/04/2016 08:39
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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