| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> Enfer et damnation (II) - Nouvelles - Textes
Nouvelles : Enfer et damnation (II)
Publié par fabien le 26-09-2012 08:50:00 ( 721 lectures ) Articles du même auteur



de toute façon le temps est assassin, et dans ses supplices magnifiques on se perd, et d'essaim en essaim on est saint, et on imagine, on espère, on se lamente, on rit et on pleure, d'abeille en abeille, de lueur en froideur, de raideur en éther et on s'imagine, on espère, trouver des amants, des amis, des bonheurs, et on se lamente, et on rit et on pleure, que de peu d'importance accordée à soi, le Saigneur ne nous donne que du sang, de la terre et du vent, pour vivre comme le jour d'avant, ou après, ce n'est que partie remise, de surprises en surprises, de bêtises en bêtises, de conneries sur conneries, sur fond de tapis rouge nous marchons, déroulons nos pas en délire, de délires en délires, de coffrets en coffrages, de flacons en sarcophages, rage ! rage ! où crie famine ma lyre, où boit tranquille mon âme, dans les grottes et les palais obscurs où je me vernis la bite et le cul, où je ne suis pas plusse que ce vernissage pathétique, de musées en musées, de mausolées en muselières, de couteaux imbriqués dans ma chair-pierre, où j'attends impassiblement mon Merlin l'Enchanteur, je suis sourd, aveugle et muet, je suis triste et heureux, gai et luron, beurré, teigneux, pouilleux et pochtron, j'attends la soie, j'attends des voeux, j'attends le feu sous mon âme aux abois, je suis un chien, un huit couché, un vaniteux, une fleur carnée, et je me désincarne, de rue en rue, d'aller en venue, et de tours en détours, car je ne suis qu'errance, oscillation immense, et je trouve là un domaine : quoi de mieux que le mouvement quand on saigne

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Iktomi
Posté le: 26-09-2012 09:10  Mis à jour: 26-09-2012 09:10
Modérateur
Inscrit le: 11-01-2012
De: Rivière du mât
Contributions: 683
 Re: Enfer et damnation (II)
Bonjour et bienvenue

Ce ne serait peut-être pas mal de te présenter, pour ça c'est ici :

http://www.loree-des-reves.com/module ... bb/viewforum.php?forum=13

Et d'autre part s'agissant de ton texte, y a t-il un opus I ?

Merci

A bientôt
fabien
Posté le: 26-09-2012 15:59  Mis à jour: 26-09-2012 15:59
Aspirant
Inscrit le: 25-09-2012
De:
Contributions: 22
 Re: Enfer et damnation (II)
bonjour iktomi, merci de m'accueillir,

non je ne souhaite pas spécialement me présenter ; je pense que l'écriture est une " éternelle " présentation

et puis oui il y a un " opus " I, je le mettrais demain si tu veux

à bientôt
Iktomi
Posté le: 26-09-2012 16:34  Mis à jour: 26-09-2012 16:34
Modérateur
Inscrit le: 11-01-2012
De: Rivière du mât
Contributions: 683
 Re: Enfer et damnation (II)
Tu le mets quand tu veux cher ami, mais je serais assez curieux de le lire.

Merci.

Bien à toi.
Loriane
Posté le: 27-09-2012 16:26  Mis à jour: 27-09-2012 16:26
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9049
 Re: Enfer et damnation (II)
Du Fabien comme toujours doué, désespéré, maître des mots, provocateur et profond ...
Bienvenue à toi
Merci
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
43 Personne(s) en ligne (9 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 43

Plus ...