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Nouvelles : Le commencement
Publié par NicoG le 30-03-2020 11:30:00 ( 64 lectures ) Articles du même auteur



Le commencement

Bonsoir.
Euuuhh, excusez moi, j’dois commencer.
J’sais jamais quoi faire pour commencer.
Au commencement chaque chose est difficile. Non ?
A chaque seconde, moment crucial, instantané.
La fin, le début, vous le savez. De toute façon je vais rien vous dire que vous ne sachiez. C’est ça qu’est drôle. Ne rien apprendre.
Mon seul art, l’agencement dans l’ordre des phrases. Trouver le bon mot, avec méthode mettre les idées en place. Ponctuer le silence.
Le miracle c’est quand ça tape en vous, quand une phrase vous émeut, que vous riez ou prenez cet air surpris.
Enfin j’vais pas vous saouler avec ça. L’indifférence…
Alors, si j’veux, je peux m’asseoir, gesticuler, marcher, rester immobile.
Les secrets de l’espace.
J’peux prendre un air sérieux, triste, assuré. J’peux faire le fou, ou le teubé. Le jeu pour la magie de l’attention.
Vous vous en êtes tous rendu compte, pas l’air super à l’aise.
C’est normal, c’est votre faute, ou la mienne. Même dilemme que dans l’œuf ou la poule.
D’habitude je tire juste certains mots du néant, c’est pas grand chose.
Mais là d’vous les dire comme ça, c’est une première, c’est formidable qu’ont soit venu se voir.
Ca rappelle l’école. Ecrire sort de l’inutile. Ecrire devient message, survie. Ecrire comme on respire.
Si le sens de ces mots vous parvient, sachez que leur but est simple.
Oubliez qu’entre nous, cette scène est là qui nous sépare.
Que ces mots fassent place aux émotions, qu’elles remplissent les vides entre nous et tout ces espaces. S’oublier entre les âmes, les places et cette salle.
Parce que j’aurais pu être assis à coté de vous, là, quelque part.
A votre droite ou sur votre siège.
Et pt’être qu’à cet instant précis, j’vous écouterais à peine.
Prisonnier d’une comédie ou d’un drame. Des Obscessions en tête, je vous regarderais même pas. Vous savez quand le regard passe au travers, ensorcelé d’absence. Quoi que j’en pense, ça sert à rien d’en vouloir à quelqu’un.
C’est dur de dire ça, moi qui est la rancune facile.
Ah ! Je l’entends bien d’ici. Plus rien. Vos oreilles, notre espace recouvert d’une voix. Merci.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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