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Poèmes confirmés : La chapelle de Beaulieu me parle
Publié par Istenozot le 05-07-2022 19:20:00 ( 77 lectures ) Articles du même auteur



Que vous soyez inspiré par la foi ou pas,
Devant cette chapelle ralentissez le pas,
Au milieu des chênes verts, elle est posée là,
Sereine, apaisée, vous interpellant tout bas !

Je suis là, vous dit-elle, avec ma voix secrète
Qui veut être de vos émois l’anachorète.
De ma beauté veux-tu devenir le prophète,
Ou n’en être simplement que l’humble interprète ?

Je suis là pour vous éveiller au spirituel
En ma compagnie, aucun temps n’est virtuel.
Parler de religion est presque superflu !
C’est ce que j’éveille en vous qui est l’absolu.

Mon vaisseau roman, dans le bel azur, se pâme.
Il vous invite ici au silence des âmes.
Mon clocher se résout à une simple croix.
Je crois pouvoir dire que je l’ai fait par choix.

Le vent laisse frissonner mon fronton discret
Que l’azur frais du ciel invite à son banquet.
Mon humble toit monte en silence vers les cieux ;
Il est le symbole d’un phénix mystérieux.

Mes deux portes, l’une grande et l’autre petite
Vous appellent, de mes secrets, à la visite.
Vous me découvrirez dans mon intimité.
Je partagerai la vôtre en fraternité.

Entrez en mon sein et goûtez à ma fraîcheur.
Vous y êtes un châtelain, pétri de blancheur,
Qui s’extrait du monde physique des humains.
Prenez tout ce que je vous donne de la main.

Ma nef toute en humilité est élancée.
Elle court jusqu’à une abside bien enchantée,
Que mon âme habitée a déjà devancé.
Par sa fenêtre étroite, je suis hantée.

Voyez la modestie des courbes de ma nef
Voyez ma corniche qui chante dans son fief.
Ses orifices, porteurs de tant de mystères,
Font vibrer en vous des sonorités altières.

Sur son dallage ancien, la chapelle s’étonne
Que devant sa beauté peu d’êtres s’abandonnent.
Je veux te voir méditer, me dit-elle encore,
Que j’éveille, dans tes espoirs, un nouvel aurore.

Je dis à la chapelle de ne pas pleurer.
Le chant de ses pierres, des harmonies, fait fleurer.
J’y pars à la découverte de mon esprit.
J’y cultive un état de conscience sans bruit.

Et quand se revivifie mon âme d’enfant,
J’entends la chapelle sonner son olifant.
Sa voix émouvante et bienveillante m’appelle
Et fait vibrer en moi des fleurs maternelles.

Jacques HOSOTTE

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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