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Nouvelles : Le pirate aux élastiques chapitre 8 partie 1
Publié par saulot le 06-08-2022 17:50:21 ( 47 lectures ) Articles du même auteur



Ryu et Armand tressaillirent quand ils entendirent le monstre immense. Alors ils allumèrent une cigarette de tabac hallucinogène, fait avec de la poudre qui faisait voir de jolies étoiles le jour pour vaincre leur peur. Ils réfléchirent à grande vitesse sur la marche à suivre. Les deux compagnons débattirent sur la meilleure façon d’affronter le péril. Ryu pensait que l’aiguille de pin constituait une arme d’attaque absolue, une solide garantie pour survivre. Tandis qu’Armand préférait miser sur la feuille de chêne. Le débat devint assez houleux, les deux camarades n’étaient pas disposés à en venir aux mains à cause de leur amitié. Mais ils s’avéraient assez fâchés que leur interlocuteur ne penche pas en leur faveur, ne suive pas leur avis.
Ryu se focalisait sur l’aiguille parce qu’elle avait un bout pointu, certes il y avait plus impressionnant comme outil pour combattre comme par exemple l’épée aiguisée qu’il trimballait. Cependant il demeurait certain de la justesse de ses arguments, entre une lame et une aiguille de pin, il fallait être un imbécile d’après lui pour opter pour la lame.
Armand affirmait lui que la feuille de chêne garantissait une victoire absolue quelques soient les circonstances, car il s’agissait d’un végétal miraculeux. Il n’avait pas de preuves pour justifier sa théorie, ou même un exemple qui lui venait en tête de personne morte à cause d’une feuille. Mais il persistait à défendre avec énergie sa logique. Il s’avérait sûr de l’emporter facilement en brandissant fièrement une feuille. Bien évidemment pour être loyal, il faudra que le végétal ne soit pas rempli d’esprit combattif, ou renforcé par un pouvoir. Et il sera nécessaire de tapoter délicatement sans forcer le corps de l’ennemi victime de la feuille.

Ryu : Je me souviens, l’île de Domino est célèbre pour son homard géant mangeur d’hommes aussi gros qu’un ours. Ces bêtes ne sont pas nombreuses, mais elles raffolent de chair humaine. Que fait-on Armand, on fuit ou on affronte le danger ?
Armand : On fait des pompes.
Ryu : Mais pourquoi déjà ?
Armand : J’ai entendu dire que les exercices de gymnastique terrorisaient les homards. Tu le sais pourtant, tu étais avec moi quand nous avons rencontré dans cette forêt le gentil monsieur qui offrait des cigarettes.
Ryu : Ah oui c’est vrai, mais moi je choisis plutôt des abdominaux.
Armand : On n’a qu’à effectuer l’échauffement que nous voulons chacun de notre côté.
Ryu : Entendu je parie que je peux tenir dix minutes.
Armand : Petit joueur je résiste au moins une demi-heure.

Le homard géant ne savait pas comment réagir face au comportement loufoque de ses deux proies. Il marqua une longue hésitation de plusieurs secondes, il ne comprenait pas le pourquoi de ce qu’il voyait. Il n’était pourtant pas ivre, il ne consomma pas de pommes à cidre dans les heures précédentes. Mais il se demandait tout de même s’il ne s’avérait pas en état d’ivresse.
Ses victimes potentielles ne cherchaient ni à se défendre, ni à fuir, elles se livraient à des exercices physiques avec enthousiasme. Le homard se dit que ses proies ne le virent pas et qu’elles étaient juste focalisées sur l’entretien de leur corps, alors il poussa un puissant cri qui rappelait le meuh d’une vache afin d’avertir ses deux victimes. Il aimait bien instiller la peur chez les gens ou les animaux qu’il désirait manger. Mais encore une fois il eut le droit à une réaction surprenante. Ses deux victimes n’abandonnèrent pas leur échauffement. Elles ne semblaient pas sourdes puisqu’elles se parlèrent il y avait quelques secondes, mais elles restaient déterminées à enchaîner les pompes et les abdominaux.
Le homard se questionna sur le fait d’avoir débarqué dans une autre dimension, un monde qui obéissait à des règles absurdes. La situation était tellement déconcertante qu’il ne décela pas la présence d’un troisième ennemi, qui en profita pour l’incinérer à coup de boules de feu. Sig se révélait de plus en plus tenté de militer contre l’usage de la drogue, à cause du comportement particulièrement spécial de ses amis. Il songeait à imposer une loi chez les pirates contre l’usage de stupéfiants, quand il faisait le compte des débilités d’Armand et de Ryu.

Sig : Pourquoi n’avez-vous pas cherché tous les deux à détaler ou à faire face au danger que représentait le homard ?
Armand : On voulait d’abord savoir qui était le plus endurant en matière d’échauffement physique. Et puis on agissait de manière intelligente en s’adonnant à du sport.
Sig : Pardon ?
Armand : Un homme natif de cette île qui fumait des cigarettes faits avec des champignons m’a affirmé que la gymnastique terrorisait les grosses bêtes. J’ai été sceptique au début, mais dès que moi et Ryu avons un peu fumer nous nous sommes ouverts à la vérité.
Sig : Je vous ai déjà dit cent fois que les champignons hallucinogènes, il valait mieux éviter cela.
Armand : Autrement pourquoi n’es-tu pas sur le bateau Sig ?
Sig : Je voulais vous avertir tous les deux d’un oubli important concernant l’existence des homards. Ces animaux ont beau être rares, les plus petits pèsent au moins cinq cent kilos, par conséquent ils représentaient une grave menace pour toi et Ryu.
Armand : C’est gentil de t’inquiéter, mais tu n’as pas laissé le bateau sans surveillance tout de même ?
Sig : J’ai invoqué un petit golem de terre pour monter la garde, il ne possède pas une grande force, cependant il sera très difficile à assommer.
Ryu : Qu’est-ce qu’un golem ?
Sig : Il s’agit d’un être à forme humaine, le mien fait un mètre trente et n’a pas beaucoup de détails, je manque encore de pratique. Toutefois il dispose tout de même de longues griffes d’acier très tranchantes.

De son côté Lirnir admettait la justesse des conseils de Lote, mais il subissait quand même une puissante tentation. Il voulait participer à la traque d’Armand et de ses compagnons de manière efficace, mais il risquait d’être un poids mort dans son état actuel. Alors il songeait sérieusement à consommer de la potion de puissance. Cependant il savait qu’en agissant ainsi il provoquera l’inquiétude voire le désarroi chez Lote son subordonné préféré. Alors il hésitait à boire la fameuse potion.
Il se demandait s’il ne devrait pas rester en arrière à donner des conseils, à consulter des documents et à préparer des stratégies pour cette fois. Puis il songea aux sensations de bien-être extrêmes suscitées par la potion, le sentiment d’être un dieu invincible, la terreur générée chez nombre d’ennemis. Il suffira que Lirnir supporte les effets du liquide pour être une incarnation de la force guerrière, un parangon d’efficacité martiale, un cauchemar terrible pour les pirates. Tout ce qu’il aurait à faire se limitera à déboucher une bouteille pour revivre des émotions inoubliables.
Certes il y avait un risque pour la santé, mais Lirnir était un adulte et le plus gradé des environs, alors personne n’allait le sanctionner s’il choisissait de boire de la potion. Puis pendant un temps il retint son geste, il malmena sérieusement son corps, il aurait sans doute un prix fort à payer plus tard. Il serait beaucoup plus raisonnable de se reposer plutôt que de combattre en recourant à un dopant efficace mais dévastateur dans beaucoup de cas. Il imaginait aussi l’angoisse de Lote s’il succombait à la tentation de la potion. Alors il rangea la bouteille, mais il repensa ensuite à l’air moqueur d’Armand lors de sa victoire grâce à son élastique. Ce souvenir poussa Lirnir à céder aux sirènes du dopage.

Lirnir : Ah je vais beaucoup mieux.
Lote : Vice-amiral vous avez bu de la potion de puissance malgré mes conseils ?
Lirnir : En effet, mais rassurez vous je n’ai pris que quelques gorgées.
Lote : C’est trop, cette potion est un puissant stimulant, vous risquez un gros contrecoup.
Lirnir : Tant pis j’assumerai les conséquences de mes actes, et j’ai envie de me venger. Or je ne voulais pas être un poids mort.
Lote : Vous avez de la chance d’être un officier supérieur, sinon je vous consignerai dans votre cabine. La potion est déjà une folie, mais participer en plus à une traque constitue presque un suicide.
Lirnir : Merci de vous inquiéter, cependant je n’ai pas besoin de nounou, mais de subordonnés efficaces.
Lote : Très bien je vais mobiliser la quasi-totalité des troupes pour capturer Armand et son équipage. Il ne restera que deux à trois hommes pour garder notre navire.

Pendant que Lote rassemblait des forces militaires, Armand et ses compagnons toujours dans une forêt de pins discutaient sur le sort à réserver à une peau de renard, ils ne décelaient pas la menace pesant sur eux.

Armand : Les renards de cette île méritent leur réputation d’intelligence, j’ai été bluffé par la ruse consistant à marcher à l’envers. Cela m’a fait perdre un temps précieux, je n’ai pu tuer qu’une seule bête.
Ryu : Pour rendre hommage au renard qui nous a bien résisté, je propose de ne pas jeter sa peau, de la conserver comme un trophée.
Sig : Si tu veux mais il vaut mieux découper l’animal une fois à l’intérieur de notre bateau, et que nous ayons mis une certaine distance avec l’île de Domino.
Armand : Je te trouve parfois craintif, cependant tu es aussi de bon conseil alors je vais suivre ta suggestion.

Brusquement un adversaire se manifesta, il n’avait pas des intentions meurtrières, mais il était quand même un péril pour la liberté d’Armand et de ses camarades. Lirnir attendait depuis des jours ce moment, l’occasion de prendre sa revanche. Il savoura l’instant présent avec délectation. Il se délecta de la peur qu’il suscita chez ses adversaires. Il était heureux de voir qu’il générait chez ses ennemis de la crainte.
Il se tâtait pour choisir la capacité spéciale qui servira à neutraliser ses antagonistes. Il hésitait entre un sort de paralysie ou un enchantement de renforcement physique. S’il immobilisait ses adversaires, il pourra rire de leur impuissance, il sera facilement de les narguer. Mais il s’agissait d’une solution de facilité, il voulait prouver qu’il dominait ses ennemis sur le plan guerrier. Alors il opta pour accroître sa rapidité et sa force avec la magie. Ainsi il pourra bien humilier ses ennemis, en les blessant et les assommant à coup de pichenette. Au moment où il exécuta son enchantement de renforcement, il sentit un vertige le prendre.
Heureusement la force de son esprit lui permit de compenser, sa volonté lui accorda un sursaut de vigueur, lui donna assez de répondant pour surmonter son état de santé défaillant. Lirnir vit l’angoisse dans le visage son subordonné Lote, alors une fois qu’il aurait capturé Armand et ses compagnons, il s’accordera une longue sieste, et il augmentera temporairement ses périodes de repos afin de faire plaisir à son subalterne. Mais pour l’heure Lirnir devait veiller à attraper des pirates, il se concentra dans le but d’exercer sa vengeance.

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Auteur Commentaire en débat
Istenozot
Posté le: 07-08-2022 13:51  Mis à jour: 07-08-2022 13:51
Plume d'Or
Inscrit le: 18-02-2015
De: Dijon
Contributions: 2269
 Re: Le pirate aux élastiques chapitre 8 partie 1
Bonjour Saulot,

Je lis la suite de vos écrits avec plaisir.
J'apprécie le contexte de magie du présent feuilleton.
Et je reste toujours sur ma fin mais je crois que c'est voulu par l'auteur.
Rassurez-vous, c'est une frustration que je sais gérer et dont la thérapeutique est la lecture du feuilleton suivant.

Bon week end à vous.
Amitiés de Dijon.

Jacques
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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