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Nouvelles : Eclipse Totale
Publié par NicoG le 06-04-2020 12:10:00 ( 45 lectures ) Articles du même auteur



Eclipse Totale

J’aurais rêvé de péter le plus beau texte de la planète. Mais j’en suis incapable le soleil ne brille plus nul part. Ni la lune au fond de mon âme, c’est une éclipse totale. Peu d’importance depuis que j’ai croisé cet homme, drapé du futile de mes 20 ans moins loin.
11 aout 99, cet aveugle me dit. Ce qu’il me manque le plus, c’est pas la vue.
J’ai des cuves d’écumes de souvenirs.
Ce qu’il me manque le plus, c’est le regard de l’autre.
Car sans, c’est difficile de sourire.
De quoi parlait il ? De l’Amour ! De s’ouvrir.
En rentrant dans mon antre de zombie monotone.
J’ai regardé les hommes sous ce soleil noir. Combien sont ils à voir, eux qui ne le méritent pas ?
J’aimerais que tout le monde, pour ce vieil homme, se rappelle quelque chose.
Si possible de beau. Quoi que ce soit, quelques pensées à lui offrir le temps d’une poignée de secondes.
S’il vous plait. Que les lumières s’éteignent, fermez tous et toutes vos paupières.
Imaginez maintenant que ce néant d’une seule couleur nocturne, vous gagne puis vous accompagne a jamais. Gracieuse éter…nité.
Jamais plus d’images, jamais plus de visage, monde où tout l’on se réinvente. Surtout le manque du mouvement. S’approprier quelque chose
L’imagination libérée devient folle et les autres sens affranchis résonnent comme dans une cathédrale. La vitesse fait passer les images aux odeurs des sons. Laissez cette obscurité s’inscrire entre vous et vos orbites.
Sensation horrible, le mouvement change et n’a plus aucune prise !
Que les fortes imaginations se rassurent, ce supplice n’est pour nous qu’un jeu.
Pourquoi sommes nous tous si mal, face au handicap ?
Notre humanité nous met elle mal à l’aise !
Moi j’ai la vue. En moi l’amour.
Moi j’eus la chance d’être choyé et je m’en plains comme vous.
Je vous ai vus faire pareil, je sais que un, c’est comme tous.
Je sais même que, des tricheurs ont gardé leurs yeux ouverts. Vue, trop tard pour les mauvais joueurs. C’est pas grave pour les autres, chacun fait bien ce qu’il veut. C’est pas grave pour l’aveugle, tout à l’heure, ça fait longtemps qu’il est mort. Ravi de retrouver le noir, quitter ce lieu propre à la solitude, sordide endroit à l’envers de l’univers des hommes.
Si je ne suis pas capable de donner à ceux qui le méritent. Qu’on m’arrache mes cinq sens et toutes les chaires qui font de moi un homme. Parce que des aveugles y’en a partout. Les yeux, je sais que vous avez saisi le sens de la métaphore. Quelle que soit ta vie, n’oublies jamais que les enfers, les paradis coexistent ici. Que les enfants n’ont jamais rien choisi.
Alors. Par amour. R’ouvrons nos yeux pour ne plus les laisser s’éteindre.
Ne nous taisons plus, nous le faisons trop.
La misère on l’oubli aussi vite que notre plus grosse bêtise.
C’est quant à l’occasion on croise un aveugle, un meurtre ou que la douleur nous hurle dessus. Que notre âme s’enfonce dans notre œil sensible. On pleure.
Plus les larmes sèchent vites plus on s’épargne la peur. C’est comme ça.
N’oublions pas.
Que nos yeux soient secs, humides, ou rouges
Qu’ils soient bridés, étoilés d’iris,
entre des paupières de mille couleurs.
Qu’ils soient fermés, usés, espiègles.
Qu’ils soient cassés,
ou fixes après la mort.
N’oublions pas que c’est d’amour dont ils nous parlent.
Et que si l’on ne peut voir ces mots, il suffit que quelqu’un les entende.
Ou que l’un d’entre vous les parlent.
Faites confiance en ma joie pour les écrire.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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