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Poèmes confirmés : Arrivée trop discrète
Publié par mercier le 06-05-2020 22:33:56 ( 50 lectures ) Articles du même auteur



Arrivée trop discrète



Tu es venu trop tôt,
Des licornes dans tes danses élégantes

Tu es venu trop vrai,
Des cigales dans le givre de ton souffle

Tu es venu trop vite,
Des météores aimantés
Dans ton sourire

Tu es venu trop fragile,
Des soupirs d’églantine
Dans ta langue rapide
Parcourant des sillages de jade

Tu es venu trop en avance,
Les étoiles se sont émues
De ta formule,
Pictogramme de vent
Larguée au hasard des époques rudes,
Trop rudes

Tu es venu trop silencieux,
Ton ambassade est si frêle
Que les senteurs synthétiques
Envahissent les corolles de tes parterres foulés
Par les spectres et les symboles oranges
D’un soleil sournois

Tu es venu trop solitaire,
Tes compagnons te laissèrent
En des lieux peu prospères ,
uU aiguillon de lune pour seul repère

Tu es venu décalé
Comme un mystère pyramidal
Accroché aux évidences d’une dune en dérive


Tu es venu trop mystérieux,
Sans coque,
Sans étendard,
Sans refrain dans ton hymne,
Sans marge dans ton discours,
Sans fioriture dans ton carnaval ,
Sans regard dans ton dos

Tu es venu
Comme un aiglon éperdu,
Trop incertain

Tu es venu peut-être trop intelligent,
Car en toi des mémoires instables
Décidaient de la transparence de l’éternité

Tu es venu trop vieux,
Trop hagard,

Trop herbe:
Ta flexibilité vue comme une occasion de fenaison précoce,
Tes intuitions pélagiques
Furent engrangées dans les replis d’une saison pluvieuse,
Alors que tes germinations demandaient des horizons bleus

Trop ciel :
Ton azur fut peint au plafond commun
Des hôtels particuliers
Comme ton irisation appelait le zéphyr

Trop oiseau:
Ton élan fut abattu un matin de mai ,
En cette année renégate
Où les armées cendreuses se faufilaient
Entre les lames d’un rayon dérivant
Au large des terres femelles


Trop fin pour devenir un rideau de pollen,
Tu erras longtemps parmi les rocailles rousses
Et le vent se fit miniature ,
Replié dans la poche du crépuscule


Trop arbre :
Ton houppier se fit racine magnétique
D’un monde inversé,
L’échiquier de tes feuilles
Se décline aujourd’hui en tremblements mécaniques,
Elles qui sont les héritières des algues océaniques,
Larmes amères,
Epitaphes d’un mouvement trop discret

Tu es venu trop jeune,
Trop seul,
Trop majuscule dans un épigramme aux relents de mépris,
celui de la barbarie des séries
Pourchassant ta singularité
Jusque dans les jungles ouatées
Des paysages d’outre-monde

Tu es venu trop nuage :
Ta vapeur ambrée fut prétexte à des caricatures de porcelaine
Accrochées aux linteaux de manoirs sombres

Tu es venu magnétique,
Trop en vue pour les boussoles incandescentes,
Feux follets moirés d’une impatience parfois sordide
Te réduisant en paillettes de désert

Tu es venu trop naïf
Tandis que que tu étais graine,
Germe spiralé en volutes d’espoir,
Grimé en virgule amène
Dans la version originale d’un sourire

Tu es venu de l’océan,
Du minéral
Orbitant depuis toujours autour d’un nombre d’or,
Tu es venu du lagon,
D’une écaille géométrique
Que portaient de magnifiques dragons
Profilant les orbes de ta conscience
Sur le tableau bavard d’un premier mot

4 et 6 Mai 2020







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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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